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Selon la Banque mondiale, la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait accroître le revenu du continent de 7 %, soit 450 milliards de dollars, accélérer l’augmentation de la rémunération des femmes et sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté d’ici 2035.

Signature de la déclaration de Kigali pour le lancement de la ZLECAf, le 22 mars 2019, lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine dans la capitale du Rwanda. © Uneca

 

Face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 qui devrait entraîner jusqu’à 79 milliards de dollars de pertes de production en Afrique en 2020, l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont l’entrée en vigueur était prévue pour le 1er juillet dernier, représente une véritable occasion de stimuler la croissance, de réduire la pauvreté et d’élargir l’inclusion économique dans cette région.

Selon un rapport de la Banque mondiale publié le 27 juillet, intitulé en anglais «AZLECAf: Economic and Distributional Effects», s’il est pleinement mis en œuvre, cet accord commercial pourrait accroître le revenu régional de 7 %, soit 450 milliards de dollars, accélérer l’augmentation de la rémunération des femmes et sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté d’ici 2035.

La couverture du rapport de la Banque mondiale publié le 27 juillet, intitulé en anglais «AZLECAf: Economic and Distributional Effects». © Gabonreview

«La Zone de libre-échange continentale africaine a la capacité d’accroître les possibilités d’emploi et les revenus, ce qui contribue à élargir les perspectives de tous les Africains. Elle devrait permettre de sortir de la pauvreté modérée environ 68 millions de personnes et de rendre les pays africains plus compétitifs. Néanmoins, la réussite de sa mise en œuvre sera primordiale et il conviendra notamment de suivre attentivement ses effets sur tous les travailleurs femmes et hommes, qualifiés et non qualifiés dans tous les pays et secteurs afin de garantir que l’accord porte pleinement ses fruits», souligne Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.

Selon l’institution de Bretton Woods, la libéralisation des tarifs douaniers, de même que la réduction des barrières non tarifaires comme les quotas et les règles d’origine, permettrait d’augmenter les revenus de 2,4 %, soit environ 153 milliards de dollars. Les 292 milliards de dollars restants proviendraient de mesures de facilitation du commerce qui limitent les formalités administratives, abaissent les coûts de mise en conformité pour les sociétés commerciales et facilitent l’intégration des entreprises africaines dans les chaînes logistiques mondiales.

La mise en œuvre de l’accord entraînerait également des hausses de salaire plus importantes pour les femmes que pour les hommes d’ici à 2035, avec des augmentations respectives de 10,5 % et de 9,9 %. Elle permettrait également d’augmenter de 10,3 % le salaire des travailleurs non qualifiés et de 9,8 % ceux des travailleurs qualifiés.

«L’obtention de tels résultats sera particulièrement importante au regard des effets de la pandémie qui ont déjà provoqué des perturbations majeures dans les échanges commerciaux sur le continent, notamment pour des biens essentiels tels que les fournitures médicales et les denrées alimentaires», poursuit le rapport.

Le rapport de la Banque mondiale, sur la ZLECAf a pour but d’aider les dirigeants africains à mettre en œuvre des politiques susceptibles de maximiser les bénéfices potentiels de l’accord tout en minimisant les risques. La création d’un marché à l’échelle du continent exigera une action volontariste pour réduire tous les coûts commerciaux. Par ailleurs, les gouvernements devront s’efforcer de mener des politiques à même de mieux préparer leur main-d’œuvre à tirer parti des nouvelles opportunités.

 
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1 Commentaire

  1. Gayo dit :

    Vive Paul Kagame. Depuis qu’il est parti les sorciers comme Deby ont mis le frein sur ce projet.

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