Transport ferroviaire : face aux députés, le gouvernement défend une ARTF plus efficace, mieux structurée
Le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, a été auditionné, le 7 mai, par les députés de la Commission de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Travaux publics de l’Assemblée nationale. Le projet de loi ratifiant l’ordonnance réorganisant l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF) était au centre de l’attention. Et sous la supervision de Séraphin Akure-Davain, les échanges visaient à renforcer l’efficacité de cette institution du secteur ferroviaire.

Le ministre François Ndong Obiang, à gauche, et les membres de la Commission de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Travaux publics de l’Assemblée nationale. © D.R.
Au Palais Léon-Mba, les députés membres de la Commission de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Travaux publics ont auditionné, le 7 mai, le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions. François Ndong Obiang s’est exprimé au sujet du projet de loi portant ratification de l’ordonnance relative à la réorganisation de l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF). Les échanges, conduits sous la supervision de l’honorable Séraphin Akure-Davain, ont permis d’examiner les contours de cette réforme destinée à renforcer l’efficacité de cette institution stratégique du secteur ferroviaire.
Améliorer la régulation du transport ferroviaire, de mettre fin aux problèmes de gouvernance
Devant les parlementaires, François Ndong Obiang a défendu la nécessité d’un cadre réglementaire plus adapté aux défis actuels du transport ferroviaire. Selon lui, le nouveau dispositif vise à corriger les insuffisances constatées dans le fonctionnement de l’ARTF, notamment par un renforcement de ses prérogatives et une clarification de son organisation interne. «Pour réguler un tel secteur, il faut une bonne définition des missions et des attributions de l’Autorité, ainsi que la mise à disposition des moyens humains et financiers nécessaires à l’exercice d’une telle mission», a expliqué le membre du gouvernement.

Quelques membres du Bureau de l’Assemblée nationale en compagnie du président, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, à droite. © D.R.
Le chef du département ministériel en charge de la Réforme et des Relations avec les Institutions a également souligné que cette réorganisation entend mieux délimiter les compétences entre le Secrétaire exécutif et le président du Conseil de régulation, afin d’éviter les dysfonctionnements observés jusqu’ici dans la gouvernance de l’institution. «L’enjeu de cette réforme est d’améliorer la régulation du transport ferroviaire, de mettre fin aux problèmes de gouvernance au sein de l’Autorité et de renforcer la sécurité ferroviaire pour une meilleure protection des infrastructures», a-t-il martelé.
«Commençons par changer de paradigmes»
Ces explications ont suscité plusieurs réactions des députés, notamment celles de l’honorable Huguette Tsono, qui s’est interrogée sur la capacité de l’ARTF à garantir la ponctualité des trains et le confort des usagers, ainsi que de l’honorable Jean‑François Ndongou, préoccupé par les sanctions infligées à la Setrag (Société d’exploitation du Transgabonais) face aux manquements relevés.
Au terme des débats, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a exhorté les membres du gouvernement à enrichir davantage leurs interventions devant la représentation nationale. Déplorant des exposés limités à la présentation des projets de loi, il a plaidé pour une approche davantage tournée vers l’évaluation des politiques publiques. «Nous voulons tous d’un nouveau Gabon. Commençons par changer de paradigmes. Consacrez-y désormais une partie bilan à l’avenir dans vos exposés des motifs», a-t-il insisté.













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