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L’Union africaine a inauguré le 17 août 2020, à Accra au Ghana, le siège du secrétariat permanent de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), base opérationnelle pour la transformation économique de l’Afrique.

Cérémonie d’inauguration du secrétariat permanent de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) à Accra. ©. D.R.

 

Le secrétariat permanent de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) a été inauguré à Accra, en présence du président du Ghana, Nana Akufo-Addo, et le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat. La cérémonie a été l’occasion de mettre en avant l’importance de l’intégration économique de l’Afrique qui pourrait ainsi s’affranchir de l’aide internationale.

«L’intégration économique de l’Afrique cimentera les fondements d’une Afrique qui saura s’affranchir de l’aide internationale. Le nouveau sentiment d’urgence qu’éprouve l’Afrique pour une véritable autonomie et son aspiration à y accéder trouvent largement leur expression dans la cérémonie d’aujourd’hui», a déclaré Nana Akufo-Addo.

Le secrétariat permanent de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). © D.R.

La Zlecaf, qui représente la plus grande zone de libre-échange du monde est susceptible de transformer le continent, grâce à son marché potentiel de 1,2 milliard de personnes et son PIB combiné d’environ 3000 milliards de dollars américains pour les 54 Etats membres de l’UA. Si tous sont signataires de l’acte constitutif de la Zlecaf, il n’y a que 28 d’entre eux qui l’ont ratifié.

Selon le premier secrétaire général de la Zlecaf, Wamkele Mene, cet organisme offre à l’Afrique l’occasion de s’attaquer aux plus grands défis actuels en matière d’échanges commerciaux et de développement économique : la fragmentation du marché, la présence d’économies nationales de petite taille, la dépendance excessive à l’égard des exportations de matières premières, un potentiel exportateur trop limité, le manque de spécialisation dans les exportations, des chaînes de valeur régionales sous développées et des barrières réglementaires et tarifaires encore trop élevées ne favorisent pas les échanges commerciaux. «Nous devons agir dès maintenant ! Nous devons agir pour démanteler le modèle économique colonial dont nous avons hérité», a insisté Wamkele Mene.

Le groupe de la Banque africaine de développement a accordé une subvention d’appui institutionnel de cinq millions de dollars américains à l’UA pour la mise en place du secrétariat permanent de la Zlecaf, dont les bureaux se trouvent dans un complexe ultra-moderne situé dans le quartier central des affaires d’Accra, la capitale ghanéenne.

Le Ghana a été choisi en juillet 2019 par les dirigeants africains pour abriter le siège de l’organisme, lors d’un Sommet des chefs d’État de l’UA tenu à Niamey au Niger, qui avait donné le coup d’envoi à la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange qui devrait stimuler les échanges commerciaux régionaux entre les pays membres.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Gayo dit :

    La Zlecaf ne peut pas marcher avec Les états dirigés par des régimes prédateurs tel que le Gabon où les Bongo bien qu’au service de l’état mettent puisse d’energie à bâtir leur fortune. Il est mieux que les états qui ont une corruption moins andémique et mieux engagés pour le development tels que le Rwanda, le Ghana, etc. crée une autre union vraiment tournée vers l’intégration économique. Il est naïf de croire que la Zlecaf peut marcher avec des économies sous contrôle mafieux comme Celle du Gabon.

  2. RHUMEN1 dit :

    @Gayo
    Vous avez tout à fait raison. Le problème c’est qu’il y’a des infrastructures qui seront nécessaires. Comment allons-nous pouvoir relier les capitales des pays non-corrompus sans passer par ceux qui sont pourris, par exemple ?

    Je pense aussi que le statut quo ne nous mènera nulle part. Donc nous devons foncer et essayer de parfaire le projet en cours de route.

    En mettant nos intérêts en commun, les états membres et la société civile africaines vont mettre en place des mécanismes de suivi et de contrôle mutuels.

    En Étant unie l’Afrique va voir naître de grandes entreprises continentales capables de suppléer les états dans la création d’infrastructures économiques.

    Avec un marche 1,2 milliards d’habitants, l’Afrique amorce son développement. C’est l’atout le plus important.
    À nous de veiller à ce que ce marché profite aux entreprises africaines et non chinoises ou occidentales.

  3. Mokdad AGGOUN Algérie dit :

    Bonne continuation

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