Interpellé le 4 juillet puis écroué 48 heures plus tard pour «avoir voulu mettre le feu à l’université», Nicolas Ondo Obame, un des leaders du mouvement qui secoue l’Université Omar Bongo depuis plusieurs mois, devrait être jugé dans les prochains jours. C’est du moins ce qu’a affirmé son avocate, Me Naomie Assoumou, qui affirme ne pas avoir pu consulter le dossier de son client.

Gabonreview.com - Présence policière dans l'université Omar-Bongo - © Gabao Res Publica

«D’après ce qu’on aurait dit à Nicolas Ondo Obame, il doit être probablement jugé le 18, mais nous n’avons pas d’avis d’audience. Il a décidé d’entamer une grève de la faim», a indiqué l’avocate, soulignant que Nicolas Ondo Obame «dit avoir été tabassé lors de son arrestation par les gendarmes, il a en effet un œil au beurre noir», a rapporté le média en ligne nouvelobs.com.

«Il a consulté un médecin à la gendarmerie, qui a demandé aux agents de l’amener auprès d’une unité hospitalière, ce qui n’a pas été fait», a poursuivi Me Naomie Assoumou. Selon Lionel Ella Engonga, un autre leader étudiant «On l’accuse d’avoir voulu mettre le feu à l’université (…) On a retrouvé un sac qui contenait de l’essence et des chaînes et on l’accuse d’en être le propriétaire. Ce n’est pas à lui et quand il a été arrêté il n’avait pas de sac».

Depuis huit mois, l’UOB en grève avec des semblants de reprise de cours accompagnés de troubles répétés. Ces manifestations ont donné lieu à de nombreux heurts entre grévistes et forces de l’ordre, ainsi qu’à diverses interpellations, toujours suivies de libérations les jours suivants.

Les étudiants réclament notamment la suppression de la limite d’âge pour les bourses et l’harmonisation du système LMD, mais aussi notamment la réouverture de la bibliothèque et d’un restaurant universitaires, la mise en place d’un réseau internet gratuit, ainsi que de meilleures conditions d’hygiène et l’électrification de toutes les salles de cours. Pour couronner le tout, le personnel administratif de l’université est aussi en grève depuis le 2 juillet.

 
 

2 Commentaires

  1. scha dit :

    nous refusons que l’arbitraire soit érigé en norme dans ce pays!un étudiant, fût-il un gréviste, ne doit pas être maltraité de la sorte! chaque humain a le droit au respect de sa personne et de sa dignité! et si tant est qu’il doit être jugé, qu’on donne l’occasion à son avocate de prendre connaissance du dossier pour assurer le sacro-saint principe du respect des droits de la défense!!!!!!!

  2. le Saint Gabs dit :

    Si ce gars a été pris en flagrant déli,il faut le condamner avec la rigueur nécessaire!
    sinon,eh ben qu’il passe en jugement pour se défendre!il est clair que les “gens âgés de l’UOB”veulent pourrir les études de ceux qui le méritent!!!
    Vous êtes âgés laissez et partez,la mesure gouvernementale est salutaire!fini l’époque du bac deuxième chance et compagnie!
    comment un étudiant de35 ans et plus peut prétendre à des revendications du genre bourses et les petits bacheliers qui la méritent vraiment,qu’en fait-on?

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