Sous des apparences de réconciliation nationale, le pouvoir gabonais semble vouloir refermer un chapitre sans jamais l’avoir vraiment ouvert. Derrière la promesse d’une « amnistie générale », se profile, selon Michel Ongoundou Loundah*, une volonté de neutraliser la mémoire collective, d’effacer les traces gênantes d’un passé encore brûlant. Le président de REAGIR dénonce ici une stratégie d’effacement politique où l’on confond pardon et oubli, justice et convenance, au risque d’inverser les rôles entre les victimes d’hier et les bénéficiaires d’aujourd’hui.

«On lave les dossiers, on polit les légendes, on réécrit l’histoire. […] L’amnistie devient le verrou parfait : un texte qui clôt toute tentative d’enquête ou de remise en question.» © GabonReview

 

* Figure politique du Gabon contemporain, Michel Ongoundou Loundah est le président du parti «Réappropriation du Gabon, de son Indépendance, pour sa Reconstruction» (REAGIR). Il s’est illustré par son engagement en faveur de la réforme démocratique et la souveraineté nationale. © D.R.

Au Gabon, les dirigeants ont pris l’habitude de toujours habiller leurs incohérences de grands mots. Dès qu’un épisode devient gênant pour eux, ils sortent la boîte à formules : « réconciliation », « cohésion nationale », « retour à la paix »… Et voilà qu’aujourd’hui, on y ajoute une perle de plus : « amnistie générale ». Une formule pleine de gravité, d’écho républicain, que les officiels prononcent en prenant un air solennel.

Le 5 novembre dernier, le ministre de la Justice, Séraphin Akure-Davain, s’est présenté devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale de Transition, avec la mine compassée de celui qui vient enterrer un dossier plutôt qu’en ouvrir un. Il a plaidé la cohésion, la réintégration, la réconciliation. Mais il s’est bien gardé de donner la liste nominative des « amnistiés », de même qu’il a passé sous silence les éventuels crimes et délits imputables aux heureux bénéficiaires de l’amnistie. On parle ici de militaires du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), de membres des forces spéciales de la Garde républicaine, et de certains civils du premier cercle qui ont participé, de près ou de loin, à la prise de pouvoir par les armes, le 30 août 2023.

Et pourtant, ce fameux coup d’État, on nous l’a juré, n’a fait aucune victime. Il fut propre, “chirurgical”, “pacifique”, presque romantique dans la narration officielle. On parle même de “coup de libération”. On a chanté, on a dansé, on a fait du 30 août une fête nationale. Les putschistes ont été décorés, promus, célébrés comme des héros. Alors, pourquoi les amnistier aujourd’hui ? Qu’auraient-ils fait qu’il faille leur pardonner ? Et si on parle d’“effets collatéraux”, c’est qu’il y en a eu. Le peuple se souvient de ces arrestations brutales, de ces disparitions administratives, de ces règlements de comptes politiques qu’on a maquillés en “réformes”.

L’amnistie de 2025 tombe donc comme un parapluie sur mesure, destiné à couvrir les angles morts et les « bavures » de l’actuel régime. Car ce texte, s’il n’efface pas les fautes du passé, il préserve néanmoins le pouvoir du présent. Il protège ceux qui, au moment du coup d’État, ont ordonné ou commis des exactions et peut-être même des atrocités dans l’ombre. Pendant que le bon peuple attend des noms, des visages et une claire définition des fautes à pardonner, on lui présente une amnistie dont le but non dissimulé est de blanchir les « vainqueurs » du 30 août 2023. Et pour faire passer la pilule, on y a opportunément glissé, dans le même panier, les mutins de janvier 2019. Or, ceux-là, c’est autre chose.

Le 7 janvier 2019, le pays s’était réveillé avec un groupe de jeunes militaires, menés par le lieutenant de la Garde républicaine Kelly Ondo Obiang, qui avaient tenté de prendre la radio-télévision nationale pour dénoncer la vacance du pouvoir pendant la maladie d’Ali Bongo. On les avait traités de “terroristes”, et la riposte fut sanglante. Il y a eu des morts, des condamnés, des familles brisées. Six ans plus tard, le gouvernement des putschistes de 2023 les “amnistie”.

