La célébration de la fête du Travail, le 1er mai 2026, au Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO), s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de solennité, d’engagement et de résilience. Rassemblant le personnel autour de la direction générale, cette édition 2026, placée sous le thème du «Dialogue social et travail décent, facteur de paix nationale et de développement économique», a constitué un moment de reconnaissance collective, mais aussi de réflexion sur les défis structurels et humains auxquels l’établissement est confronté. Entre hommages, revendications et perspectives, les interventions de la directrice générale, Alice Bikissa Nembe, et du délégué du personnel, Fabrice Migaga, ont marqué une cérémonie à la fois lucide et tournée vers l’avenir.

La directrice générale du CHUO, Alice Bikissa Nembe, posant avec l’ensemble du personnel, le 1er mai 2026, Owendo. © GabonReview

 

Clichés de la fête du Travail, le 1er mai 2026, à l’hôpital d’Owendo. © GabonReview

Le personnel du Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO) a célébré, le 1er mai, la fête internationale du Travail. Une journée qu’ils ont placée sous le signe de l’«engagement et de la résilience». Et le rassemblement a permis de saluer les efforts constants du personnel hospitalier qui, malgré des conditions éprouvantes, demeure le pilier central de l’établissement. Comme l’a souligné la directrice générale, Alice Bikissa Nembe, le travail au sein d’une telle formation sanitaire exige une abnégation quotidienne face à des défis constants.

«Je tiens solennellement, en ces circonstances, à vous adresser avec respect, gratitude et fierté mes salutations, mes félicitations les plus chaleureuses ainsi que mes sincères remerciements pour votre engagement au service de notre structure, des populations et même au-delà, au service de la vie», a déclaré la directrice générale du CHUO.

Que le CHUO «continue de progresser» et de gagner la confiance des populations !

Madame Nembé a salué, avec force, le dévouement des agents, tout en insistant sur la pénibilité et les exigences du métier hospitalier. «L’exercice de la charge publique dans une formation sanitaire n’est pas aisé. Le temps de soin, l’épuisement, la fatigue, l’abnégation, les privations, les incompréhensions, l’isolement sont notre quotidien», a-t-elle rappelé, rendant un hommage appuyé à chacune et chacun pour leur professionnalisme. Malgré les  «tensions de trésorerie véritablement accrues», elle a souligné les progrès réalisés grâce à «l’implication de tous». Ce qui fait, a-t-elle assuré, que le CHUO «continue de progresser» et de gagner la confiance des populations.

La cérémonie a également été l’occasion de dresser un état des lieux lucide des difficultés structurelles et budgétaires, mais aussi de tracer les perspectives d’avenir. Si la direction a mis en avant une vision axée sur l’autonomisation financière via l’amélioration des recettes propres et l’acquisition d’équipements de pointe, comme le scanner et l’IRM, le délégué du personnel, Fabrice Migaga a relayé les attentes urgentes des travailleurs. Rappelant l’importance du «dialogue social et travail d’essence» comme facteur de développement, il a formulé des doléances spécifiques, notamment concernant le besoin de bus de transport, la régularisation de la situation des agents vacataires et une plus grande équité dans la redistribution des quotes-parts au sein des services.

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«Tant qu’on a des moyens, on fait. Quand on n’a pas de moyens, on continue à chercher, on se bat»

Face à ces enjeux, la directrice générale a réaffirmé sa volonté de privilégier le personnel au prorata des ressources disponibles. Elle a appelé à la solidarité face à un environnement économique difficile. «Nous nous battons ensemble et nous essayons de trouver les crédits ensemble. Tant qu’on a des moyens, on fait. Quand on n’a pas de moyens, on continue à chercher, on se bat», a-t-elle assuré, prônant une culture de travail rigoureuse pour garantir la pérennité et la performance de l’hôpital. Cette dynamique de transformation est soutenue par les autorités. Ce qui a conduit le personnel à exprimer sa reconnaissance envers le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour son accompagnement. 

La célébration a de même revêtu une dimension humaine et mémorielle marquée par l’hommage rendu aux agents ayant quitté l’établissement en 2025 et 2026. De surcroît, cet événement a permis de célébrer solennellement le départ à la retraite des agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite, honorant ainsi leur carrière et leur contribution à l’édifice commun.  À Owendo, cette fête du Travail au CHU a acté une volonté commune de bâtir un hôpital plus humain et performant. Et la direction a souhaité insuffler une nouvelle dynamique, invitant chacun à se mobiliser pour l’atteinte des objectifs fixés. 

 
GR
 

1 Commentaire

  1. […] jugeront la relance à l’aune de l’amélioration concrète de l’offre de soins. Selon Gabon Review, la cérémonie a confirmé la volonté de la direction de placer le facteur humain au centre de la […]

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