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Approché par Gabonreview, Rougier Gabon a assuré, le 7 juillet à Libreville, s’atteler à être un bon élève en matière d’obligations légales vis-à-vis de son personnel. Par exemple, à l’usine d’Owendo en passe d’être vendue, l’acheteur va également acquérir l’intégralité du personnel avec l’ancienneté de chacun des salariés, postes actuels, salaires et avantages.

L’acheteur de l’usine de Rougier Gabon à Owendo va conserver le personnel et tous ses avantages. © D.R.

 

Que se passe-t-il réellement à Rougier Gabon ? Rien de dramatique, assure la direction générale. Selon certaines indiscrétions, la société cumulerait des impayés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale de garantie sociale et d’assurance maladie (CNAMGS) suscitant l’inquiétude du personnel de l’usine de contreplaqués d’Owendo, en cours de cession à la société Mille Panel Veneers Gabon (MPVG).

«Nous avons toujours rempli nos obligations légales et même plus», a confié le directeur général de Rougier Gabon à Gabonreview, le 7 juillet. «Il y a plusieurs choses à savoir sur le contrat de vente tel qu’il a été signé avec le futur acheteur. Celui-ci acquiert tout le domaine de l’usine et les bâtiments, ainsi que l’intégralité du personnel. Ce qui était une condition sine qua non, avec l’ancienneté de chacun des salariés, postes actuels, salaires et avantages. Nous nous sommes vraiment battus pour ça, car cela nous semblait important. Enfin, il y a également un contrat multi annuel de fourniture de grumes. Car l’usine n’a d’intérêt pour le repreneur que s’il a accès à la matière première», a expliqué Philippe Fievez, arrivé à la tête de la société il y a trois ans.

S’agissant des cotisations à la CNSS et la CNAMGS, il y a effectivement un problème. Mais celui-ci est plutôt lié à des moratoires n’ayant pas été payés dans le temps. «Lorsque l’actuel directeur est arrivé, il a rencontré les deux organismes pour mettre les choses à plat, reconstituer la dette et savoir exactement où l’on en est et définir les modalités», a révélé le directeur des ressources humaines de Rougier Gabon. «Nous en sommes là aujourd’hui», a ajouté Lucien Oguenda-Joseph.

Dans les faits, concernant l’exécution de ce nouveau moratoire, la CNSS aurait décidé depuis un moment de ne pas payer aux employés les allocations familiales. «En temps normal, ces allocations sont payées par l’entreprise moyennant quoi, nous les imputons sur les déclarations trimestrielles. Cependant, la CNSS ne nous autorise pas à payer tant que nous ne recevons pas l’ordre de paiement à travers un listing comportant les noms des employés, et ce qui est dû à chacun. Si nous payons par anticipation, la CNSS ne nous remboursera pas, elle n’en tiendra pas compte dans les déclarations futures des cotisations. Telle est la situation aujourd’hui», a détaillé Lucien Oguenda.

En écho aux propos de son directeur des ressources humaines, le patron de Rougier Gabon, serein quant à ce problème précis, souhaite  quetout ira pour le mieux. «Ce que nous et les employés espérons, c’est que l’entreprise avance suffisamment par rapport à son moratoire, pour que la CNSS de son côté agisse. Pour ce qui est des autres prestations, à l’instar des retraites, il n’y a pas de problème», a conclu Philippe Fievez.

Dans les faits, il n’y a pas de mouvement d’humeur des travailleurs au sein de l’entreprise, même si la vente prochaine de l’usine de contreplaqué de Rougier Gabon à Owendo et sa mise en concession provisoire dans le cadre du processus de reprise par MPVG, suscite quelques appréhensions des syndicalistes et de certains employés.

 
GR
 

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