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Formant un écosystème unique, les mangroves se positionnent comme un précieux puits de carbone. Alors qu’au Gabon l’on craint des risques de dévastation de cet écosystème aquatique, les collectivités locales réunies dans le cadre de la 2e assemblée générale de l’Association des villes et collectivités d’Afrique centrale (Avcac) prônent leur préservation en milieux urbains et périurbains.

Instantané de l’atelier sur les mangroves. © Gabonreview

Au Gabon, plusieurs organisations de protection de l’environnement assurent que plusieurs hectares de mangroves ont été détruits de façon inquiétante ces 3 dernières années. Alors que les mangroves se positionnent comme un précieux puits de carbone, elles appellent à leur restauration et leur préservation. Conscientes du potentiel de cet écosystème aquatique unique, les collectivités locales réunies à Libreville dans le cadre de la 2e assemblée générale de l’Association des villes et collectivités d’Afrique centrale (Avcac) ont abordé cette question au cours d’un atelier sur les «Stratégies relatives aux enjeux liés à la lutte contre l’érosion et à la préservation des mangroves en milieux urbains et périurbains».

«Pour les villes qui ont des mangroves, nous disons qu’il faut un cadre de concertation entre les institutions qui s’occupent des mangroves, les agences techniques, les institutions de recherche, pour mettre en œuvre les actions identifiées dans des plaidoyers faits», a déclaré Erwin Wawassi Ngapele. Selon cet assistant au programme forêt du WWF (Fonds mondial pour la nature), la préservation des mangroves qui sont des milieux fragiles et sensibles aux nombreuses pressions souffre encore de nombreuses faiblesses. «Il y a vraiment une faiblesse au niveau des engagements financiers. Donc, il revient à tous ces acteurs de réfléchir ensemble», a-t-il dit indiquant que WWF propose des solutions innovantes qui permettent de surveiller les forêts.

Parmi elles, « Forest for side ». Une solution qui, a-t-il expliqué, s’appuie sur l’intelligence artificielle et qui permet de détecter la déforestation 6 mois avant qu’elle n’ait lieu. «Cette application est assez intéressante parce qu’elle permet de stopper la dégradation aussi bien des forêts que des mangroves», a dit Erwin Wawassi Ngapele. Il y voit un bel outil pour les décideurs d’autant qu’il permet d’agir avant qu’il ne soit trop tard. «Le modèle est en cours de développement pour les mangroves, mais déjà opérationnel pour les forêts matures», a-t-il précisé dans un contexte où les collectivités locales et particulièrement la mairie de Libreville espèrent bénéficier de l’expertise de cette organisation.

«La mairie de Libreville a entrepris de travailler sur un projet qui concerne la restauration de notre mangrove», a fait savoir le 2e maire adjoint de la commune de Libreville. Selon Chrystel Limbourg Iwenga le projet encore en étude avec les partenaires techniques, touche le littoral et devrait aller au-delà des limites géographiques de Libreville. «Au cours de la Cop 26 à Glasgow, nous avons obtenir un accord de soutien technique avec le ministère de l’Environnement gabonais pour mettre en œuvre un projet de planting dénommé « Un élève, un arbre ». C’est un projet qui est aujourd’hui bien avancé», a fait avoir le maire de Libreville.

«L’opportunité m’est donnée d’inviter le WWF à se joindre à nous pour la matérialisation de ce projet. Peut-être que ce projet pourrait s’étaler sur toute l’étendue du Grand Libreville», a ajouté Christine Mba Ndutume épouse Mihindou selon qui des discussions pour la matérialisation de ce projet ont été engagées avec le ministère de l’Éducation nationale.

 

 
GR
 

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