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La société d’investissement pour l’agriculture tropicale (Siat Gabon), exploitant des plantations de palmiers à huile et d’hévéaculture dans plusieurs villes du Gabon, et la multinationale Singapourienne Olam avec qui le président Ali Bongo Ondimba a récemment signé un contrat de près de 394 milliards de francs CFA pour le développement de la culture du palmier à huile, ont annoncé le 6 juin dernier, leur ambitieux projet de produire de l’huile de palme durable.

Olam Sait Gabon

Dans le but de produire de l’huile de palme durable sur la base du respect des normes environnementales, les deux sociétés se sont engagées à aller vers la certification RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil – Table ronde sur l’huile de palme) lors d’une réunion organisée par le ministère de l’Agriculture et le World Wildlife Fund, partenaire du RSPO. Aucune date n’a été fixée quant à la certification.

«Nous allons produire de l’huile de palme durable. (…) Au Gabon, nous avons une forêt primaire et plusieurs espèces en danger. Nous allons développer de nouvelles plantations. Nous n’allons pas planter sur des forêts primaires, mais plutôt sur des forêts dégradées où le palmier va rapporter aux populations environnantes, que de diminuer la biodiversité», a rassuré Gert Vandersmissen, directeur général de Siat Gabon.

Cette nécessité de se faire certifier RSPO, vise pour les deux entreprises, à garantir aux consommateurs la qualité de leurs produits à base de palmier à huile et, aux populations, le respect des normes environnementales lors de leur opération.

«Nous voulons montrer à nos consommateurs que nos produits sont durables, nous voulons aussi montrer que nos produits n’ont pas tué un singe et n’ont pas détruit l’environnement. Nous allons désormais certifier nos produits pour montrer que ce sont des produits qui respectent l’environnement», a-t-il conclu.

«Nous ne pouvons que respecter les normes de conservation de l’environnement. Olam va produire l’huile de palme durable», a pour sa part assuré Raphaël Abouba, un responsable d’Olam, société qui a acquis 100.000 hectares de terre au Gabon pour développer l’huile de palme à grande échelle au Gabon.

«Le Gabon compte pour son développement, s’appuyer non seulement sur la valorisation locale de ses matières premières mais également œuvrer pour la préservation de ses écosystèmes dans un souci constant du respect du développement durable», a précisé le ministre délégué de l’Agriculture et du Développement Rural, Célestine Oguewa Ba.

Le Gabon ambitionne de devenir le premier producteur africain d’huile de palme d’ici 2017 avec 200.000 hectares de palmier à huile. Le développement de ce secteur fait partie d’un des trois axes de développement du Gabon, surnommé Gabon vert, du président gabonais Ali Bongo Ondimba.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Le fils de la Veuve dit :

    Encore une imposture de plus !!!! Le RSPO est fondé, entre autres, sur le respect des lois du pays. Quand on voit qu’Olam se comporte comme un département de la présidence de la république, quand on sait que les conditions de leur arrivée au Gabon sont floues, quand on est conscient que les conditions de l’attribution des terres demurent mystérieuses, quand on constate que l’image d’Ali Bongo se confond avec le logo de cette entité, quand on remarque qu’ils sont associés à la fameuse émergence, on comprend qu’Olam n’a rien respecté et n’est pas prête à se plier aux lois. Ndong Sima, à l’époque ministre de l’Agriculture, peut témoigner de ce qu’il a découvert qu’Olam était au Gabon comme le citoyen lambda… Question ; que va chercher WWF dans cette galère ?

  2. bondo nzoghe boris dit :

    tres biens olam et siat

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