HABANA

 

Ibrahime Dialo et Karime Bengali, tous deux de nationalité malienne, et un Guinéen dénommé Camara Abdoulaye, ont été interpellés le 10 février à Oyem et Bitam alors qu’ils s’apprêtaient à vendre deux pointes d’ivoire. Les trois complices seront présentés devant le parquet de Libreville et risquent jusqu’à 10 ans de prison. 

Deux membres du trio de présumés trafiquants après leur arrestation, le 10 février 2021 à Bitam. © D.R.

 

Après une accalmie relative, la traque contre les trafiquants d’ivoire a repris. Deux sujets maliens et un Guinéen ont été interpellés le 10 février à Bitam et Oyem en possession de deux pointes d’ivoire qu’ils s’apprêtaient à écouler. Selon le film de l’arrestation des présumés trafiquants, des agents de la Police judiciaire (PJ) de la ville de Bitam, informés sur la préparation d’une vente illicite d’ivoire d’éléphant, ont ouvert une enquête.

Ainsi, une équipe conjointe composée des agents de la PJ, des Eaux et Forêts, avec l’appui de l’ONG Conservation Justice, s’est rendue sur les lieux indiqués afin de mettre la main sur les personnes soupçonnées. En poste dans un lieu très fréquenté de la ville, un véhicule à usage de taxi y est apparu au bout de deux heures d’attente. A son bord, hormis le chauffeur, se trouvaient deux individus semblant être des clients. Descendus de la voiture, l’un d’eux portait un sac suspect. Ils ont aussitôt été interpellés. Leur sac contenait deux pointes d’ivoire d’éléphant, espèce intégralement protégée.

Ibrahime Dialo et Karime Bengali, tous deux maliens, ont été pris en flagrant délit de détention et tentative de vente de l’ivoire à raison de 100 000 francs CFA le kilo. Ils ont cité Camara Abdoulaye, ressortissant de Guinée Conakry, comme complice et propriétaire de l’ivoire saisie. Ce dernier a été interpellé le même jour à Oyem. Les trois complices ouest-africains seront présentés devant le parquet spécial de Libreville pour répondre des faits de détention et de tentative de vente de l’ivoire qui leur sont reprochés. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison, conformément à l’article 388 du Code pénal.

 
GR
 

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