Le Docteur en économie, ancien ministre de la République et membre du Bureau politique du Parti démocratique gabonais s’est dégagé définitivement de ses responsabilités au sein du parti au pouvoir pour soutenir Jean Ping, le candidat à la présidentielle d’août prochain.

Fabien Owono Essono, le 28 mai 2016 à Oyem. © Gabonreview

Fabien Owono Essono, le 28 mai 2016 à Oyem. © Gabonreview

 

En présence d’une petite foule et de nombreux notables de la province du Woleu-Ntem, dont l’ancien ministre Bonjean Ondo, le général Simon Pierre Mengome Atome, René Ndemezo’o Obiang, président de Démocratie Nouvelle et les maires de la commune conduits par l’édile principal, Vincent Essone Mengue, l’ancien député de la commune d’Oyem, Fabien Owono Essono, a annoncé, le samedi 28 mai dernier à Oyem, son départ du Parti démocratique gabonais (PDG). «Constatant le peu de crédit ou de considération que me réservait le PDG, je prends ce jour la décision de ne plus en être membre», a-t-il déclaré.

René Ndemezo'o Obiang, le président de Démocratie nouvelle, pour souhaiter la bienvenue au néo opposant. Et une vue du public et des personnalités présentes. © Gabonreview

René Ndemezo’o Obiang, le président de Démocratie nouvelle, pour souhaiter la bienvenue au néo opposant. Et une vue du public et des personnalités présentes. © Gabonreview

Pour le maire d’Oyem, Vincent Essone Mengue M’Atome, qui a souhaité la bienvenue dans l’opposition  à Fabien Owono Essono, quand un homme de l’envergure du nouveau dissident de PDG pose un tel acte et adhère à une autre force politique, c’est comme un baobab qui tombe : il emporte avec lui la forêt qui l’entoure.

Joyeux, Fabien Owono Essono a rappelé que le débat politique est permanent. Il atteint simplement ses sommets à l’occasion des échéances électorales. Le Gabon étant à l’orée d’une élection présidentielle, il refuse de continuer à se taire et de rester dans son coin. «C’est pour cela qu’il me plait de rappeler que depuis 1997, à travers le PDG, j’ai pris part à ce débat». Et l’ancien député d’Oyem de regretter qu’en dépit de sa loyauté, sa disponibilité, sa fidélité et ses états de services, «j’ai été proprement marginalisé, ignoré, rejeté et avec moi, nombre d’autres Oyemois. Ainsi, depuis le congrès de 2008 j’ai été fait simple militant après avoir été membre du bureau politique».

Déclarant vouloir continuer à participer de manière responsable et digne au débat politique, Fabien Owono Essono a indiqué qu’il s’aligne derrière Jean Ping pour sa candidature à l’élection présidentielle d’août prochain. «Je partage totalement sa vision et ses ambitions pour le Gabon», a-t-il ajouté avant de lancer à l’endroit du public : «Conjuguons ensemble nos efforts pour sortir notre pays de l’enlisement dans le quel il se trouve depuis ces derniers temps».

René Ndemezo’o Obiang, le président de DN, est monté au micro pour rappeler qu’Owono Essono est connu de tout le Gabon. «C’est un grand homme qui vient de poser un acte noble. Comme je l’ai fait il y a plusieurs mois», a-t-il dit. Rappelant que l’élection présidentielle aura bientôt lieu et qu’il y aura plusieurs candidats, Ndemezo’o Obiang a lancé un appel aux populations du Woleu-Ntem : «Notre candidat c’est Jean Ping et Fabien Owono Essono est désormais l’un de ses grands soutiens ici à Oyem».

