HABANA

Le contentieux relatif aux élections sénatoriales du 30 janvier et 6 février 2021 a été ouvert le 23 février à la Cour constitutionnelle. Dirigée par Marie Madeleine Mborantsuo, l’institution aura la charge de vider quatre dossiers dont deux sont particulièrement attendus, en l’occurrence le contentieux opposant le Parti démocratique gabonais (PDG) à Démocratie nouvelle à Bitam et celui mettant en scène le PDG et le Parti social-démocrate (PSD) à Mimongo.

La Cour constitutionnelle a entamé, le 23 février, les auditions relatives au contentieux électoral né de la dernière élection des sénateurs. © Capture d’écran/Gabonreview

 

La Cour constitutionnelle a entamé le 23 février, sous la présidence de Marie Madeleine Mborantsuo, les auditions relatives au contentieux électoral né de la dernière élection des sénateurs. Selon la presse de cette institution, quatre dossiers sont inscrits à l’ordre du jour. Mais deux sont particulièrement attendus, le duel de Bitam entre Démocratie nouvelle (DN) et le Parti démocratique gabonais (PDG) et celui de Mimongo entre le Parti social-démocrate (PSD) et le PDG.

Présent à la première journée des audiences, le président du PSD, Pierre Claver Maganga Moussavou, s’est offusqué contre le fait que les commissaires électoraux viennent à la Cour pour prêter serment, mais le violent le plus souvent. Pour ce qui est de Bitam, le conseil du parti au pouvoir a rappelé au président de cette institution que «lors du contentieux dernier, la Cour constitutionnelle a eu à connaître des cas similaires et la jurisprudence est abondante». «Il résulte de ce qui a été amplement développé, dans le rapport lu par le juge rapporteur, que la requête de monsieur Christian Edou Mintsa est prématurée et donc irrecevable. On dit «dura lex, sed lex». La loi est dure, mais c’est loi», a-t-il dit.

Face à l’imbroglio né de cette élection sénatoriale dans le département du Ntem, DN a introduit une saisine de la Cour constitutionnelle pour contester la tenue du deuxième tour qui pour lui, n’avait pas lieu d’être. Pour ce parti, c’est son candidat qui a gagné, au premier tour. Pour ce qui est du siège unique du département de l’Ogoulou et de la commune de Mimongo, le candidat du PSD, Jules Mbombe-Samaki, conteste la victoire du porte-étendard PDG, Jean-Bernard Kombi.

Les autres dossiers concernent le département de la Zadié et la commune de Mékambo, le candidat PSD, Dominique Kassangoye, conteste la victoire de son adversaire du PDG, Gérard Meguile.

Au regard des dispositions légales en vigueur, la Cour constitutionnelle dispose d’un délai maximum de deux mois, à compter de l’enregistrement des requêtes au greffe, pour se prononcer sur ces différents recours.

 
GR
 

18 Commentaires

  1. Isidore dit :

    Bof ! Il n’y a plus de volonté pour se battre en voyant simplement ce visage (photo ci dessus).

    • Fiacre dit :

      Ali Bongo est mort. Vous croyez que cette femme est soutenue dans ses bêtises par qui d’autres si ce n’est le Quai d’Orsay ? Tout en sachant que ce même Quai d’Orsay pilote Sylvia Bongo…

      • Dramane Fofana dit :

        Oui, je crois aussi que votre président usurpateur est bien décédé depuis. Et que votre pays est sout tutelle française actuellement. Quoique il l’a toujours été et le sera toujours tant que certains continueront à jouer le rôle de pantin.

        J’aimerai voir la tête que feront certains gabonais (qui continuent à croire à une possible vie d’Ali Bongo) quand ils apprendront son décès. Ah ah !!

        • Justine dit :

          Effectivement, il est bien mort cet usurpateur. Et les français nous cachent cette vérité.

          Par contre, si on avait eu comme président Gbagbo Laurent qu’ils détestent comme de la peste, et que ce dernier aurait aussi succombé à un AVC, malgré le secret d’État de son régime, les français auraient vite dénoncer le mensonge d’État. Ce qu’ils ne font pas avec le décès de BOA, parce que ce dernier était bien l’un de leur fidèle valet, tout comme l’a été son défunt père adoptif Omar Bongo.

  2. OBAME dit :

    Un organe illégale peut-il rendre une justice juste ?
    Notre système judiciaire est un grossier « copié collé » du système judiciaire français.
    Juste à titre de comparaison pour les présidences des cours constitutionnelles du Gabon et de France.

    Gabon
    Marie-Madeleine Mborantsuo
    En fonction depuis 1991

    France
    Laurent Fabius (Depuis 2016),Jean-Louis Debré (2007-2016), Pierre Mazeaud (2004 – 2007), Yves Guéna (2000 – 2004) , Roland Dumas (1995 – 2000), Robert Badinter (1986 – 1995)

    le poste a changé de mains 6 fois en France pendant que nous nous coltinons Marie-Madeleine Mborantsuo depuis 1991.
    Si nous cherchons la cause des maux du Gabon, cette femme en est une des principales.

    • ISABELLE dit :

      Qui la soutient ? Réponse : la France. Les gabonais ont vraiment tort de ne pas croire à la manipulation des français depuis la fausse indépendance de 1960. Ils sont bien présents aux commandes du pays. Plus encore présent en l’absence de leur valet Ali Bongo (mort à Riyad). Sa succession se prépare en coulisse. Et attendez-vous ENCORE à un nouveau valet. Rien ne changera sans une véritable RÉVOLUTION.

      • Ossouka dit :

        Autrement dit, parmi nous, gabonais, il y a toujours qui sont prêts à SERVIR ces français comme esclaves ou valets (pantins) moyennant un bon PACTOLE mensuel.

        Pas difficile à comprendre le malheur du Gabon. Et en plus, il faut TOUJOURS faire croire au reste du monde que notre pays ne peut pas s’en sortir sans le soutien de cette France (lol). Un pays comme le notre qui regorge pourtant AUTANT de richesses que cette même France ne possède même pas.

    • Paul Bismuth dit :

      @ Obame

      Les juges constitutionnels Français sont désignés pour exécuter un mandat de 9 ans non renouvelable (en dehors des anciens présidents de la République qui eux sont membres de droit et à vie). Et comme disait Robert Badinter, ils sont savent montrer un devoir d’ingratitude vis à vis de ceux qui les ont désignés. D’ailleurs ils sont tellement indépendants que certains au sein de la classe politique française parlent de Gouvernement des juges.

      Le problème du Gabon est qu’il ne sait pas reprendre à son compte les bons modèles. Avoir des juges constitutionnels désignés pour effectuer des mandats plus ou moins courts et non renouvelables me paraît une bonne idée pour l’indépendance de notre justice constitutionnelle , tout comme avoir un mandat présidentiel limité (mandat de 7 ans renouvelable une fois) peut être bon pour notre démocratie.

  3. OBAME dit :

    Un organe illégale peut-il rendre une justice juste ?
    Notre système judiciaire est un grossier « copié collé » du système judiciaire français.
    Juste à titre de comparaison pour les présidences des cours constitutionnelles du Gabon et de France.

    Gabon
    Marie-Madeleine Mborantsuo
    En fonction depuis 1991

    France
    Laurent Fabius (Depuis 2016),Jean-Louis Debré (2007-2016), Pierre Mazeaud (2004 – 2007), Yves Guéna (2000 – 2004) , Roland Dumas (1995 – 2000), Robert Badinter (1986 – 1995)

    le poste a changé de mains 6 fois en France pendant que nous nous coltinons Marie-Madeleine Mborantsuo depuis 1991.
    Si nous cherchons la cause des maux du Gabon, cette femme en est une des principales.

