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Visiter les prisons pour y détecter les détenus préventifs, généralement indigents et sans avocat, dont les délais légaux de détention sont dépassés et trouver une solution à leur situation, est une des missions que s’est donnée l’Ong La Voix des Oubliés dont deux membres ont récemment séjourné à Oyem.

Laure Yenou remettant des kits d’hygiène pour les détenus. © Gabonreview

Laure Yenou remettant des kits d’hygiène pour les détenus. © Gabonreview

 

Du 16 au 20 mai dernier, Laure Yenou et Fidèle Afanou, deux membres de l’ONG La Voix des Oubliés ont séjourné à Oyem, dans le Woleu-Ntem, au nord du Gabon. Leur mission, qui s’inscrivait dans le cadre des activités d’un projet nommé «DEFI» mené par La Voix des Oubliés en partenariat avec l’ONG française Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH), consistait à rencontrer les autorités pénitentiaires et faire avec ces dernières le point sur la situation des détenus préventifs dont les délais légaux de détention sont dépassés, puis se rendre au tribunal d’Oyem pour y effectuer des recherches sur les dossiers retenus afin de situer leur degré d’avancement pour, éventuellement, décanter des situations.

C’est ainsi que quarante-deux (42) détenus ont été extraits de leur cellule pour rencontrer les membres de l’ONG qui ont fait à leur endroit une présentation de La Voix des Oubliés et des ses objectifs, essentiellement tournés vers la défense des droits des détenus préventifs «oubliés» parce que leurs délais de détention sont dépassés et qu’ils n’ont pas les moyens de se faire assister par un avocat. Chacun des détenus a pu ainsi se livrer sur ses conditions de détention et informer l’ONG de sa situation vis-à-vis du tribunal. Les dossiers de la plupart des détenus entendus se trouvaient depuis plusieurs années (deux, trois, quatre ans, voire plus) à la Cour d’appel de Libreville qui, jusqu’à une époque récente, devaient statuer sur les prisonniers du Woleu-Ntem. Une Cour d’Appel étant désormais installée à Oyem, il est question que les dossiers des détenus d’Oyem y reviennent. En attendant, La Voix des Oubliés saisira directement le Garde des Sceaux pour les cas qu’elle a recensés.

Par ailleurs, les émissaires de La Voix des Oubliés ont noté plusieurs cas de détenus malades, certaines affections ayant été contactées en milieu carcéral. Dans la prison d’Oyem, trois cas ont été signalés comme étant des malades mentaux. Toutes choses qui ont conduit les membres de l’ONG à faire établir par les autorités pénitentiaires une liste des pathologies les plus couramment rencontrées dans cette prison ainsi qu’un état des besoins les plus élémentaires pour la prise en charge médicale des détenus.

N’étant pas venus les mains vides, les membres de La Voix des Oubliés ont remis un lot de 150 kits de produits d’hygiène, dotation de l’Ambassade de France de Gabon, via le service de coopération et d’action culturelle, au profit des détenus les plus nécessiteux.

 

 
GR
 

1 Commentaire

  1. CEDRIC ND dit :

    Courage à cette ONG, vivement que les diffèrent ministère de la république facilité vos démarche envers ces oubliés en prison sans distinction de race ou de nationalité car il s’agit des droits élémentaires des hommes.

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