En détention depuis mai dernier, Olivier Bassiva, le préfet de l’Okano (nord du Gabon), vient d’être condamné à un an de prison dont 5 mois avec sursis, pour avoir fait chasser pour son compte des animaux dans une zone protégée, notamment des singes, un toucan et des antilopes.

Le tribunal d'Oyem le jour du procès - © Patrick Fort / AFP

Le tribunal d’Oyem le jour du procès – © Patrick Fort / AFP

Selon une source judiciaire, citée le média en ligne romandie.com, le préfet Olivier Bassiva a également écopé de 300 000 francs CFA d’amende et 500 000 FCFA de dommages et intérêts «Les deux chasseurs commandités par le préfet et qui sont en préventive depuis avril ont eux écopé de 10 mois de prison dont deux avec sursis», indique le média.

Regis Bibang, l'agent des eaux et forêts qui a arrêté les braconniers - © P. Fort / AFP

Regis Bibang © P. Fort / AFP

Les parties civiles étudient la possibilité de faire appel de la condamnation du préfet qu’elles jugent trop clémente, selon un avocat des parties civiles. En effet, explique le site Internet, les deux chasseurs avaient été pris en février en flagrant délit par un agent des Eaux et Forêts avec, dans leur véhicule (en fait celui du préfet) trois mandrills et un céphalopode à dos jaune, deux espèces totalement protégées, ainsi qu’un toucan et trois antilopes.

Pour se justifier, poursuit Romandie, alors que la chasse n’était pas ouverte et qu’il est de toute façon interdit de chasser dans cette zone protégée, les chasseurs avaient exhibé un ordre de mission du préfet. Celui-ci s’était ensuite rendu sur place pour porter secours à ses chasseurs. Il avait giflé l’agent, lui disant «Allez vous plaindre au ministre !»

Le préfet Olivier Bassiva - © Patrick Fort / AFP

Le préfet Olivier Bassiva – © P. Fort / AFP

Le préfet Olivier Bassiva, 46 ans, avait reconnu la plupart des faits, affirmant qu’il avait agi de manière exceptionnelle en vue d’une réception à laquelle devait assister le président de la République et qu’il ne faisait que poursuivre des pratiques anciennes. Son avocat avait rappelé que le braconnage était une pratique courante et acceptée dans le pays.

Les autorités voulaient donner à ce procès valeur d’exemple. Depuis son accession au pouvoir en 2009, Ali Bongo cherche à se positionner comme un défenseur de la nature en promouvant le Gabon vert. Il a fait brûler symboliquement 5 tonnes d’ivoire en juin dernier, une première en Afrique centrale.

 
 

8 Commentaires

  1. moi makaya dit :

    POUR MOI QUOI…

    m’adressant particulièrement à l’internaute DOS DANNE.
    mon frère, nous n’avions pas terminé notre discussion sur le fait d’avoir comparé le laissé allé de la politique du gouvernement en matière de protection efficace de la faune et de l’environnement, lors de mon commentaire sur les traficants d’ivoir. propos qui vous avaient choqué et par lesquels j’avais repondu que la justice comdamne toute acte répréensible visant une violation de la loi, et dans les deux cas il s’agit d’une violation aggravée car les espèces concernées sont protégés. le préfet est un représentant de l’état, il incarne l’autorité, à votre avis un tel comportement ne mérite t-il pas d’être puni avec une extrême sévérité au même titre ou d’avantage que les braconniers vu le statut de préfet du concerné? et comment justifiez vous la clémence de la justice rendue?
    …makaya.

  2. Dos d'anne dit :

    Monsieur makaya
    vous ne trouvez pas insolent que l’on condamne ce prefet alors que les assassins du militaire de mouila ont été remis en liberté sans jugement?
    Et je vous rappel que ces militaires ont été liberés par grace presidentielle?. Est ce logique ou malsaint?

    • moi makaya dit :

      malsaint certainement, mais hélas la grâce présidentielle est une action constitutionnnelle qui imcombe à la haute personnalité de la république seule dont il n’y a pas de recours. la libération par grâce est une chose et la comdamnation en est une autre. je trouve en cet acte aussi comme vous une forme d’injustice au regard de la gravité du délit commis et de l’appartenance de ces “assasins” au corps d’armée. mais cela ne devrait en aucune manière influencer le rôle de la justice, justice d’ailleurs que je qualifierai en empruntant vos propos de “malsaine”, à double vitesse. vous comme moi constatons des actes d’injustices qui sont posés et les dénonçons même si chacun apporte sa propre analyse et vision. l’essentiel est de s’accorder sur une chose: c’est que rien ne va plus au Gabon.
      …makaya.

  3. La blague dit :

    le pauvre BASSIVA qui paye pour les crapules de la république
    ON va encore faire comment

    • FINE BOUCHE dit :

      Le pauvre le pauvre heu trop peu n’en faut. Il est commandé pour ses actes et puni comme tel. Il envoie des agents braconnés dans des zones interdites sous un prétexte mensonger dans son véhicule de service. Il gifle (nouveau mode de communication ici au Gabon depuis 2009 lorsque l’on désapprouve un propos)l’agent et de surcroit il minimise l’autorité du Ministre “va te plaindre au diable”. Le braconnage,la contrebande, la contrefaçon c’est notre art de vivre à nous les africains soit on les laissent polluer l’éthique soit on en accepte toutes les dérives. Dont celle-ci un préfet c’est qui un simple fonctionnaire, ils se pensent tous des très grands quelqu’un. Aujourd’hui la justice à décidé de le traité comme un banabana c’est bien.

  4. gwen dit :

    Monsieur Dos d’Anne

    Si je suis votre raisonnement, si la justice a failli dans un dossier, elle doit abandonner tous les autres?
    Cette affaire de militaire assassiné est scandaleuse, c’est indéniable, mais donc on fait quoi quand un préfet transgresse la loi ? On le laisse partir?
    Je me réjouis, quelle que soit la matière, qu’un haut fonctionnaire puisse être jugé lorsqu’il transgresse la loi. Aujourd’hui c’est un délit de chasse, j’ai toujours l’espoir que demain ce soit pour quelque chose de “plus grave”, bien que je rejette cette formulation, parce que la loi, c’est la loi.

    • moi makaya dit :

      mon frère aujourd’hui même il y a plus grave car les dossiers qui sont traités actuellement par la justice et qui concerne pour cette période les délits et autres actes de grands banditismes, apparemment concerne une cathégorie de délinquants et coupables, car aucun dossier sur les crimes rituels ne sera traité et n’y figure pas d’ailleur ce qui laisse les parents des victimes toujours en quête de justice rendu dubitatif au regard de la lenteur ou voudrai-je dire de la “justice choisie” de notre pays au regard des vrais problèmes sociaux et d’actualité. à faire à suivre…makaya.

      • FINE BOUCHE dit :

        les crimes rituels sont de tous temps inscrits dans notre histoire “nègre”. Nous savons qu’au plus haut de l’état avec un grand E s’il vous plait, il s’y pratiquent des choses pas du tout orthodoxes. Les sectes, les religions, les dogmes et les diktats font couler énormément de sang, dès que vous en entrouvez la porte, derrière de bonnes choses mais aussi de très vilaines s’y cachent et lorsque l’on vous invite à faire couler le sang. Rien de bon. Mais les gens ont faim de pouvoir, soif de reconnaissance alors tant pis, pourvu qu’il y est l’argent

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