Un peu avant l’ouverture de la cérémonie, le speaker de service a succinctement présenté le néo opposant : Owono Essono est né le 22 décembre 1945 à Oyem de père et mère de la localité. Chrétien catholique pratiquant, il fait ses études primaires et secondaires dans sa ville de naissance où il a obtenu son CEPE et son BEPC. Transféré au Lycée national Léon Mba, il décroche un Bac C avant de s’inscrire à l’université de Montpellier (France) dont il sort nanti d’un doctorat en économie avec mention Très bien. De retour au Gabon, il est successivement enseignant d’économie à l’UOB ; Conseiller du président de la République ; Directeur adjoint de cabinet civil du chef de l’Etat ; Directeur général d’Air Gabon ; Secrétaire général du gouvernement ; Secrétaire général du ministère des Mines et des Hydrocarbures ; député d’Oyem ; ministre délégué en charge des Petites et Moyens entreprises ; ministre délégué aux Finances chargé de la Privatisation ; ministre de l’Agriculture chargé du développement. Sorti du gouvernement, il est Haut représentant personnel du chef de l’Etat chargé des Affaires économiques et financières, Délégué général du gouvernement auprès de la Setrag et enfin Délégué de la Haute autorité de régulation ferroviaire.

 

 
 

12 Commentaires

  1. mapouya dit :

    t’es un PATRIOTE. mettons un temps soit peu notre ventre entre parenthèse.

  2. BIGBILY dit :

    Ces départ du PDG se sont des gens qui sont politiquement fin et n’ont aucune crédibilité et place dans le Gabon d’aujourd’hui.

  3. LE LION NOIR dit :

    ce dernier aura au moins du monde derrière étant donné que chaque voix est une aubaine pour chaque candidat.

  4. Le très vénérable Grand Maitre dit :

    Pour moi c’est un non événement . C’est un vieillard qui doit penser à prendre sa retraite. Ali sera vainqueur cette année car la majorité des gabonais est derrière lui .

  5. LeCaiman dit :

    Je constate simplement qu’à chaque défection du PDG, on vient nous bassiner que c’est un non évènement. Quoi c’est pour se donner du courage que d’adopter cette posture???

    Pourtant, cela devrait terriblement alerter car même la démission d’un simple militant devrait être considéré comme un échec et les instances dirigeantes de ce parti devrait s’en inquiéter.

    Dans tous les cas, les démissions continuent en cascade.

  6. Pierre Manganga dit :

    Le syndicat des octogénaires continue de faire son marché. Que représente cet homme à Oyem. Rien ou presque. Sans femme, sans domicile fixe à Libreville… il se verra doter bientôt d’une voiture chinoise. Bon voyage en terre inconnue.

  7. LeCaiman dit :

    Par contre si le transfuge du PDG a démissionné par ce qu’il a été mis au placard, je trouve ca tout de même léger.

    Qu’il parte par ce qu’il ne se reconnait pas la politique menée Durant ces 7 dernières années, je trouve que c’est à la hauteur du personnage de par son parcours. Mais si c’est par ce qu’il est maintenant un simple militant ben alors la, je le qualifierai d’opportuniste en allant à l’opposition.

    J’espère pour lui qu’il a rejoint les rangs de l’opposition pour combattre la mascarade actuelle.

    • michel dit :

      c’est un non événement.vous pensez que quelqu’un de sérieux va sortir d’un parti politique parce qu’il a faim?il dit lui même qu’il a été oublié.par qui ?donc pour rester au parti,il faut forcement un poste?J’espère que Ping lui trouvera le poste qu’il veut.c’est malheureux pour notre opposition qui reçoit non les gens de conviction mais plutôt les gens qui crient famine.Dommage

  8. Kem Wr dit :

    Ah, Fabien Owono Essono alias Capello a démissionné du PDG ? Il y a pourtant bien longtemps qu’Eboué en avait fait une bouchée à Oyem. L’homme n’était plus que l’ombre de lui-même. Un simple militant reclus dans son coin. Il avait perdu le crédit et la considération dont il jouissait naguère au PDG. Encore une démission nourrie par la frustration et la rancœur. A qui le tour ? Pour Jean Ping, c’est toujours bon à prendre. Lui qui excelle ces derniers temps dans le recyclage des hommes politiques grabataires et à bout de souffle. Or, comme on ne verse pas du vin nouveau dans des vieilles outres, l’échec prochain de Jean Ping montre là ses premiers signes ? Vous pouvez le percevoir sans effort dans le creux des rides faciales de Fabien Owono Essono et sur le rictus macabre de René Ndemezo’o Obiang.

  9. Mfoumou dit :

    Remarquez que les vielles marmites font toujours les meilleures sauces.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW