Réunis ce mardi 22 septembre 2026 avec le médiateur de la République, Alexis Boutamba Mbina, les anciens sénateurs de la 5e législature ont exposé les conséquences sociales et financières de l’interruption de leur mandat, entamé en mars 2021 et prévu jusqu’en octobre 2027. Ils sollicitent notamment la prise en compte de leur situation par les plus hautes autorités.

Le médiateur de la République, Alexis Boutamba Mbina, échangeant avec les anciens sénateurs, le 22 septembre 2026.  © GabonReview

 

Neuf mois après une première démarche auprès du médiateur de la République, les anciens sénateurs de la 5e législature sont revenus à la charge. Reçus ce mardi 22 septembre par Alexis Boutamba Mbina, ils ont présenté les difficultés nées, selon eux, de l’interruption de leur mandat après le Coup de la libération du 30 août 2023. «Nous sommes venus présenter les éléments négatifs qui se sont greffés après l’interruption du mandat», a expliqué l’ancien sénateur Jean-Rémi Nzamba Mombo.

Selon lui, le mandat avait débuté en mars 2021 et devait courir jusqu’en octobre 2027. Son interruption aurait entraîné une rupture brutale de leurs revenus et de leur capacité à honorer certains engagements financiers. «Depuis le 30 août 2023, nous ne sommes plus solvables. Et si nous ne sommes plus solvables, nous ne pouvons plus honorer nos engagements», a-t-il souligné.

Photo de famille à l’issue de la rencontre. © GabonReview

L’ancien parlementaire évoque notamment des crédits contractés auprès des banques, certains adossés à des conventions impliquant le Sénat, d’autres reposant sur les bulletins de solde des sénateurs. Une situation qui, affirme-t-il, a placé plusieurs anciens élus face aux poursuites bancaires et à de graves difficultés sociales. «Nous avons dans le dos non seulement la mort qui cogne, mais dans le dos les banques qui nous traînent devant les tribunaux», a-t-il déclaré, évoquant également le décès de plusieurs anciens collègues depuis l’interruption du mandat.

Pour les anciens sénateurs, l’enjeu dépasse donc la seule question financière. Ils demandent que leur situation soit examinée dans le cadre de la reconnaissance éventuelle du mandat interrompu et de ses effets induits. «Nous disons que si l’existence du mandat est prise en compte, nous verrons avec qui de droit négocier la porte de sortie», a conclu Jean-Rémi Nzamba Mombo, appelant les autorités à prendre en considération leur situation au nom de la dignité et de l’équité.

 
GR
 

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