La police vient de réaliser un grand coup avec l’arrestation, le 11 octobre 2018, de plusieurs braqueurs qui terrorisaient les quartiers de Libreville.


Parfait Nzamba Moussavou, alias «La Parole» et ses complices brandissant l’une des armes avec laquelle ils opéraient. © Facebook /Ministère Intérieur

 

Plusieurs bandits et voleurs qui terrorisaient la population de la capitale gabonaise ont été neutralisés, le 11 octobre 2018, par les unités de la Brigade anti criminalité (Bac), celles de la Brigade de recherche et d’investigations (BRI) de la Police d’investigation judiciaire.

Tout est parti d’une vidéo anonyme, envoyée à la Police, le 11 octobre, dans laquelle on voit de jeunes gens, armés de machette, stopper des voitures en pleine chaussée, sur la voie express. Dès que la voiture tente de ralentir, ils ouvrent les portières, menacent les occupants et arrachent ce qu’ils peuvent.

Face à cette scène ubuesque en pleine journée et dans l’une des voies les plus fréquentées de Libreville, la Police a décidé de passer à la vitesse supérieure. Les forces de l’ordre et de sécurité ont mis en place un dispositif pour traquer ces malfaiteurs intrépides.

La Brigade anti criminalité (Bac), la Brigade de recherche et d’investigations (BRI) et la Police d’investigation judiciaire ont travaillé d’arrache-pied, dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 octobre 2018, pour neutraliser plusieurs gangs.

Selon les sources du ministère de l’Intérieur, parmi les personnes interpellées, plusieurs sortent fraîchement de prison. Sur les six personnes vues en infraction sur le vidéo, «le présumé cerveau de cette la bande, un certain J.B., est toujours en cavale. Cependant, le reste du gang a été interpellé». Les forces de l’ordre ont également appréhendé le gang de Patrick Nguema Edzo, alias «Etcho». Ce gang sévissait dans les quartiers Avea, Atsib Ntsos et Rio, dans le 2e arrondissement de Libreville.

Cette traque a également permis de mettre la main, au Rond-point de la Démocratie, sur la bande de Parfait Nzamba Moussavou, alias «La Parole». Le «maître de la Parole» sévissait dans les PK et le quartier Nyali, dans le 5e arrondissement. Lors de la perquisition de son domicile, la police a trouvé un pistolet automatique et des munitions. Le chef de gang affirme avoir subtilisé l’arme dans le sac d’un membre du gouvernement, l’année dernière.

 
 

3 Commentaires

  1. Moadzang dit :

    Donc si cette vidéo anonyme n’aurait pas été faite, les bandits seraient toujours sur la voie expresse en train de braquer les gens ou bien?

    Sans vouloir offenser qui que ce soit, tout cela me parait n’être qu’une mascarade savamment orchestrée par quelques têtes qui voudraient démontrer leurs compétences surtout suite au discours du grand camarade d’il y a quelque semaines…

    Dans la vidéo on voit bien un camion de la police passer sans rien faire, de même, la personne qui filme affirme voir des policiers à quelque mètres qui pareillement ne font rien du tout.

    Dans 6 mois tous ces bangando seront à nouveau libres…

  2. okoulou dit :

    c’est un sujet auquel nous ne pouvons pas être indifférent. Nous avons failli a avoir une police de proximité comme dans les pays qui prônent la sécurité des biens et des personnes.
    C’est tirer sur les pieds…Tant que les gangs se disent qu’ils sont appréhendés et arrêter pour en ressortir rien ne les empêcheras de continuer leur basse besogne

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