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Réagissant près d’une semaine après la sanction de la Haute autorité de la communication (Hac) contre le journal 7jours info, Reporter sans frontière a dénoncé une décision zélée, anachronique et une sanction abusive.

L’ONG RSF dénonce la suspension de 7jours info. © Gabonreview

 

«Au Gabon, en 2022, les critiques du président entrainent encore des sanctions», a tweeté le 12 janvier, Reporters sans frontières (RSF). L’organisation non gouvernementale internationale de défense de la liberté de la presse réagissait à la sanction infligée le 6 janvier par la Haute autorité de la communication du Gabon (Hac) au journal en ligne 7jours info. Cette publication est interdite de parution durant un mois pour avoir «insulté» le président Ali Bongo, dans sa production éditoriale du 4 janvier.

Selon RSF, «la suspension du journal en ligne 7jours infos pour 1 mois après un article mettant en cause la capacité du président à gérer le pays est une décision zélée, anachronique et une sanction abusive». Toutefois, cette sortie a essuyé plusieurs critiques. La plupart des commentateurs l’ont jugé inopportune. «On peut critiquer sans insulter ou porter atteinte à la dignité d’autrui», a écrit l’un d’eux.

Pour rappel, 7jours info affirme dans son article qu’«Ali Bongo est malade et qu’il délire». Ce, après avoir soutenu que, «comme il est malade, il ne suit pas les raisonnements politiques, économiques ou sociaux des analystes, fonctionnaires. La supposée logique de ses actions est toujours reconstituée après coup, dans de tortueuses explications qui en fait n’ont aucune rationalité véritable». Le journal estime que depuis son AVC, Ali Bongo n’est plus en capacité de diriger le Gabon. Sous ce regard, «l’éminente fonction de président de la République est désormais dangereuse pour Ali Bongo qui ne peut plus l’assumer». Pour la Hac, le contenu de cet article est inacceptable, d’où la sanction infligée à cette publication en ligne.

 
GR
 

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