La confirmation du premier cas de Coronavirus n’a pas suffi à convaincre les personnels de santé. Réunis en assemblée générale, quelques jours après l’appel à la suspension des mouvements d’humeur par le Premier ministre, ils ont décidé de durcir le ton.

L’entrée principale du CHUL reste fermée malgré la détection d’un premier cas de Coronavirus au Gabon. © Gabonreview

 

Le 13 mars, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, prolongeant son appel à l’Union sacrée pour la République dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus au Gabon, sollicitait des syndicats une trêve sociale le temps de la pandémie.

Cet appel à la suspension des mouvements d’humeur, sollicitée après la détection d’un premier cas de Coronavirus au Gabon, n’a cependant pas eu un écho favorable chez les syndicalistes du secteur Santé. Entrée en grève le 24 février, l’Union des personnels de santé et assimilés (Upsa) qui attendait une «réponse claire» du gouvernement quant à sa principale revendication a décidé, lors d’une assemblée générale le 16 mars, de maintenir son mouvement et de durcir le ton.

«Le grève continue !», s’est écrié lors de l’assemblée générale, Joël Ondo Ella, secrétaire général de l’Upsa. Lui et ses pairs veulent principalement le paiement de la Prime d’incitation à la performance (PIP) du 2e trimestre 2015. «Sans la PIP, nous n’allons pas reculer parce que simplement nous pensons que si le Premier ministre nous a appelés, c’est qu’il avait une solution. Mais nous sommes sortis sur notre faim, nous n’avons rien entendu, en dehors de suspendre les grèves», a-t-il déclaré. Pointant du doigt l’incapacité du chef du gouvernement à régler cette question, l’Upsa dit se tourner vers Ali Bongo. «Nous disons que si le Premier ministre n’a pas de solutions, nous nous référons actuellement au chef de l’État», a dit Joël Ondo Ella.

Si l’Upsa pense que les personnels de santé doivent se souder les coudes pour faire face à cette épidémie mondiale en reconnaissant le rôle essentiel des blouses blanches dans cette lutte, elle estime que «l’instabilité dans ce secteur», n’arrange pas les choses. Déterminées à entrer en possession de leur dû, les blouses blanches ont corsé leur service minimum. «Parce que le personnel de Santé n’étant même pas protégé dans le cadre du Coronavirus, n’étant pas formé, n’ayant aucun rudiment, nous pensons qu’il sera hors de question de les exposer. Donc il ne sera question que des urgences. Les consultations naturelles et autres sont supprimées et sont suspendues», a fait savoir Joël Ondo Ella.

 
GT
 

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