Seulement 17,21% des 22 911 candidats de l’enseignement général ayant composé au baccalauréat cette année ont été admis d’office à leur examen. Pis, l’enseignement technique et professionnel n’a enregistré que 11,10% de réussite d’office.

Des candidats du lycée d’application Nelson Mandela de Libreville, le 14 juillet 2018. © Radio scolaire émergence

 

De 14,81% au premier tour de la session 2017, le pourcentage de candidats de l’enseignement général admis d’office au baccalauréat est passé en 2018 à 17,21% pour 3 943 candidats. Le semblant d’amélioration de 2,4 points enregistré est loin d’être satisfaisant, alors que certains parents espéraient que cette année les résultats au premier tour de l’examen atteignent au moins 50%. D’autant que l’année scolaire a été moins mouvementée que les précédentes.

Les chiffres du ministère de l’Education nationale, concernant le nombre de candidats admissibles n’est pas plus reluisant. Sur les 22 911 candidats présents dans les centres d’examen à travers le pays, l’on dénombre 10 254 admissibles, soit 44,75%.

Pour l’enseignement technique et professionnel, les résultats cette année sont encore plus inquiétants. Sur 4 763 candidats en lice, seulement 529 ont eu d’office leur examen, soit un taux de réussite de 11,10%. Pas de quoi se réjouir.

 
 

6 Commentaires

  1. Ikobey dit :

    Déjà que le niveau exigé pour l’obtention est bas !
    Ne faudrait-il pas sélectionner les lycéens avant le bac plutôt que les faire miroiter des objectifs impossibles pour eux.
    On fabrique ainsi une génération de frustrée.

  2. Ari dit :

    “… alors que certains parents espéraient que cette année les résultats au premier tour de l’examen atteignent au moins 50%. D’autant que l’année scolaire a été moins mouvementée que les précédentes.”

    C’est ca, continuez d’esperer que les resultats vont s’ameliorer comme par enchantement lorsqu’un systeme scolaire (contenu des enseignements-formation des enseignants-calendrier scolaire) est detruit depuis plusieurs decennies.

  3. Fayo dit :

    On ne peut faire de miracles. C’est une génération mal formée avec les lacunes accumulées. Quand nous auront chassé la junte, nous allons monter une association de volontaires (enseignants, fonctionnaires, travailleurs du privé, étudiants) pour une vaste opération de remise à niveau de nos élèves du secondaire pendant 3 ans. Si nous trouvons des mécènes, les volontaires qui n’ont pas encore de salaire (étudiants, chômeurs) pourront recevoir une petite indemnité. Un projet qui a un sens que si Ali Bongo et les pédégistes à l’origine de la défiance du peuple, des travailleurs en particulier, contre l’état sautent. La fin du PDG redonnera aux gabonais envie de servir leur pays de façon désintéressée.

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