L’appel lancé, le 10 juillet, par le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, pour une réflexion élargie et inclusive sur la gestion du Gabon aux plans politique, économique et social, suscite moult commentaires. Notamment que cette entreprise est déterminée par des pressions reçues à Paris lors du dernier voyage d’Ali Bongo ou encore qu’il s’agit d’une reconnaissance de la crise politique invoquée par l’opposition, mais aussi qu’il pourrait être question d’un aveu de l’état stationnaire du pays.  

Gabonreview.com - Raymond Ndong Sima, Premier ministre du Gabon - © Jordan/gabonreview.com

Paru le 10 juillet 2012 dans le quotidien Gabon Matin, un communiqué signé du Premier ministre, Raymond Ndong Sima, appelle à une concertation nationale sur la gouvernance politique, économique, sociale et démocratique du Gabon en septembre prochain.

Communiqué antidaté

«Population, (usagers du service public), élus nationaux ou locaux, agents de l’État, institutions de l’État, société civile, secteur privé, corps intermédiaires et prescripteurs d’opinion» sont invités, à travers ledit communiqué, à des assises visant : «1- à poser un diagnostic de la gouvernance politique, économique, sociale et démocratique de notre pays ; 2- à assurer l’adaptation de l’État au contexte économique et social au regard de la demande croissante de nos concitoyens en faveur d’une gouvernance de qualité ; 3- à assurer la simplification de ses procédures, la transparence de sa gestion et l’accessibilité à ses services.» Le but ultime, précise le communiqué est de «donner à la politique de l’Émergence un instrument moderne, efficace et performant pour la réalisation des trois piliers du programme du Président de la république, chef de l’État, «l’avenir en confiance» que sont : le Gabon vert, le Gabon industriel, et le Gabon des services».

On pourrait penser que le Premier ministre gabonais entend, par là, traduire dans le réel une idée lancée lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, le 12 avril 2012. Mais, le fait que ce communiqué soit antidaté du 26 juin, laisse penser qu’il s’agit d’une mise en scène visant à escamoter un fait : la grande concertation annoncée est une réponse au mémorandum édité le 3 juillet dernier à Paris au terme des «ateliers de la transition» organisés, autour de la rencontre Ali Bongo-François Hollande, par les membres de la société civile et la diaspora gabonaise de France, sous la houlette de Zacharie Myboto, Jean Eyéghé Ndong et André Mba Obame.

Similitudes et commentaires

La similitude de certains détails est pour le moins évidente. Le mémorandum de Paris, qui entend proposer une «démarche pour sortir le Gabon de la crise profonde qu’il traverse depuis l’élection présidentielle anticipée du 30 aout 2009», indique en effet que «priorité doit être donné à une initiative impliquant toutes les gabonaises et tous les gabonais à travers une Conférence nationale souveraine». Celle-ci est programmée pour septembre 2012. Or, la concertation souhaitée par Ndong Sima n’est pas, dans le principe, si éloignée que ça d’une conférence nationale. D’ailleurs elle est également annoncée pour septembre prochain.

Ancien directeur général des élections au ministère de l’Intérieur entre 2007 et 2009, le journaliste François Ondo Edou pense que le Premier ministre gabonais vient de reconnaître officiellement que le pays est en crise, alors que l’ancien diplomate et bloggeur Petit-Lambert Ovono estime, lui, que le président Bongo «doit respecter le chronogramme et le plan de sortie de crise sur lequel il a sans doute posé sa signature à Paris et qui l’obligeait à lancer un appel au dialogue trois jours après la rencontre de la capitale française.» Toutes choses qui amènent à rappeler que le communiqué ayant sanctionné la rencontre Bongo-Hollande, le 5 juillet, indiquait clairement que les relations France-Gabon seront désormais exigeantes sur les questions de gouvernance, de corruption et de pluralisme démocratique. Des paramètres autour desquels Raymond Ndong Sima invite maintenant le peuple à réfléchir.

