HABANA

 

Selon le Pr Daniel Ona Ondo, président de la commission de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (Cemac), la mesure prise par Ali Bongo interdisant l’exportation des grumes pour privilégier leurs premières transformations au niveau local a commencé à produire des résultats positifs, particulièrement en ces temps de crise due aussi bien à la baisse du prix du baril de pétrole qu’à la pandémie du Covid-19.

Moment de l’entretien entre Pr Daniel Ona Ondo et Rose Christiane Ossouka Raponda, en présence de Lydie Roboty épse Mbou, le 8 avril 2021, à Libreville. © Primature-Gabon

 

C’est en homme satisfait et avouant prêcher pour sa chapelle que le Pr Daniel Ona Ondo s’est entretenu, jeudi 8 avril à Libreville avec Rose Christiane Ossouka Raponda. Le président de la commission de la Cemac et la Première ministre ont abordé, au cours de leurs échanges à la Primature, des sujets liés aussi bien au renforcement de l’intégration régionale du Gabon qu’à la résilience dont fait preuve le pays face à la double crise qu’il traverse ces dernières années.

Et au sujet des mesures jugées «courageuses» prises par les autorités gabonaises en vue de diversifier l’économie nationale, dont les résultats positifs sont enregistrés aujourd’hui, l’ancien Premier ministre cite l’interdiction d’exportation du bois en grume décidée par Ali Bongo en 2010. «Le chef de l’État avait pris la décision importante de ne plus transporter les grumes à l’état brut, mais de les transformer sur place. Or, en économie, on sait que plus le processus de production est long, plus il y a de la valeur ajoutée», explique-t-il.

«Cette mesure qui était décriée à l’époque porte aujourd’hui ses fruits. Nous effectuons désormais la première, deuxième et même la troisième transformation au niveau local, qui produit de la plus-value pour notre économie et surtout plus d’emplois pour les jeunes», se réjouit le patron de la commission de la Cemac. Il estime d’ailleurs que les pays les plus résilients sont ceux qui ont su diversifier leur économie. «Je dois reconnaître que le Gabon fait partie de ces pays qui, malgré le coup de grisou  qui est arrivé avec les deux chocs, se portent encore mieux».

Pour sa part, Rose Christiane Ossouka Raponda a retenu de son entretien avec l’économiste que, face à la crise multiforme actuelle «il apparaît encore plus nécessaire aujourd’hui de diversifier largement nos économies afin de générer une croissance plus endogène, inclusive et durable ; de transformer davantage sur place nos matières premières, mais aussi de renforcer l’intégration régionale afin d’atteindre un marché doté d’une taille critique suffisante».

«C’est dans cette voie que le Gabon, conformément au souhait du Président de la République SEM Ali Bongo Ondimba, est résolument engagé», assure-t-elle sur sa page Facebook.

 
GR
 

4 Commentaires

  1. Irène dit :

    Tout va toujours bien pour Ali Bongo en économie. Peut-il dire la même chose du quotidien des gabonais ?

  2. Yvonne dit :

    Incroyable ce qui se passe au Gabon. Comment allez vous annoncer la mort de cet homme décédé depuis octobre 2018. Quelle stratégie comptez vous adopter pour dire ça aux gabonais ? Incroyable mais vrai. C’est vraiment une moquerie que vous faites à tout un peuple. Sans compter les élections présidentielles qui suivront que vous avez déjà préparés et qui sera juste une formalité. Mais pourquoi vous faites ça ?

  3. diogene dit :

    Un docteur en obsolescence rencontre une potiche : Tout va bien !

    Les bateaux qui chavirent à cause des grumes, des conténaires plein de kévazingo qui apparaissent disparaissent au gré du vent : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
    Dommage que le monde où nous serions heureux ne fait pas partie des possibilités!
    Bonheur et économie (au sens des élucubrations économiques des universitaires)ne font pas bon ménage…

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