TATIE

 

Engluée durant cinq bonnes années dans une profonde crise marquée par un feuilleton judiciaire sur la succession de son fondateur,  Lahcen Jakhoukh, Satram-EGCA est retombée sur ses pieds et s’apprête à déployer sa nouvelle voilure sous l’œil avisé de son PDG, le Dr Mustapha Aziz.

Le PDG de Satram, Dr Mustapha Aziz, le 16 septembre dans un entretien virtuel depuis le Maroc. © Gabonreview

 

Décidé dans les différents tribunaux du Gabon, du Maroc et à Paris, le feuilleton judiciaire sur la succession du fondateur du groupe marocaine Satram-EGCA, Lahcen Jakhoukh, a connu son épilogue. Le navire Satramarine avec son nouvel équipage s’est engagé à mener à bon port les projets en cours de cette société spécialisée dans l’acconage et le transport maritime.

«La Cour de cassation au Maroc a déjà clos ce dossier-là. Elle a donné les droits au Dr Aziz. En France, on a cinq jugements contre ces gens-là. Au Gabon, ils ont fait la même chose parce qu’ils ont agi dans le droit chemin de la souveraineté́. Alors qu’est-ce qu’on attend maintenant ? Il y a toutes les Cours de cassation, les plus hautes instances juridiques, qui ont pris la décision de dire le droit», a confié le PDG de Satram, Dr Mustapha Aziz, le 16 septembre dans un entretien virtuel depuis le Maroc.

Le PDG de Satram est satisfait de la transparence qui régnerait actuellement au sein de la gestion du groupe et de la confiance professionnelle qui animerait ses managers, malgré l’agitation d’un quart des délégués du personnel. Selon le responsable des relations sociales à Satram et contrôleur représentant les travailleurs dans la procédure de redressement judiciaire en cours, le chef de file de cette agitation, Nicaise Edzang Onyane, ne représente même pas 10% des ouvriers et cadres de Satram.

Ne pas trahir le testament de Lahcen Jakhoukh

Le PDG du groupe marocain a réitéré sa disponibilité à faire redécoller la machine dans des conditions propices et dans la clarté, sur les plans juridique, financier et économique. «Satram fait un effort colossal pour exister dans un climat très difficile économiquement et financièrement. Satram est sur le point d’avoir de nouveaux contrats et aussi de l’argent frais dans ses caisses venant de l’extérieur qui fera la différence des choses. Nous sommes soutenus par un certain nombre de capitaux amis qui veulent vraiment que le Gabon décolle dans des conditions économiques et sociales très favorables. Moi, mon rôle est de porter ce fardeau jusqu’à la fin de ce périple et appliquer ce que le défunt a dit dans son testament et dans sa donation», a-t-il soutenu.

Afin de respecter et d’honorer la mémoire de son ami Lahcen Jakhoukh, et manifester sa générosité à l’égard du peuple gabonais, dont il se réclame frère, le PDG de Satram a décidé de donner un tiers de ses biens au peuple gabonais pour la formation de sa jeunesse. Il envisage également de créer un fonds de participation pour tous les employés de Satram, afin qu’ils puissent devenir actionnaires de l’entreprise. «Nous avons toujours cherché la paix. C’est le défunt qui a voulu que les choses soient ainsi. C’est lui qui a décidé de me confier tout ce qu’il m’a confié. Je ne vois aucune raison de trahir son testament. Je ne vois aucune raison de lâcher sa parole d’honneur, qu’il m’a laissée. Je ne veux ni d’héritage, ni d’argent, mais je veux que cet homme dorme en paix » a-t-il conclu, réitérant sa disponibilité à tout dialogue dans la dignité et le respect du droit. Il se dit disposé à enterrer la hache de guerre avec ses contradicteurs afin de permettre à l’âme de Lahcen Jakhoukh de reposer en paix.

 
GR
 

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