TATIE

 

Trois semaines après la rentrée scolaire, les enseignants membres de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) ont fait le point, le 28 novembre,  sur l’évolution de la situation. S’ils ont déploré la persistance de certains écarts, ils réclament la prime Covid-19 et projettent une grande assemblée générale dans quelques jours.

Le délégué général de la Conasysed, Louis Patrick Mombo, le 24 novembre 2020, à Libreville. © Gabonreview

 

La Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) a évalué, le 28 novembre, les trois premières semaines du retour à l’école. Dans le cadre d’un point presse, tenu à leur siège de Libreville, les membres de cette structure syndicale estiment que le gouvernement n’a pas résolu les problèmes posés comme préalables à la rentrée scolaire. Ils appellent leurs collègues à une grande assemblée générale le 5 décembre pour statuer sur la question.

«Environ trois semaines après le lancement de la rentrée scolaire 2020-2021, nous constations pour le déplorer, que les manquements tant décriés par la Conasysed, lors de son point presse du 7 novembre 2020, perdurent», a déclaré le délégué général, Louis Patrick Mombo. Il s’agit notamment du «non-respect de la distanciation physique dans presque tous les établissements du Gabon pendant les interclasses, l’absence dans les établissements, surtout primaires, du dispositif de sécurité sanitaire garantissant l’observation et le respect des mesures barrières».

Selon ce dernier, «le gouvernement a ainsi mis en danger, depuis la rentrée des classes, les enseignants et personnel d’encadrement qui sont, chaque jour, au contact de ces élèves qui peuvent être des porteurs sains», a-t-il dénoncé.

En gros, la Conasysed estime que le gouvernement n’a pas apporté des réponses claires à plusieurs points : «la non-livraison de 400 salles de classe annoncées, l’absence à ce jour d’un chronogramme officiel détaillant les dates des déroulements des concours internes d’entrée à l’Ecole normale des instituteurs (Eni) et à l’Ecole normale supérieure (ENS), l’absence de nominations régulières des chefs d’établissements, des directeurs d’académies provinciales, des chefs des circonscriptions scolaires et d’autres personnels administratifs depuis le 30 septembre 2019».

Encourageant le gouvernement à trouver des solutions idoines à tous les maux qui minent le système éducatif gabonais, «au risque de voir l’année scolaire 2020-2021 davantage perturbée», la Conasysed qui réclame la prime Covid appelle les enseignants à une grande assemblée générale le 5 décembre, non sans indiquer et rappeler que c’est quand elle «gueule» que les choses bougent.

 
GR
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire