Alors que la phase principale du Recensement général de la population et des logements (RGPL) s’est achevée le 26 avril, les autorités gabonaises ont annoncé le lancement d’une opération de contrôle et de rattrapage sur l’ensemble du territoire. Objectif : identifier les ménages non recensés, corriger les insuffisances constatées sur le terrain et garantir des données fiables avant la publication des résultats officiels.

Les responsables du RGPL face à la presse, le 7 mai 2026. © D.R.

 

À la suite de l’achèvement de la phase principale de collecte des données du Recensement général de la population et des logements (RGPL), le ministère de la Planification et de la Prospective a tenu, ce jeudi 7 mai 2026, une séance d’échanges avec les médias nationaux et internationaux afin de faire le point sur la poursuite des opérations de recensement. 

Autour du coordonnateur du RGPL, Camille M’Bika, les discussions ont réuni le conseiller diplomatique du ministre de la Planification, Mathurin Mengue Bibang, le conseiller juridique Jean de Dieu Zuedzang, ainsi que le directeur du Bureau central du recensement, Noël Moussavou. Les échanges ont porté sur quatre principaux axes : les raisons de la poursuite des opérations du RGPL, le calendrier réajusté, les contraintes opérationnelles rencontrées sur le terrain et l’appel à la mobilisation citoyenne.

Lancée en février dernier, la phase de dénombrement s’est officiellement achevée le 26 avril 2026. Toutefois, les premières évaluations menées à l’issue de cette étape ont révélé la nécessité d’engager des opérations complémentaires de contrôle et de vérification. «Au sortir de cette phase, pendant qu’ils étaient en train de mener des travaux sur le terrain, nous avons fait un certain nombre d’évaluations et de contrôles. Ces travaux nous ont permis d’identifier la nécessité de lancer une opération de contrôle», a expliqué Noël Moussavou.

Des brigades déployées sur le terrain pour identifier les zones non couvertes

Depuis le 27 avril, des brigades spécialisées sont ainsi déployées sur le terrain afin d’identifier les zones insuffisamment couvertes ou les ménages qui n’auraient pas encore été recensés. Selon les responsables du recensement, cette étape vise à garantir la fiabilité et l’exhaustivité des données collectées.

Une seconde phase, consacrée au traitement des insuffisances détectées, a débuté ce 7 mai. Des agents recenseurs sélectionnés poursuivront les opérations jusqu’au 21 mai prochain. Deux équipes seront mobilisées simultanément : l’une chargée de compléter la collecte des données dans les ménages concernés, l’autre de poursuivre les contrôles de qualité et l’identification des zones faiblement couvertes. «Le 20 mai, nous aurons le recensement complètement bouclé. À partir de ce moment, nous pourrons donner des informations sur le taux de couverture ainsi que sur les effectifs des ménages et des populations», a précisé Noël Moussavou.

Les responsables ont toutefois rappelé que les résultats officiels restent soumis à la validation de la Commission nationale du recensement et de la Cour constitutionnelle, seule habilitée à publier les chiffres définitifs.

Au-delà de son caractère statistique, le RGPL est présenté comme un outil stratégique pour la planification du développement national, l’élaboration des politiques publiques et le suivi des Objectifs de développement durable (ODD). Les autorités ont également tenu à rassurer les populations sur la question de la protection des données personnelles, tout en appelant les citoyens à maintenir leur adhésion à cette opération nationale.

 
GR
 

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