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La promulgation de la loi n°006/2021 portant élimination des violences faites aux femmes et le déploiement du programme «Gabon Egalité» désormais en bonne place, le gouvernement a décidé, le 1er septembre dernier lors du Conseil des ministres de la création d’un Centre de protection et de promotion sociale pour la prise en charge des femmes victimes de violences. Trois mois après, c’est désormais chose faite. Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a inauguré ce jeudi 24 novembre cette structure située à Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville. Il se nomme «Centre Gabon Égalité».

Le président Ali Bongo Ondimba coupant le ruban symbolique, le 24 novembre 2022, à l’inauguration du Centre Gabon Égalité. © Com. présidentielle

 

Le président Ali Bongo Ondimba s’adressant aux invités, le 24 novembre 2022, à l’inauguration du Centre Gabon Égalité. © Com. présidentielle

Le gouvernement gabonais multiplie les actions et mécanismes en vue de réduire ou de mettre définitivement un terme aux violences faites aux femmes ou basées sur le genre. Lors du Conseil des ministres du 1er septembre dernier, il avait validé le projet de décret relatif à la création, à Nzeng-Ayong, du Centre de protection et de promotion sociale pour la prise en charge des femmes victimes de violence. Baptisé Centre Gabon Égalité, il a été inauguré ce jeudi 24 novembre par le président Ali Bongo Ondimba, en présence de son épouse, Sylvia Bongo Ondimba, promotrice de la fondation éponyme pour la famille. 

À mettre à l’actif de la Première dame Sylvia Bongo Ondimba et de sa Fondation, ce Centre Gabon Égalité, la toute première structure opérationnelle d’accompagnement et de soutien aux victimes des violences basées sur le genre intègre le programme gouvernemental de lutte contre les violences en tous genres. Établissement de référence, il entend surtout s’occuper des victimes, «les aider à se reconstruire, à rebâtir un avenir», tel que l’a fait savoir le chef de l’État. 

Pour lui, «Ce Centre est un maillon essentiel de la stratégie Gabon Égalité». «Face aux violences envers les femmes, a laissé entendre Ali Bongo Ondimba, les pouvoirs publics sont entièrement mobilisés et s’assureront que les actions menées soient pérennes pour ne pas transformer en coup d’épée dans l’eau ou en simple coup de communication cette mobilisation».  

© Com. présidentielle

Refuge sûr et apaisant pour les femmes violentées…

S’il y a la solution pénale contre les auteurs des violences, la Première dame estime en effet qu’elle n’est pas suffisante. «Il faut également et surtout s’occuper des victimes. Ce dont celles-ci ont besoin, c’est d’être accompagnées, y compris sur les plans psychologique, social et économique», déclarait-elle dans une interview.

«Refuge sûr et apaisant pour les femmes violentées et leurs tendres chérubins», selon l’expression du Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, ce Centre d’Accueil qui dispose des services d’accueil et d’hébergement, des services sociaux, d’aide juridique et judiciaire, de formation, comprend : un bâtiment administratif avec une clinique juridique intégrée, trois bâtiments d’hébergement d’urgence dont la durée du séjour est comprise entre 1 et 10 jours pour les personnes en danger et leurs enfants, six bâtiments d’hébergement longue durée dont le séjour va de 1 à 6 mois pour les personnes à réinsérer. Les 9 bâtiments à usage d’habitation ont une capacité de 154 lits pour 90 femmes et leurs enfants, un réfectoire, une buanderie et un magasin.

Pour Ossouka Raponda, «le Centre d’accueil Gabon Égalité est un magnifique cadeau». «C’est un formidable acte d’espoir, que vous (Ali Bongo Ondimba, NDLR) offrez aujourd’hui, à toutes les femmes et à toutes les filles qui sont malheureusement, et encore trop souvent, victimes de violences protéiformes, dans notre pays».

 
GR
 

3 Commentaires

  1. NGUEMA BONGO dit :

    Vraiment les choses du Gabon, lui même est le symbole vivant et admirable de la violence faite aux hommes. A quand ta structure de la violence faite aux hommes où tu pourras te refugier pour échapper à la tigresse qui te maltraite comme son jouet du siècle dernier?

  2. Lavue dit :

    Comment passer son temps à distraire la population avec des sujets qui sont marginaux. On mime trop les grands pays, c’est dégoûtant et ça montre surtout la légèreté avec laquelle les Dirigeants abordent les problèmes. En quoi la violence faite aux femmes au Gabon serait un fléau? Faut communiquer avec des statistiques, s’il y en a. Ce sont les sujets des pays riches ou les femmes en grande partie ont atteint une certaine autonomie financière et matérielle. Faut pas mettre la charrue avant les bœufs. La violence aux femmes dans nos pays est d’abord du fait que financièrement et matériellement les femmes dépendent trop des hommes. Faut voir comment équilibrer cette situation. Il faut mieux encadrer les femmes, mieux les former. Créer des crèches d’Etat pour les jeunes filles mères, octroyer des bourses, des allocations pour les femmes seules, octroyer des mini-crédits pour des activités lucratives. Développer les centres d’instruction et d’apprentissage. Des choses concrètes, au lieu de nous balancer machin sans contenu comme « Gabon égalité », qui vont disparaitre d’eux-mêmes le jour où la première dame actuelle sera devenue une citoyenne lambda exilée en Europe.

    C’est ça la réalité. On est fatigué de la politique bidon comme ça. Que de petites

    choses sur des calculs mesquins.

    Pitié pour le pays

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