Questionnement sur les raisons endogènes

Si la concertation annoncée par Ndong Sima, quelques jours après l’audience d’Ali Bongo à l’Élysée, n’est pas une réponse à des pressions initiées à Paris, un questionnement portant sur ses déterminismes intra-gabonais doit alors être poussé : N’est-ce donc pas un désaveu, par le pouvoir gabonais lui-même, des réformes qu’il a menées jusqu’ici ? Les «agences», par exemple, ont été présentées comme des outils visant une meilleure mise en œuvre des politiques publiques. Elles sont aujourd’hui controversées jusqu’au sein de l’assemblée nationale, pourtant partisane. Le nouveau pouvoir gabonais a, par exemple, annoncé l’entrée dans une ère de rigueur marquant la fin du laxisme et de l’impunité. Ces maux se révèlent pourtant plus que jamais exacerbés. Dans la gouvernance politique par exemple, ne perçoit-on pas aujourd’hui la dissolution d’un parti d’opposition comme un acte des plus anti-démocratiques ?

Qu’est-ce qui amène donc l’exécutif gabonais à reconnaître soudainement  que les choses ne marchent pas ? Pourquoi est-il amené à reconnaitre qu’il faut revoir le mode de gouvernance jusqu’ici pratiqué ? A rebours, ne donne-t-on pas raison à l’opposition qui avait refusé de participer aux dernières législatives, qui considère que toutes les réformes effectuées depuis octobre 2009 ne valaient pas la peine d’être menées, que toutes les institutions étaient partisanes, que la justice était instrumentalisée ? Reconnait-on donc que tout cela était des erreurs ? Sinon, que penser qu’à mi-mandat, sans raison apparente, on appelle à une réflexion politique, économique et sociale ? Ne reconnait-on pas qu’il y a une crise dans le pays, alors que la veille, 9 juillet 2012, le quotidien gouvernemental L’union indiquait que l’idée d’une crise sociopolitique dans le pays n’existe que dans l’esprit de certains ? Il est toujours bon de se remettre en question et seuls ceux qui ont l’esprit obtus ne se reviennent pas sur leurs décisions.

 
 

27 Commentaires

  1. Le citoyen dit :

    “Paru le 10 juillet 2012 dans le quotidien Gabon Matin, un communiqué signé du Premier ministre, Raymond Ndong Sima, appelle à une concertation nationale sur la gouvernance politique, économique, sociale et démocratique du Gabon en septembre prochain.”

    Je crois que le mieux est de convoquer une conference nationale

  2. Pirate 241 dit :

    Ami Bongo n’est pas outillé pour reconnaitre ses erreurs. Le défrisé est allé jusqu’à dire que le FMI ne comprend rien parce qu’il annonçait pour le Gabon un autre taux de croissance que le sien annoncé.

    Pour Ali et Narcrombessi tout baigne, le Gabon sera émergent dans 13 ans. Donc cette décision du PM a été imposée de l’extérieur. Y a pas à réfléchir midi-14h, c’est une injonction d’Hollande, le nouveau patron de Bongo II. La monarchie équatoriale s’est pris une baffe.

  3. sinotables dit :

    il s’agit d’une initiative à encourager, de quelque bord politique que l’on soit. Parce qu’un consensus global peut être possible, au-delà des courants politiciens des uns et des autres. Le défis des Gabonais ce n’est pas les partis politiques mais la Nation. http://www.sinotables.com demeure au service des causes nobles. Je trouve l’initiative si intéressante que nous allons nous en inspirer pour faire un papier.

  4. dworaczek-bendome dit :

    certains “lèches babines” iront, s’ils sont sûrs de récupérer un petit bénéfice personnel par la suite.

  5. Rank dit :

    Qu’est-ce qui se passe, Ali Bongo sans l’avis de qui Raymond Ndong Sima ne peut prendre une telle initiative, est maintenant dans les cordes. Où est donc passée son arrogance? Ce n’est pas lui qui s’emmurait derrière le fameux “la majorité gouverne, l’opposition s’oppose”? Ce n’est pas lui qui a laissé faire Ndongou et Mborantsuo pour obtenir, toute honte bue, ce que les journalistes de Gabonreview nomment “une majorité extravagante” à l’Assemblée nationale? Qu’il continue de gouverner. Faut pas lâcher le gouvernail quand le bateau fonce vers des précipices que tout le monde annonçait sans qu’il ne daigne écouter. Qu’il interdise d’autres partis politiques (il reste quand même le CDJ, Ça suffit comme ça, l’UPG et le BDP Modwoam), qu’il continue de casser des maisons pour ne rien bâtir à la place… Parce que cet appel est un leurre pour apaiser la crise. Sinon, les partis politiques de l’opposition y seraient également invités. Ce que ne mentionne pas le communiqué du PM.