  4. Julien dit :

    Avec leur De Gaulle, ces jeunes pays d’Afrique « emancipes » (sur papier uniquement) ont eu à asseoir ce contrat de dominant à dominé pour toujours.

    L’Afrique n’est pas pauvre. Elle a juste à ses côtés le pire ami qu’elle a rencontré sur sa route. Un ami qui lui fait toujours croire qu’il lui veut du bien, et dire qu’en réalité c’est l’ami le plus hypocrite qu’elle a connue.

    Nous n’obtiendrons absolument rien avec cette France si ce n’est qu’une accumulation de malheur. La présence de son armée sur notre territoire me fait toujours penser à la présence des troupes allemandes dans son territoire durant la seconde guerre mondiale. Cette France ne peut pas laisser notre pays tranquille avec autant de richesses.

    • Giap EFFAYONG dit :

      Julien,
      Si vous lisiez l’histoire de l’allemagne vous sauriez pourquoi A.Hitler considérait la france comme le pire ennemi de L’allemagne.En réalité,Hitler exprimait tout haut ce que pensait tout bas ce vaillant peuple,quel que soit ce qu’on peut lui reprocher aujourd’hui.

  5. Serge Makaya dit :

    Tu n’as pas honte d’être ridicule 3M ?

  6. Alain Christian dit :

    Comment une élection en parti unique peut-elle engendrer des contentieux? Pourquoi toute cette comédie pour un parlement unicolore?

  7. Lavue dit :

    Les personnes bêtes font toujours tout pour entraîner tout le monde dans la bêtise. Au PDG on est trop limité pour comprendre que la manière de pratiquer la politique est aussi un héritage qu’on va laisser aux générations futures, car tout passe. La manière rétrograde de pratiquer la politique qui nous est imposée par le système PDG aura de conséquences à court, moyen et même long terme sur la marche du Gabon. On enseigne aux enfants le faux, la tricherie, la pensée unique. De quels contentieux parle-t-on. C’est quoi Démocratie Nouvelle? Des machins créés par des pauvres types comme NDEMEZO’O pour monnayer des postes dans le système. NDEMEZO’O est un PDGiste pur, c’est pas à son âge qu’on change ses convictions, s’il en a d’abord. Après le reste c’est de la distraction. Quant à METHOGO, c’est pitoyable de s’afficher de la sorte. Recourir aux petites manœuvres pour continuer à percevoir inutilement au SENAT l’argent de la rente, alors qu’on a été pendant des années un richissime baron du système OMAR est lamentable. Ces messieurs sont incapables de se reconvertir dans d’autres activités, créer des entreprises avec l’argent public qu’ils ont amassés. Voilà des gens qui ne pensent pas à la jeunesse. Des petites gens qui ne seraient rien devenus sans la politique du ventre érigé depuis des années par le PDG dans notre pays.

  8. Ausez MUTUNIPIKU dit :

    Ce cirque est la conséquence des violations flagrantes depuis 2009, des articles 10 de la constitution et 42 du code de nationalité du Gabon. Cette marionnette est à la remorque du quai d’Orsay et des loges. Le Gabon demeure jusqu’à ce jour une concession de la france, avec la base militaire française camp De Gaulle-6ème BIMA sur son sol, notre pays est sous occupation militaire depuis 1964. Mais on peut s’affranchir de la tutelle coloniale française, et de la dictature de la famille Bongo, à condition que la françafrique n’impose plus jamais par cupidité au pouvoir des apatrides au Gabon.

  9. Alain dit :

    Gabonaises Gabonais, agissez au lieu de pleurer tout le temps vous êtes assez nombreux pour renverser le pouvoir en place ! vous avez un maboule au pouvoir avec barbi qui profite de votre argent, foutez moi ça dehors à coup de pieds au cul ils vous traitent comme de la merde et des toutous ! réveillé vous vous avez pas trouvé un fou là-bas pour éliminer ce mongolien !

  10. Giap EFFAYONG dit :

    Cette vieille fente me donne envie de vomir.

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