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Arnaud Ulrich Mounanga et ses complices Kevin Jhon Rashidi Nzigou Ndinga, un élève, et Jean Luc Nzissila, un gendarme retraité, ont été interpellés le 15 octobre à Mouila, pour vente illicite d’ivoire. Les présumés trafiquants risquent jusqu’à risquent jusqu’à 10 ans de prison.

Les trois présumés trafiquants et après leur arrestation, le 15 octobre 2020 à Mouila. © Conservation Justice

 

Une équipe mixte composée d’agents de Police judiciaire (PJ) et de la direction provinciale des Eaux et Forêts, appuyée par l’ONG Conservation Justice, a mis aux arrêts trois Gabonais, le 15 octobre à Mouila, dans le cadre d’une opération de vente illicite d’ivoire :  Arnaud Ulrich Mounanga, Kevin Jhon Rashidi Nzigou Ndinga et Jean Luc Nzissila.

Suite à une information d’une source anonyme, une vente d’ivoire devait se tenir dans la ville. L’équipe s’est immédiatement rendue sur le lieu indiqué afin d’appréhender les présumés suspects. Arrivé sur place, l’équipe a établi un dispositif dans la zone. Dès 8h, un véhicule est apparu dans le périmètre, avec un homme à bord, muni d’un sac, qui en est descendu et s’est dirigé au lieu indiqué pour la transaction. Aussitôt, les agents ont lancé l’assaut et interpellé Arnaud Ulrich Mounanga, en possession de quatre pointes d’ivoire qui ont été saisies.

Au cours de l’interrogatoire, l’homme a avoué être un simple démarcheur. Il a par la suite livré les identités de ses complices Kevin Jhon Rashidi Nzigou Ndinga, élève résidant dans la ville, et Jean Luc Nzissila, gendarme retraité. Ils ont été présentés comme étant les véritables propriétaires d’une paire d’ivoire chacun. A la suite de ces aveux, les agents ont procédé à l’interpellation de ces derniers. Une fouille chez le gendarme retraité a permis de saisir un fusil de calibre 12 qui aurait permis l’abattage d’un éléphant.

Les trois individus seront présentés devant le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Libreville pour répondre des faits de braconnage d’éléphant, détention et tentative de vente de l’ivoire. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison.

 
GR
 

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