  6. La Fille de la Veuve dit :

    Que nous dit le Communique de Ndong Sima :

    Il confirme des la Première Ligne qu’il a git sous l’autorité d’Ali Bongo Ondimba.
    Il nous dit ensuite qu’il va poser le diagnostic – et non la thérapeutique – de la gouvernance politique, économique, sociale et démocratique du Gabon.
    Il nous dit que l’Etat n’est pas adaptée à la demande des Gabonais en faveur d’une Gouvernance de qualité.
    Il nous dit vouloir un Etat démocratique, transparent, vertueux, reconnaissant donc qu’il ne l’est pas aujourd’hui.

    Alors rappelons-nous ceci :

    “…
    Au Gabon le 08 juin 2009, après le décès du Président Omar BONGO ONDIMBA, l’espérance d’une transition démocratique dans notre pays s’est transformée en escroquerie juridique et politique parce que les hommes et les femmes qui avaient en charge la direction des institutions constitutionnelles ont, tous sans exception, placé leurs intérêts égoïstes au dessus de l’intérêt national. À la suite de cette expérience, nous sommes parvenus à la conclusion que les institutions, pour fortes qu’elles puissent être, ne valent que ce que valent les femmes et les hommes qui en ont la direction.

    Aujourd’hui la société Gabonaise est en crise. Notre démocratie est en crise et la République avec.


    Gabonaise, Gabonais, mes chers Compatriotes,

    La détermination avec laquelle vous réclamez que soit respecté votre vote du 30 août 2009 donne corps à cette affirmation de l’illustre Président américain Abraham Lincoln : “Un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil”.

    Le vote des Gabonais est plus fort que la décision d’une Cour Constitutionnelle aux ordres. C’est ce vote des Gabonais qui confère la légitimité à partir de la laquelle s’établit la légalité, et non l’inverse.

    La Cour Constitutionnelle, en ignorant le vote du peuple Gabonais pour servir les intérêts d’un clan et imposer son candidat à la tête du pays, s’est disqualifiée d’elle-même.

    Le Parlement, en abandonnant sa responsabilité devant le peuple souverain pour se mettre au seul service d’une Direction du PDG aux ordres, s’est lui aussi exclu de la République. Le vote récent par le Parlement d’une constitution monarchiste a achevé de disqualifier cette Institution dans sa composition actuelle.


    Nous nous trouvons désormais dans la situation où le silence devient un péché lorsqu’il prend la place qui revient à la protestation. Et d’un homme, il fait alors un lâche. Ma responsabilité politique, mon Amour pour Dieu et pour tous mes concitoyens m’obligent à ne pas rester silencieux en ces temps si sombres et si difficiles que traverse notre pays.

    Au cours de l’année 2010 qui vient de s’achever le Gabon, comme 13 autres États d’Afrique francophone, célébrait un demi-siècle d’indépendance. Chaque Gabonaise et chaque Gabonais était fondé à se saisir de cette occasion particulière pour se souvenir, s’interroger et aussi se projeter. J’ai ainsi entrepris de me retrouver avec moi-même pendant plusieurs mois pour mieux m’interroger sur les raisons profondes de la situation de crise dans laquelle se trouvait notre pays au moment où il célébrait le 50ème anniversaire de son indépendance et aussi à la meilleure manière de traiter cette crise dans l’intérêt du Gabon et de son peuple.

    Ce qui constitue une Nation, ce n’est pas le fait de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnique commun. Ce qui constitue une nation, c’est d’avoir accompli ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir. En UN mot, le vouloir vivre ensemble.