Cette indécente juxtaposition est le cœur de l’incongruité : on met dans le même sac les fusillés d’hier et les promus d’aujourd’hui. Les uns ont été combattus, et même abattus pour avoir défié le pouvoir, les autres ont pris le pouvoir sans rencontrer de résistance, et s’en glorifient. Aujourd’hui, c’est tout ce beau monde qu’on réunit dans une même ordonnance. Le cynisme est parfait : on efface tout, on nivelle tout, et on dit que c’est pour la paix.

Mais quelle paix ? Le 30 août est devenu une date fétiche, inscrite au calendrier national, célébrée avec tambours, drapeaux et ferveur patriotique. On y parle de libération, de renaissance, d' »essor vers la félicité ». Et dans le même souffle, on veut “amnistier” ces mêmes « libérateurs » ? On veut leur pardonner quoi ? D’avoir libéré le pays ? C’est absurde, presque grotesque. À moins que l’amnistie ne soit pas là pour des abominations cachées.

C’est là tout le paradoxe. Si, comme on le dit, il n’y a eu aucune victime, aucune bavure, alors l’amnistie n’a pas lieu d’être. Et si, en revanche, il y a matière à amnistier, alors le mythe du “coup de libération pacifique” s’effondre. On ne peut pas être à la fois pur et pardonné. On ne peut pas glorifier un acte et en effacer les conséquences dans la même phrase.

Mais dans le Gabon de 2025, tout cela a une logique. Celle d’un pouvoir qui, sous des airs de stabilité, se referme comme une forteresse. L’hyper-président Brice Clotaire Oligui Nguema, chef de l’Etat, chef du gouvernement, chef des armées, chef du CTRI, chef du pays et gardien de sa propre légende, concentre tout. Son entourage, composé d’hommes issus du même sérail militaire, gouverne avec un œil sur la mémoire, un autre sur les dossiers. Leurs dossiers ! Et l’amnistie devient le verrou parfait : un texte qui clôt toute tentative d’enquête ou de remise en question.

Comme on le voit, cette amnistie ne réconcilie rien, elle protège. Elle ne soigne pas, elle stérilise. Elle ne tourne pas la page, elle l’agrafe de peur qu’elle ne s’ouvre. Et pendant que les ministres récitent leurs formules de paix, de réconciliation, ou de « libération », les victimes, elles, n’ont toujours pas de réponse. Les familles des mutins de 2019 n’ont jamais reçu de pardon public. Les citoyens bousculés, arrêtés, spoliés ou marginalisés après le 30 août 2023 n’ont jamais entendu la vérité.

Le peuple, lui, regarde. Il a appris à décoder les mots creux. Il sait que cette amnistie générale n’est pas pour lui, mais pour eux. Ceux qui craignent que la lumière finisse par percer les rideaux de leurs turpitudes. Ceux qui ont besoin d’une protection juridique, d’un bouclier moral avant le retour des comptes.

Alors oui, on nous parle d’amnistie. Mais c’est plutôt d’amnésie qu’il s’agit. D’une grande opération de blanchiment et de manipulation politiques. On lave les dossiers, on polit les légendes, on réécrit l’histoire.

Et pendant que les nouveaux « roitelets » psalmodient la « libération », la mémoire, elle, ne dort que d’un œil.

Michel Ongoundou Loundah

 
GR
 

13 Commentaires

  1. Jean Jacques dit :

    Cher citoyen, tout ça ce sont les criminels corrompus, voleurs de ce pays qui pensent que c’est une loi de Dieu,un autre président va poursuivre toutes les personnes impliquées dans ce coup d’État. Ceux qui sont impliquées dans les tortures des Bongos, d’autres verons leurs includes sur la liste d’interpol,
    Ceux là qui volent l’argent public pour aller se faire soigner en France, au Maroc ou Afrique du Sud, ne vont plus pouvoir quitter le G

  2. Tout ça ce ne sont que des jeux de mot, rien que du cinéma.

  3. Akoma Mba dit :

    Que voulez-vous quand tout un peuple octroie tous les pouvoirs à son Messie?

    • DesireNGUEMANZONG dit :

      Malheureusement, c’est ça la democratie! Le peuple est souverain.

      « La democratie est le gouvernement du peuple, par le peuple pour le peuple » (dixit, Abraham Lincoln).

