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Président du Parti Souverainistes-Ecologistes (PSE), membre de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), Francis Hubert Aubame estime que la récente modification de la Constitution dont une disposition consacre désormais le recours au triumvirat en cas de vacance du pouvoir du président de la République vise plutôt à régler un problème existant au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), où il soupçonne une véritable crise de confiance, notamment vis-à-vis de Lucie Milebou, présidente sortante du Sénat.

Francis Hubert Aubame, président du Parti Souverainistes-Ecologistes (PSE). © D.R.

 

Adoptée récemment par le Parlement, la modification de la Constitution que l’Exécutif a présentée comme une volonté de moderniser et de renforcer la Loi fondamentale gabonaise pour la préparer à toute éventualité est perçue autrement par l’opposition, et encore plus pour Francis Hubert Aubame, soutien de la première heure de Jean Ping. Dans un entretien accordé récemment à la presse nationale et internationale, le président du Parti Souverainistes-Ecologistes voit particulièrement d’un mauvais œil l’article 13a nouveau de la nouvelle Constitution qui consacre désormais le recours à un collège composé des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat et du ministre de la Défense nationale pour remplacer momentanément le président de la République en cas d’indisponibilité temporaire.

Pour l’opposant, l’option du triumvirat en cas de vacance du pouvoir est loin d’être aussi innocent que les autorités veulent bien le faire croire. «[Ils ont choisi] le triumvirat pour régler un problème qu’ils ont entre eux. Ce n’est pas un problème de la nation, mais plutôt un problème de PDGistes et des partis et des hommes qui l’accompagnent», estime-t-il.

«Le problème, conclut Francis Hubert Aubame, c’est qu’ils n’ont pas confiance en [Lucie] Milebou pour gérer la transition. Ça s’est pourtant relativement bien passé sous [Rose Francine] Rogombé. Elle l’a gérée seule. Nous le prenons comme un manque de confiance en Milebou, une peur de « la Ngounié forte ». On ne peut pas la laisser gérer la transition parce qu’elle ne ferait peut-être pas comme voudraient certains.»

Jamais rien de bon dans le triumvirat

Confiance ou pas des autorités en la présidente sortante du Sénat, le chef de file des Souverainistes-Ecologistes gabonais rappelle que le triumvirat n’a jamais été la meilleure option. «Ça a toujours mal fini».

«Dans le triumvirat, il y’en a toujours un qui va essayer de prendre le dessus sur les autres», met-il en garde, indiquant par ailleurs que les autorités gabonaises ont fait le choix du retour aux «méthodes du parti unique».

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    J’espère que ce ne sera pas une surprise pour vous quand vous allez connaître bientôt le nouveau ministre de la défense ? Peut-être que la vous allez enfin ouvrir les yeux. Mais il sera trop tard. Pauvre Gabon !! A Ntare Nzame !!

  2. A Ntare Nzame Maman mè wo dit :

    M. Serge MAKAYA, «Dans le triumvirat, il y’en a toujours un qui va essayer de prendre le dessus sur les autres. Les autorités gabonaises ont fait le choix du retour aux «méthodes du parti unique». Doit-on penser que nous tendons vers un affaiblissement de la démocratie au détriment de la monocratie ? Dans ce cas alors, que le triumvirat crée un nouveau parti unique.
    Dans le cas contraire quel que soit la tendance politique, Les Gabonais veulent être payés à leur juste valeur (régularisation des situations administratives au prorata temporis), avoir des logements décents, un système sanitaire et éducatif fiables. Des infrastructures modernes qui correspondent à nos valeurs monétaires intrinsèques (Là encore c’est un problème, celui de nos économistes. Certes ils ont assimilés des théories économiques çà et là mais qui ne font pas d’eux de bons économistes, parce qu’ils n’ont pas la capacité d’endogèniser ces théories au fin de les adapter à nos réalités et sortir d’autres théories qui correspondent à notre économie. Ils ne sont donc pas des économistes mais des dépotoirs de la pensée résiduelle des autres, origine du cercle vicieux de l’endettement corrélé par le détournement des deniers publics).
    La Direction Générale des recherches (DGR), la Direction Générale des Contre-Ingérences et la Sécurité militaire (DGCISM ou B2) et la Direction Générale des Services Spéciaux (DGSS), se doivent de mettre en place un système de répression qui obligerait premièrement les détourneurs de deniers publics à les rembourser et secundo, sanctionner sévèrement ces indélicats.
    La compétence au service de la Nation « the right man on the right place. » (L’homme qu’il faut à la place qu’il faut), pas des voleurs ou des incompétents à la place des hommes intègres.
    En général la compétence, on l’acquière avec le groupe, l’égrégore : « la transmission des connaissances des uns aux autres et des autres aux uns ». Le groupe ne doit pas être non seulement celui des sectes, qui s’enferme dans un cercle et qui marginalise les hommes intègres qui se doivent de montrer la bonne image des Gabonais : « La dignité », mais aussi de toute les velléités gabonaises soucieuses du bien-être et du développement du Gabon, tout en respectant nos valeurs morales, nos rites, nos coutumes, nos traditions, nos croyances ancestrales.

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