    Depuis 50 ans, ce sont les Gabonaises et les Gabonais qui écrivent l’Histoire de notre pays. Depuis 50 ans, nous sommes désormais les principaux acteurs et les seuls comptables de notre Histoire. Il est essentiel pour chaque Gabonaise et pour chaque Gabonais de prendre conscience de ce que non seulement son Histoire est, comme celle de tous les peuples de ce monde, vieille de plusieurs siècles, mais aussi que ce sont des hommes et des femmes qui, du fait de leur erreurs ou au prix de leurs sacrifices, ont écrit cette histoire et continueront de l’écrire.
    …”. Andre Mba Obame, le 25 janvier 2011.

    Nous y sommes.

    • Rank dit :

      “Le silence devient un péché lorsqu’il prend la place qui revient à la protestation”.
      Merci à toi, orpheline, pour cette citation qui devrait interpeller tous le Gabonais soucieux du devenir de leur pays.

  7. pierre kiroule dit :

    Ca va accoucher d’une souris, encore des semaines de bla-bla, avec perdiems à l’appui, peut être redistribution de postes juteux au profit de l’opposition pour les calmer, et le peuple dans tout ça? Il n’est pas plus simple de réellement appliquer en se donnant les moyens économiques et humains ce fameux programme de l’émergence?

  8. Marshall dit :

    C’est déjà un bon pas en avant pour la politique gabonaise, mais il faut plus parce que le Gabon mérite plus que ça !!!!

  9. MEYE Jean Julien dit :

    Ce n’est qu’une farce du Premier Ministre, comment il peut faire publier un communiqué qui date du 26 juin ? C’est une insulte au peuple gabonais, c’est pas sérieux de sa part. Nous voulons une conférence nationale qui doit être un moment important dans l’histoire politique de notre pays. Il n’a qu’à prendre le courage à dire que la conférence nationale doit se tenir. C’est tout; En plus, comment peut-il exclure les partis politiques de cette fameuse concertation, alors qu’il parle de la gouvernance politique dans son communiqué. Quels sont ceux qui parleront des sujets politiques dans cette concertation?

  10. ivala denise dit :

    bonsoir a tous je trouve nous devions avoir un regard vers notre avenir car le gabon est nous. je demande a tous a toutes d’etre des personnes emergent car nous avions besion de notre gabon

    • Le fils du pays dit :

      Bonjour Denise et durtout bonne fête de l’indépendance. Si tu n’as rien à dire ou écrire, alors je te prie de considérer que tu n’es pas la bienvenue dans ce forum. C’est peut-être l’occasion de te rappeler que tu es hors sujet. Ce dont le Gabon a besoin actuellement, c’est des institutions fortes, des hommes et des femmes solides, une alternance digne et non familiale. Oui, nous devons organiser une conférence nationale pour en débattre. D’ailleurs, le pouvoir en place l’admet sous une autre forme. quelle différence fais-tu entre ce que propose le Premier Ministre et la proposition d’AMO? Hein quelle différence? Alors ma soeur reveille toi. et arrête d’attendre quelque qui n’arriverais pas. Construit ton avenir toi même et ne compte pas sur les autres. fais-toi confiance à toi même avant d’en faire aux autres. Tu n’en sais rien des besoins du Gabon, car tu devais te rendre en avidence que nous sommes au ponit mort.
      Je ne sais pas comment tu interpreteras mon message, mais sincèrement, tu as encore des efforts à fournir.

  11. L'indigné dit :

    Donc tout le monde sauf l’opposition? enfin peut être que je ne lis pas bien mais je crois n’avoir pas lu qu’il est noté l’opposition dans la liste des personnes qu’il invite à ces “assises”.Qui peut m’éclairer svp?