      La nouvelle Constitution a été voté majoritairement par le peuple gabonais. S.E. B.C. Oligui Nguema a concentré près 95%
      des voix à la présidentielle. En democratie, c’est la majorité qui l’emporte sur la milorité respectable. Même à 1/100 d’écart. La majorité serait-il le defaut de la qualité du système démocratique!?

      « Que voulez-vous quand tout un peuple octroie tous les pouvoirs à à son Messie? » Cette phrase interrogative n’a aucun sens grammatical. A moins qu’elle soit générée par une intelligence artificielle!

      Plutôt ecrire: « Une Constitution doit-il donner tous les pouvoirs à l’exécutif? ».

      Monsieur Akoma Mba, si vous vous présentez à l’élection presentielle de 2032, je vote pour vous. Si vous êtes élu, organisez un référendum pour modifier la Constitution.

      Pour finir, F. Mitterand a beaucoup critiqué la Constitution de la Vême République qui consacre la monocratie et qui dilue le partage du pouvoir. Sauf qu’à son arrivée au pouvoir en 1981, il n’a rien changé à la Constitution de la Vême République.

      « Je vous préviens, cher myrmidon,
      Qu’à la fin de l’envoi, je touche ».

  4. Yann Lévy Boussougou-Bouassa dit :

    Voilà un texte qui pose des questions d’une rare pertinence. Après un bref intermède, il semble, en effet, que la comédie ait repris son cours dans le pays (si tant est qu’elle ait jamais été suspendue). Les Sganarelle, Jocrisse, Matamore, Scapin… ont repris du service. Je désespérais de trouver la sagesse de Socrate, ainsi que son sens de la vérité et de la justice dans cette pièce. M. Ongoundoou Loundah, votre texte est à l’intelligence, ce qu’est un verre d’eau bien fraîche est à la gorge desséchée.

  5. DesireNGUEMANZONG dit :

    Bonsoir à toutes et à tous,

    La (rare) pertinence d’un texte ne se décrète pas. Il est à démontrer selon un protocole argumentaire précis, détaillé et justifié par des exemples incontestables. En mathématiques, on le qualifie de raisonnement logique déductif et infirmationiste (négation d’une proposition, principe du tiers exclu et disjonction logique).

    Pardonnez-moi, je n’aime pas les mazarinades qui nuancent peu. Le discours pamphlétaire est monolithique. Cependant, on doit l’admettre (voire l’accepter) dans l’esprit de la Concorde qui se définit comme la toĺérance d’opinions
    contraires dans une même république. C’est pourquoi je m’associe au commentaire de Monsieur Dorys Cris Ondo. Les mots sont faciles et demeurent fragiles dans
    le temps.

    L’Histoire de notre pays retiendra que des hommes courageux se sont levés pour mettre un terme « final » à une architecture institutionnelle défaillante et à un système de pensée déshumanisante dans sa pratique. Par conséquent, ne devenons pas des « Harpahon » de la pensée intelligente et de la vérité universelle.
    Soyons les « Sganarelle » (au sens étymologique du terme) de l’esprit populaire.

    Le didacticiel des « Scapin » de notre république sans identité véritable et
    assumée est un miroir aux alouettes et un trou sans fond de désespoir.
    « Tout le monde est un génie. Mais, vous jugez un poisson à sa capacité à grimper à un arbre, alors il passera toute sa vie à croire qu’il est stupide »(dixit A. Einstein).
    Je suis un bretteur, un duelliste. Et je sonne ici le glas de la stupidité sans limite en disant ceci:

    « Je vous préviens, cher Myrmidon,
    Qu’à la fin de l’envoi, je touche ».

    Mes salutations.

  6. DesireNGUEMANZONG dit :

    Bonsoir à toutes et à tous,

    La (rare) pertinence d’un texte ne se décrète pas. Il est à démontrer selon un protocole argumentaire précis, détaillé et justifié par des exemples incontestables. En mathématiques, on le qualifie de raisonnement logique déductif et infirmationiste (négation d’une proposition, principe du tiers exclu et disjonction logique).

    Pardonnez-moi, je n’aime pas les mazarinades qui nuancent peu. Le discours pamphlétaire est monolithique. Cependant, on doit l’admettre (voire l’accepter)
    dans l’esprit de la Concorde qui se définit comme la toĺérance d’opinions
    contraires dans une même république. C’est pourquoi je m’associe au commentaire de Monsieur Dorys Cris Ondo. Les mots sont faciles et demeurent fragiles dans
    le temps.

