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Contrairement au maire qui est actuellement en observation à l’Hôpital militaire de Libreville à la suite d’un malaise survenu lundi au palais de justice, l’inspecteur général municipal (IGM) et un des conseillers de l’édile auraient passé leur première nuit à «Sans-Famille».

Deux collaborateurs du maire de Libreville ont été placés en détention provisoire à la prison centrale. © D.R.

 

Actuellement en observation à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba (HIAOBO), Léandre Nzué n’a pas pu être entendu par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville le lundi 14 septembre comme prévu. Après deux jours passés en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire (DGCISM), communément appelée «B2», l’édile de la capitale du Gabon a fait un malaise peu après son arrivée au palais de justice. Conséquence : son audition a été repoussée jusqu’à ce qu’il se sente mieux.

Ses deux collaborateurs cités dans la même affaire que lui n’ont pas eu la même «chance». Christian Enghot et Ramsès Ekomi ont en effet été entendus lundi par le procureur de la République, a assuré Patricia Lydie Mouele sur le plateau du JT de 23 heures de Gabon 1ère, dans la nuit du 14 au 15 septembre.

Selon notre consœur qui a dit s’être entretenue avec le procureur de la République, soupçonnés de détournements de fonds publics et de blanchiment de capitaux au même titre que Léandre Nzué, l’inspecteur général municipal (IGM) et le Chargé d’études du domaine public auprès de l’IGM, par ailleurs conseiller politique du maire, ont été placés en détention provisoire la prison centrale de Libreville au terme de leur audition. Une instruction a donc été officiellement ouverte pour chacun des deux collaborateurs de l’édile de la capitale.

La procédure attendra

Si rien ne dit que Léandre Nzué prendra le même chemin que ses collaborateurs, des sources judiciaires assurent déjà que la procédure en cours contre le premier magistrat de Libreville n’a pas été annulée à la suite de son malaise. «Le procureur de la République attendra simplement qu’il se rétablisse pour l’auditionner comme cela aurait dû se faire lundi. Ce n’est qu’après avoir entendu M. Léandre Nzué qu’il sera décidé si l’instruction doit être ouverte ou non», explique un avocat.

 
GR
 

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