  12. matsemba dit :

    Le courage ne suffit pas à un homme pour règler des situations pour lesquelles il n’a ni la solution, ni les moyens de parvenir à un règlement définitif.
    C’est bien de faire un tel communiqué mais à ce niveau de l’état c’est la présidence qui est qualifiée parceque elle doit assumer.
    C’est simple de faire signer ce genre de machin directement par celui qui a eu l’initiative et qui a pris la décision. Pour une fois pensons vraiment à notre pays et plaçons le à un niveau respectable en organisant sans détour une conférence nationale qui posera les jalons d’une sortie de crise avec la participation sans exclusive de tous. On peut volontairement ignorer l’opposition mais nul ne peut refuser aux opposants d’être des vrais gabonais qu’il sont. Oui après avoir été colonisé par des europeens, on est sous tutelle dans notre propre pays des béninois, rwandais, marrocains et autre mais, qui peut accepter cela franchement? Non quoi que soit le prix à payer nous nous opposerons à toute autre formr de colonisation et vivvement la confé de Septembre pour faire un toitelettage national. Ramenons l’élection à 2 tours, limitons le mandat présidentiel ou alors ne limitons pas celui des députés sénateurs et autre comme on le fait à présent à la cour constitutionnelle!!! non soyons sérieux et faisons les choses comme des cityens modernes

  13. Le citoyen libre dit :

    Comment poser un diagnostic de la gouvernance politique sans les partis politque ?
    C’est à croir que les partis politique n’existent plus au Gabon.
    Il y a un dictacteur au pouvoir c’est tout.

  14. le Saint Gabs dit :

    Mais Raymond “la vache qui rit”,c’est une bonne initiative mais sans opposants cela rime à quoi?
    Les vrais pbs des gabonais c’est le logement,la santé,la route et l’emploi qu’est-ce que nous avons à faire des opposants qui pensent qu’on ne les voit pas clair???
    Soyons sérieux!!!

  15. le Saint Gabs dit :

    D’accord pour une conférence nationale!

  16. maroundou200 dit :

    Encore des blablas on va voir ça où ? dans le Gabon pourrit là et les politiques irréelles avec des incompétents, pardon allez là bas avec vos fausses promesses !!! Au Gabon l’opinion publique on s’en fout, donc j’espère que cette concertation aura lieu. Nous sommes fatigués de toutes ces injustices.

  17. berre dit :

    J’ai espoir que la politique d’émergence du Président Ali Bongo Ondimba permettra aux leaders politiques gabonais, femmes et hommes, qui n’auront pas pu atteindre la présidence suprême, de mettre leur talent au service du développement local, de contribuer durant leur existence à l’amélioration des conditions de vie des populations de leur terroir en étant (comme en France) des « Présidents » de Conseils Régionaux ou de Conseils Généraux, des Maires de Communes… tous élus démocratiquement. L’émergence ouvrirait ainsi la possibilité de démultiplier les pôles de développement pour offrir des alternatives à la course conflictuelle à la présidence suprême.
    Je rappelle que ce n’est que depuis le 28 mars 2003 que la loi constitutionnelle de la République française « une et indivisible » stipule que « son organisation est décentralisée ». Je demande à mes compatriotes d’être patients dans leurs attentes et de savoir exprimer leurs revendications tout en veillant à préserver l’intérêt général, la paix et l’unité nationale.

  18. berrejl dit :

    J’ai espoir que la politique d’émergence du Président Ali Bongo Ondimba permettra aux leaders politiques gabonais, femmes et hommes, qui n’auront pas pu atteindre la présidence suprême, de mettre leur talent au service du développement local, de contribuer durant leur existence à l’amélioration des conditions de vie des populations de leur terroir en étant (comme en France) des « Présidents » de Conseils Régionaux ou de Conseils Généraux, des Maires de Communes… tous élus démocratiquement. L’émergence ouvrirait ainsi la possibilité de démultiplier les pôles de développement pour offrir des alternatives à la course conflictuelle à la présidence suprême.
    Je rappelle que ce n’est que depuis le 28 mars 2003 que la loi constitutionnelle de la République française « une et indivisible » stipule que « son organisation est décentralisée ». Je demande à mes compatriotes d’être patients dans leurs attentes et de savoir exprimer leurs revendications tout en veillant à préserver l’intérêt général, la paix et l’unité nationale.
    ———-
    SOURCE: http://www.ujpdg-france.fr/index.php/a-la-une/tribune-libre/271-visite-du-chef-de-letat-a-parislanalyse-de-jose-mene-berremembre-de-la-diaspora-gabonaise

