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Le Groupe multipartite de l’Initiative sur la transparence des industries extractives au Gabon (ITIE Gabon) s’est réuni, le 30 juin à Libreville. L’un des points à l’ordre du jour était l’arrimage à la Norme ITIE 2019, qui représente une étape supplémentaire sur la voie de la transparence dans la gestion des ressources extractives.

Quelques membres du Groupe multipartite ITIE Gabon, le 30 juin 2022 à Libreville. © D.R.

 

Comment accentuer la transparence dans les industries du pétrole et des mines au Gabon ? Tel était l’une des questions posée par le Groupe multipartite de l’Initiative sur la transparence des industries extractives au Gabon (ITIE Gabon) lors de sa session ordinaire, le 30 juin à Libreville. En effet, la Norme ITIE 2019 représente une étape supplémentaire sur la voie de la transparence. Elle prévoit que la divulgation ITIE et l’usage de données ouvertes soient inscrits dans la pratique normale du gouvernement et des entreprises en matière de déclaration, et qu’ils fournissent aux parties prenantes des informations dans des délais et sous un format permettant leur emploi élargi à des fins d’analyse et de décision.

La nouvelle Norme prévoit désormais que la transparence des contrats soit appliquée à partir de 2021 et contient de nouvelles exigences en matière de rapportage environnemental et de promotion de l’égalité de genre. «Cette session rentre dans le cadre de nos réunions mensuelles et celle d’aujourd’hui porte précisément sur l’imprégnation des membres du Groupe multipartite par rapport à tout ce qui est enjeux, stratégies et implémentation par rapport à la norme ITIE, savoir si le rapport que nous sommes en train de préparer pourra s’arrimer à la Norme 2019. Et point le plus important, s’assurer que la Norme au Gabon est en phase avec les priorités nationales», a expliqué la présidente de l’ITIE Gabon.

«Traduire en actes la confiance des plus hautes autorités»

Léontine Tania Oyouomi. © D.R.

«C’est donc à cet effet que nous nous retrouvons chaque mois, nous essayons de mener à bien les agendas que nous avons présentés à nos partenaires à l’international et tenir nos engagements auprès de la société gabonaise, principal bénéficiaire de l’implémentation de cette Norme au Gabon», a ajouté Léontine Tania Oyouomi. En octobre 2021, le Conseil d’administration de l’ITIE avait approuvé le dossier de candidature du Gabon en vue de sa réintégration. Le Gabon avait rejoint l’ITIE en 2007 mais avait perdu son statut, lorsqu’il avait été radié en février 2013 après avoir omis de soumettre un rapport de validation dans le délai convenu.

«Depuis que le Gabon a réadhérer à l’ITIE, il est important de noter que nous bénéficions de beaucoup de soutien depuis Oslo, que le Fonds monétaire international (FMI) a un regard particulier, nous avons beaucoup d’échanges, l’Union européenne (UE) en soutenant la société civile, nous permet d’atteindre l’objectif de visibilité, imprégnation et implémentation de la Norme auprès de la population gabonaise. Et nous essayons de respecter le calendrier malgré quelques contraintes logistiques indépendantes de notre volonté. Mais nous avons la ferme ambition d’honorer l’engagement qui a été le nôtre, et traduire en actes la confiance que les plus hautes autorités ont placée en nous», a conclu Léontine Tania Oyouomi.

 

 
GR
 

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