    L’Histoire de notre pays retiendra que des hommes courageux se sont levés pour
    mettre un terme « final » à une architecture institutionnelle défaillante et à un système de pensée déshumanisante dans sa pratique. Par conséquent, ne devenons pas des « Harpagon » de la pensée intelligente et de la vérité universelle.
    Soyons les « Sganarelle » (au sens étymologique du terme) de l’esprit populaire.

    Le didacticiel des « Scapin » de notre république sans identité véritable et
    assumée est un miroir aux alouettes et un trou sans fond de désespoir.
    « Tout le monde est un génie. Mais, si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper à un arbre, alors il passera toute sa vie à croire qu’il est stupide »
    (dixit A. Einstein).

    Je suis un bretteur, un duelliste. Et je sonne ici le glas de la stupidité sans limite en disant ceci:

    « Je vous préviens, cher Myrmidon,
    Qu’à la fin de l’envoi, je touche ».

    Mes salutations.

  7. Yann Lévy Boussougou Bouassa dit :

    Il faut vraiment expliquer à un esprit qui se dit sain un texte si bien expliqué ? A-t-on encore besoin de montrer à cette heure que l’eau mouille et que le feu brûle ? Le courtisan est tellement dans la contrefaçon, le faux-semblant qu’il dit ne plus savoir distinguer le vrai du faux, la gauche de sa droite au point qu’on doive les lui indiquer. Un vrai tartuffe, un scapin… le talent en moins. Je propose qu’on attende plutôt de lui qu’il démontre la fausseté ou, du moins, la faiblesse des idées défendues dans l’article (on sait tous qu’il ne les partage pas, comme on sait qu’il n’arrivera pas à les défaire).

    Bref. L’Histoire retiendra aussi que lorsque le peuple (ensemble de personnes agissant avec raison) et non la foule (ensemble de personnes agissant avec émotion et manipulable) a demandé la justice, on lui a servi à la place une « vae victis » ; l’Histoire retiendra aussi que lorsque le peuple a demandé la commission vérité, justice et réconciliation, on lui a servi une comédie aux accents tragiques, parce qu’il ne fallait pas troubler le quiétude de quelques soutiens au régime.

    Je reprends à mon compte les interrogations de cet avocat au sujet des personnes qui ont été citées au cours de l’audience des fossoyeurs de la République , mais qui ne seront probablement jamais entendues par la justice. Et j’en profite pour poser à l’avocate de l’Etat intervenue sur Gabon 24 les questions suivantes : vous dites que tout le monde était au courant de l’incapacité de Ali Bongo suite à son avc, mais qui a déclaré devant le peuple gabonais, Hippocrate… et les mânes de nos ancêtres que Ali Bongo était encore apte à l’exercice de ses fonctions ? Vous dites que Ali Bongo n’était plus en capacité d’exercer ses fonctions, mais qui a apporté, devant les gabonais, Maât… et les mânes de nos ancêtres ce « codicille » à la constitution pour permettre l’indisponibilité temporaire au lieu de simplement déclarer la vacance du pouvoir, comme le prévoyait l’article 13 de la constitution d’alors ? Incohérence, géométrie variable ? Appelez comme vous voulez les filles de l’injustice, mais ne devrait-on pas mettre dans la cause ces acteurs pour avoir cautionné (ou rendu possible) cette mauvaise pièce de théâtre ?

    Ps : Matamore dégaine son fleuret moucheté, l’agite dans tous le sens en manquant très nettement sa cible. Mais, comme la justice servie aux gabonais ces derniers jours, ce n’est qu’un effet de manche, un ridicule spectacle dont il est pourtant très fier. Matamore et Jocrisse sont vraiment les deux faces d’un même homme , d’une même pièce… de théâtre. Matamore, Jocrisse, Scapin… sont avant tout des caractères, des personnalités. Combattus le 30 août 2023, bien portants, cependant, en ce mois de novembre 2025….

    Amicalement

  8. DesireNGUEMANZONG dit :

    Bonjour Monsieur (…),

    Je ne vous connais pas. J’ai lu votre CV en ligbe rédigé comme une 1ère année de lycée. De plus, je ne connais les gens que vous mentionnez dans votte commentaire. Je m’en fiche de leur sort et du votre d’ailleurs.

