HABANA

 

Financé par le Goethe-Université de Francfort sur le Main et la Fondation allemande pour la recherche (DFG), un atelier du « Programme Point Sud » sur la labellisation des partis politiques se tient à l’Université Omar Bongo (UOB) à Libreville. Organisé par le Centre d’études et de recherche en géosciences politiques et prospective (Cergep), il devrait en plus des réflexions sur les particularités politiques africaines, créer un réseau scientifique autour de cette problématique.

Le recteur de l’UOB entouré des représentants du Cergep (droite) et Programme Point Sud (gauche). © Gabonreview

 

L’Université Omar Bongo accueille depuis ce 11 octobre un large panel d’universitaires venus de 12 pays, aussi bien africains qu’européens. En présentiel ou en virtuel, ils participent à l’atelier sur le « Label de parti en Afrique – imaginaires politiques et choix électoral », du « Programme Point Sud », financé par le Goethe-Université de Francfort sur le Main et la Fondation Allemande pour la Recherche (DFG).

Il est organisé par le Centre d’études et de recherche en géosciences politiques et prospective (Cergep). «La dimension internationale de nos travaux, rappelle combien l’université est un milieu ouvert, qui ne peut se complaire du minimalisme dans les activités qu’elle mène», a déclaré le Dr Christian Wali Wali, le représentant du Cergep.

Photo de famille à l’issue de la cérémonie d’ouverture. © Gabonreview

Selon lui, le choix de cette thématique a été motivé par la tendance à transposer le modèle de l’analyse politique occidental au niveau africain. Un état de fait qui ne tiendrait pas compte du contexte politique et de l’histoire politique de l’Afrique. «L’histoire politique africaine n’est pas l’histoire occidentalisée. Donc, il nous a paru intéressant de penser une réflexion sur le modèle politique africain et nous avons fait le choix de discuter de Label de parti politique africain», a-t-il expliqué.

Les échanges qui auront lieu jusqu’au 13 octobre, devraient permettre de démontrer ou pas, que dans chaque système politique africain, il existe une sorte de label, de marque, de modèle permettant d’identifier les partis politiques. «Il devrait avoir dans l’analyse politique une particularité africaine», a ajouté Christian Wali Wali. A en croire son propos, les enjeux de ces travaux sont de voir la pertinence ou non de ce label, parvenir à une publication scientifique sur cette question de label et créer un réseau de scientifiques autour de cette problématique. «Ça, c’est un premier atelier. Nous avons bonne foi qu’il y aura un round 2 peut-être pas au Gabon, mais dans quelques années», a espérer le représentant du Cergep.

Alors que l’UOB célèbre son cinquantenaire cette année, le recteur Mesmin-Noël Soumaho a indiqué que ces assises arrivent opportunément. L’atelier, a-t-il dit, sert en quelque sorte d’activité inaugurale aux différentes manifestations intellectuelles prévues dans le cadre de cet anniversaire. «J’incline à penser que vos échanges auront un écho à la mesure de ce casting de très haute facture» a-t-il déclaré, au regard de la composition des panels au sein desquels se dérouleront les travaux, avant de déclaré ouvert cet atelier de 3 jours.

 
GR
 

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