  19. berrejl dit :

    Bien que le principe de la succession héréditaire au pouvoir des parents par leurs enfants soit très inquiétant pour le peuple, ne désespérons pas à l’idée de voir surgir un jour, un fils transfuge, doué de la capacité à MIEUX FAIRE que ses pères, soucieux de relever les défis manqués eux et de combler leurs lacunes. Une manière de laver l’affront.
    (Publié le 21 août 2009, sur Afrik.com, avant l’élection du Président Ali Bongo Ondimba).

  20. MoineMouwandzila dit :

    c’est vraiment malin de constater que “La Fille de la Veuve” ne rate pas une accasion pour faire la propangande de son idole AMO et ici dans un lyrisme a reveiller un cadavre.
    elle attribue a son idole la paternité des evenements depuis 2009 et cela fait de AMO le HERO de la Democratie du Gabon a l’image de Martin Luther King au USA.
    Trouvez ici ce fanatisme et cet Obscurentisme qui chez un prifiler est un symptome des criminel en serie qui n’hesiteront à decapiter de ce pays simplement parceque le poste de president du gabon leur obsede.
    AMO ne commence pas en 2009 mais depuis les années 80-90 et c’est lui qui met en place dans sa science infuse, les tripatouillages qui ont bloqué les victoirs de Mba abess, de Mamboundou et autres au profits du PDG. c’est lui qui a matraqué l’opposition gabonaise depuis l’avenement de la democratie, c est lui le premier a s’etre opposé a l’affaire des biens mals acquis des OBO.
    aujourdhui il est le MOISE du Gabon,
    j’ai peur pour notre pays si un jour un type comme ça venait a passer au pouvoir. avec l’esprit sectair pretendant pouvoir diriger equitablement toutes nos communautés. Aussi des gens comme “La Fille de la Veuve” qui occultent expressement le coté tordu et pervers d’un type, simplement parcequ’on l’idolatre.
    s’agissant du PM, ce que je deplore dans son initiative, c’est le manque de constat sur son environnement de travail qui aurait motivé cette decision.

    On aurait souhaité: Vu que,

    1/- les administrations sont pourries parceque les opposants ne sont plus aux affaires.

    2/- les logements ne decollent pas, par la fautes des opposant ecartés

    3/- les differents ministres et premiers ministres ne maitrisent aucun dossiers

    4/- nos directeurs de cabinet sont des etrangers….

    sachant que l’expertise de l’evolution du gabon est detenue par les opposants, une concertation avec ces derniers nous est incontournables, AMEN.

    • Le fils de la Veuve dit :

      @Moinemouwandzila. Avez-vous entendu parler de Mboumbou Miyakou ? Apparemment non !!!! Avez-vous entendu parler de Mayila ? Aparremment non ! Avez-vous entendu parler de Chsritian Clotaire Ivala ? Aparrement non !!!! Occulter ainsi les passages de ces personnes au ministère de l’Intérieur, celui qui gère les élections, c’est faire dans la révisionnisme, la falsification de l’histoire. Et ce n’est pas avec ça que l’on va construire le Gabon. Pour le reste, la responsabilité des uns et des autres et leur crédibilité actuelle, ce débat est aussi éculé qu’oiseux…. Il ne vous reste qu’une chose ; aller dans les maternelles et recruter votre personnel politique. C’est ainsi que vous aurez une classe politique vierge….

      • MoineMouwandzila dit :

        Dans cette logique accordons a hitler des circonstances attenuantes, la meme choses pour les tueurs en serie ou les poseurs de bombe islamistes.

        • Le fils de la Veuve dit :

          @MoineMondzila. Toujours le même amalgame…. On vous demande juste de considérer que celui qui fut le plus longtemps ministre de l’Intérieur se nomme Mboumbou Miyakou, que Mba Obame n’a organisé que la présidentielle de 2005. Il ne s’agit pas de nous étaler votre prétendue culture mais de restituer les faits histiriques…. Est-ce si difficile ?

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