Après une vérification méticuleuse des critères de conformité par la Commission dédiée à la Subvention d’aide à la presse écrite et en ligne, pour l’exercice 2025, le ministre de la Communication et des Médias, Paul-Marie Gondjout, a reçu, le 17 décembre, à Libreville, la liste des médias éligibles. Sur les 93 dossiers examinés par la Commission, 81 ont été jugés conformes, permettant à autant de médias de bénéficier du soutien financier de l’État.

Au final, 81 organes de presse vont se répartir la subvention mise à leur disposition par l’Etat gabonais. © Gabonreview

 

Le 18 novembre dernier, le ministère de la Communication et des Médias annonçait, dans un communiqué, l’ouverture officielle de la période de dépôt des dossiers pour la subvention destinée au soutien à la presse écrite et numérique. Les entreprises privées ont donc eu dix jours, du 18 au 28 novembre, pour soumettre leurs demandes auprès de la direction générale de la Communication, au siège du ministère.

Le ministre de la Communication et des Médias, Paul-Marie Gondjout, et les membres de la Commission, le 17 décembre 2025, à Libreville. © Gabonreview/Capture d’écran

93 dossiers ont été reçus et passés au peigne fin. In fine, 81 ont été jugés conformes et la liste a été remise, le 17 décembre, par les membres de la Commission, au ministre en charge de ce département,  Paul-Marie Gondjout.

«Un soutien que l’État accorde aux médias pour contribuer à leur développement…»

L’aide à la presse vise à contribuer au développement des entreprises de presse et à l’amélioration de leur contenu éditorial dans le paysage médiatique gabonais. «Il est important de rappeler que l’aide à la presse, c’est un soutien que l’État accorde aux médias pour contribuer à leur développement et à l’amélioration de leur contenu éditoriaux», a précisé le ministre de tutelle.

La Commission a, de ce fait, particulièrement mis l’accent cette année sur l’assainissement du secteur, en scrutant à la loupe des critères stricts de sélection. Parmi les exigences à remplir, figuraient la régularité fiscale et sociale, ainsi que le respect de l’éthique journalistique.

Au final, 47 dossiers sur 57 ont été retenus pour ce qui est de la presse imprimée, et 34 sur 36 pour la presse en ligne. L’objectif est clair à savoir «soutenir uniquement les véritables entreprises de presse respectant les normes en vigueur».

Aider les prochains demandeurs à être plus rigoureux dans leur travail

La rigueur affichée par la Commission s’est traduite par l’élimination de 12 dossiers non-éligibles, dont 5 en presse écrite et 7 en presse en ligne. Les motifs d’exclusion incluaient «l’absence d’Agrément technique ou un site introuvable».

 «Nous espérons que la rigueur dont vous avez fait preuve lors de l’examen des dossiers aidera les prochains demandeurs de l’aide à la presse à être plus rigoureux dans leur travail quotidien autant que dans la confection de leur dossier de demande de subvention», a déclaré le ministre Paul-Marie Gondjout. La liste des bénéficiaires sera transmise au Trésor public pour l’exécution des paiements en direction des éditeurs.

Si jusqu’en 2023, cette aide à la presse se chiffrait entre 120 et 127 millions francs CFA, avec l’arrivée aux affaires du président Oligui Nguema, elle a été ramenée à 500 millions de francs CFA, son chiffre d’antan. Ce montant reste toutefois à confirmer pour l’exercice 2025.

 
GR
 

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