    Je suis un ensemble, disons A. Vous êtes un autre ensemble, Notons le B. AnB (A inter B)={.}, {.} est désigné ensemble vide. Nous n’avons aucun élément en commun.

    Ces effusions ridicules ne me touchent pas. Donc, ne cherchez pas à me convaincre de la pertinence du texte ci-dessus et du caractère défaillance de la justice gabonaise. Ça va pas augmenter mon pouvoir d’achat. Allez faire un TikTok pour ça! Ou publiez vos questions pertinentes sur votre compte Facebook.

    Laissez la Justice faire son travail! Si vous avez des griefs, devenez juge
    d’instruction à l’avenir ou avocat pour défendre des causes perdues. Il y a
    des formules de cours à distance ou cours du soir. J’ai discuté récemment avec un ami africain sur la situation de notre pays. Il m’a écouté et m’a dit ceci:AïEÏ! « Ne confie jamais le trésor du village à une perdrix sinon elle
    risque de l’emmener dans la forêt ».

    Pour finir ne confondez pas fleuret et espadon. Moi j’utilise un espadon.Et quand je le tire, je touche.

    Courage à vous! Ce n’est pas évident quand un chien aboie dans le désert et que la caravane passe.

    Ce qui m’intéresse, c’est l’avenir des gabonais.ses et mon pays de naissance.

  9. Yann Lévy Boussougou-Bouassa dit :

    Comme d’habitude le courtisan se défile. Après avoir essayé de remettre en question la véracité de mes diplômes (visiblement vous avez vos entrées dans le ministere de l’enseignement supérieure et de la recherche français), vous voilà en train de vous attaquer à la présentation de mon CV. Vous pensez vraiment convaincre le monde avec vos ridicules tentatives de diversion ? Je ne vais pas, pour la énième fois, vous rappeler les mots d’Emile Zola, encore moins vous traînez devant un juge pour vous faire reconnaître en euros vos bêtises (d’autres l’auraient fait, mais je préfère plutôt m’amuser de vos âneries de sénile avant l’heure). Je vous ai demandé une chose, camarade : remettez en question ce qui est dit dans cet article (vu que vous ne le partagez pas) et abordons cette fois du fond. Mais pour la énième fois, le matamore, fidèle à sa nature, prend la poudre d’escampette, armé pourtant de son espadon (de bois et moucheté) et fait le fanfaron.

    Voyageur passant par là,lis bien ceci :

    Ne confie jamais tes décisions à un courtisan, car une fois que le vent aura tourné, le coq n’aura pas encore chanté qu’il t’aura renié 3 fois.

    Le chien, même au crépuscule de sa vie, ne change jamais sa manière de s’asseoir.

    Bien qu’on ne sache qui vous êtes et ce que vous êtes (en dehors de ce que vous cumulez des traits de courtisan, matamore, scapin et jocrisse), je prends l’un de vos nombreux titres, et vous souhaite, capitaine de radeau, bon vent sur les eaux du ntem.

    Amicalement

  10. DesireNGUEMANZONG dit :

    Suite dz l’histoire de la perdrix voleuse…

    J’ai fait comprendre à mon ami africain que la perdrix ignorait que le village était gardé par une panthère noire qui observait la perdrix dans l’obscurité.

    Quand la perdrix déroba le trésor du village et s’enfuir dans la forêt, elle fut suivie immédiatemebt la panthère. Cette dernière les saisit et les ramena dans le village. Le Chef du village remercia la panthère qui eut comme récompense de manger la perdrix.

    Moralité de l’histoire : Biens mal acquis ne profitent jamais.

    Bien à vous!

    • Yann Levy Boussougou-Bouassa dit :

      Je pense que votre « ami africain » aurait été plus heureux à l’écoute de votre histoire si la panthère noire avait capturé TOUTES les perdrix sans compromission.

      cordialement

  11. DesireNGUEMANZONG dit :

    Histoire la perdrix voleuse suite et fin,

    Le Chef du village offra également une femme à la panthère. C’est depuis ce jour qu’au fronton de ce village, il y a deux panthères, symbole de richesses et de protection.
    D’ou mon message à tous.toutes les jeunes gabonais.es:

    Devenez les panthères qui protègent le village contre les perdrix
    voleuses.

    Que nos ancêtres bénissent le Gabon!

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