Le 16 juin, consacré à la Journée de l’enfant africain, demeure bien plus qu’une date commémorative. Il représente un moment de mémoire, de réflexion et de mobilisation en faveur des droits de l’enfant. Dans son message prononcé à cette occasion, lu par le Secrétaire général de la Chancellerie, Jacques Lebama, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, a rappelé la portée historique de cette journée, née du souvenir des enfants de Soweto, en Afrique du Sud, qui, le 16 juin 1976, avaient manifesté pacifiquement pour réclamer une éducation de qualité et le respect de leur dignité, avant de faire face à la furie de la répression sanglante à l’origine de plusieurs morts. 

Pour le ministre Augustin Emane, «le 16 juin n’est pas une simple date sur notre calendrier», mais «un rendez-vous avec notre conscience collective». © D.R.

 

Instituée en 1991 par l’Organisation de l’unité Africaine (OUA), devenue Union africaine (UA), cette journée rend hommage à ces enfants victimes de la répression et invite, chaque année, le continent à renouveler son engagement pour la protection de l’enfance. Ainsi, le 16 juin, la Journée de l’enfant africain rappelle, à la fois, un devoir de mémoire et une exigence d’action. Dans son discours, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, a replacé cette commémoration sous le signe de la responsabilité collective, en déclarant que «le 16 juin n’est pas une simple date sur notre calendrier», mais «un rendez-vous avec notre conscience collective». 

Alerte sur les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés de nombreux enfants africains

Placée cette année sous le thème de «L’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous les enfants», la célébration dévoile un enjeu primordial pour le développement et le bien-être des jeunes générations. Le ministre de la Justice a souligné que l’eau potable et l’assainissement ne relèvent pas d’un simple confort, mais constituent «un droit humain fondamental, constitutionnel et inaliénable». Selon Augustin Emane, leur disponibilité conditionne directement la santé, l’éducation, la protection et l’épanouissement des enfants. Il a également alerté sur les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés de nombreux enfants africains, confrontés aux conséquences sanitaires et sociales du manque d’accès à ces services essentiels.

Au Gabon, cette journée a été présentée comme une occasion de mettre en avant les efforts engagés par les pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie des populations, notamment celles des enfants. Le responsable du département de la Justice a rappelé que plusieurs actions sont menées afin de renforcer l’accès à l’eau potable, d’améliorer les infrastructures sanitaires et de promouvoir l’hygiène dans les écoles, les structures de santé et les communautés. «La protection des droits de l’enfant constitue une priorité nationale», a-t-il indiqué, appelant à garantir «un environnement sain, protecteur et favorable à son épanouissement».

Appel à une mobilisation collective pour préserver l’intérêt supérieur de l’enfant

À travers les structures de protection judiciaire de l’enfance, les services sociaux spécialisés, les institutions publiques et les organisations de la société civile, le ministre a appelé à une mobilisation collective pour préserver l’intérêt supérieur de l’enfant. «Investir dans l’accès à l’eau et à l’assainissement, c’est investir dans la santé, l’éducation et l’avenir de nos enfants», a-t-il fait savoir, invitant à poursuivre les efforts en faveur d’une société plus juste et inclusive. En rendant hommage aux enfants de Soweto, cette célébration rappelle que la défense des droits de l’enfant demeure une responsabilité permanente et un engagement partagé à l’échelle nationale et africaine.

 
GR
 

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