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Le 3 mars à Libreville, le Parti démocratique gabonais a réhabilité quatre de ces cadres exclus il y a plusieurs mois, pour des raisons diverses. Pour une partie de l’opinion qui loue le retour de certains comme Ali Akbar Onanga Y’Obegue, ce revirement  est un aveu d’échec pour le parti au pouvoir.

Ali Akhbar Onanga Y’Obegue a été réhabilité au PDG. © Facebook/Ali Akhbar Onanga Y’Obegue

 

En février et en août 2019, le conseil de discipline du Parti démocratique gabonais (PDG) avait exclu pour «intelligence avec l’adversaire» lors des dernières élections couplées, Clarisse Abourou, Apollinaire Onanga et Patrick Moundounga et Ali Akhbar Onanga Y’Obegue, pour «atteinte à l’unité du parti et actes contraires à la probité». Le 3 mars, à travers une déclaration, le président de la Commission permanente de discipline, Guy Benjamin Ndounou, a annoncé leur réhabilitation.

Selon l’Agence gabonaise de presse (AGP), Guy Benjamin Ndounou a jugé cette réhabilitation conforme à la réglementation du parti au pouvoir. Notamment, «la charte des valeurs, le guide de procédure de la commission permanente de discipline, les rapports des secrétaires nationaux qui ont été entendus et la nécessité pour le PDG de garantir l’unité, la cohésion, l’équité et la justice en son sein». «Les secrétaires nationaux,  provinciaux, départementaux et d’arrondissement sont chargés chacun en ce qui le concerne, de veiller à l’exécution de la présente décision qui porte réhabilitation», a déclaré Guy Benjamin Ndounou.

Une décision réjouissante pour certains «maquisards» qui avaient dénoncé des sanctions arbitraires en clamant l’appartenance de leurs camarades au PDG et le soutien de ces derniers à leur distingué camarade président (DCP), Ali Bongo. Parmi ces camarades, Ali Akhbar Onanga Y’Obegue.

Fidèle de la première heure d’Ali Bongo, son exclusion avait défrayé la chronique. Explicitement accusé d’avoir fait des «déclarations tendant non seulement à semer de façon insidieuse la confusion et la discorde dans les esprits des militantes et militants du Parti démocratique gabonais, mais aussi à remettre en cause la teneur du message du DCP [distingué camarade président] traduit par le camarade secrétaire général à l’ensemble des militants». Son exclusion avait été perçue par plus d’un comme un règlement de compte orchestré par de l’ex- directeur de cabinet civil et politique d’Ali Bongo avec qui, il était selon plus d’un, en froid.

Membre du Bureau politique du PDG et député du 1er siège de Lekoni-Lekori à Franceville dans la province du Haut-Ogooué, son siège avait été déclaré vacant, mais son successeur n’a jamais été trouvé tant l’élection partielle n’a jamais eu lieu. «La sortie du PDG est la signature d’un aveu d’échec et le constat d’impuissance de ce parti au pouvoir», a estimé un observateur pour qui la parole du PDG s’est une fois de plus épuisée. Les proches d’Ali Akbar Onanga ne disent d’ailleurs pas le contraire. Sur la page Facebook de ce dernier, les commentaires ne tarissent pas depuis la sortie de Guy Benjamin Ndounou. «Enfin de retour ouf ! Lui au moins était le seul qui avait refusé de se prosterner devant le fou de Tarzan (Ndlr. BLA) qui avait cru pendant un temps qu’il était le chef. Ça lui a valu son poste. Aujourd’hui, justice lui a été rendu il remettra de l’ordre au sein de ce parti qui va dans tous les sens actuellement. Il y a trop d’amateurs», peut-on lire.

 
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3 Commentaires

  1. Ho chi minh dit :

    Dodo bouguenza devrait s’en aller sans plus ni moins avec tout le bureau directeur de l’association.

  2. Mbeda Mboma dit :

    Dodo bouguenza est un  » bénis oui oui  » qui ne connait pas vraiment rôle et qui se laisse ballotter au grès du vent. c est un pantin.

  3. Mezzah dit :

    Réhabiliter les voleurs est la marque de fabrique des voleurs.

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