Tables-bancs, enseignants, écoles rurales : les députés interpellent la ministre d’État à l’Éducation
Sur une enveloppe de 255,75 milliards de FCFA, le budget 2025 de l’Éducation nationale n’a été exécuté qu’à hauteur de 45,23 milliards en base réglementaire, soit un taux de 17,68 %. Interrogée sur cette performance par les députés de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l’Assemblée nationale, le 9 octobre, la ministre d’État, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a défendu le bilan du secteur lors de l’examen du projet de loi de règlement.

La ministre d’État, en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, face aux députés, le 9 octobre 2026. © D.R.
« L’examen du projet de loi de règlement nous offre l’occasion de tirer les enseignements de l’exécution budgétaire de l’exercice 2025, d’identifier les difficultés rencontrées et de consolider nos acquis », a fait savoir la ministre d’État Camélia Ntoutoume-Leclercq, venue défendre le budget 2025 du secteur et répondre aux préoccupations des parlementaires.
Au terme de l’exercice concerné, l’enveloppe budgétaire globale du ministère de l’Éducation nationale s’élevait à 255,75 milliards de francs CFA. Les dépenses exécutées en base réglementaire ont toutefois atteint 45,23 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 17,68 %. Interrogée sur cette performance, Camélia Ntoutoume-Leclercq a invoqué les contraintes de trésorerie et les lourdeurs des procédures de passation des marchés publics, qui ont freiné la réalisation de certaines dépenses programmées.
Elle a néanmoins souligné le maintien de plusieurs priorités, notamment la continuité du service public, la gratuité des inscriptions scolaires, le paiement des vacations d’examens, l’extension des capacités d’accueil et la poursuite des réformes pédagogiques. Les échanges ont également mis en évidence les urgences auxquelles les établissements restent confrontés.
Pendant cette session, le député Alexandre Gilbert Awassi a notamment évoqué le déficit de nominations d’enseignants, les difficultés de fonctionnement et le manque de tables-bancs. Son collègue Yannick Mefane a, pour sa part, alerté sur la situation des écoles rurales, citant l’exemple de l’école de Ndjolé, confrontée à l’insuffisance d’enseignants et de matériel. « Quelle est la politique envisagée pour la réhabilitation de ces établissements et l’amélioration durable de leurs conditions de fonctionnement ? », a-t-il interrogé. La formation des formateurs, le logement des enseignants en province et la répartition des équipements scolaires ont aussi nourri les débats. Autant de sujets ayant mis en lumière l’attente de réponses tangibles aux défis de l’école.
















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