81e Assemblée générale de l’ONU : quelles responsabilités pour le Gabon, élu à la vice-présidence ?
Le Gabon figure parmi les 21 États membres appelés à assurer la vice-présidence de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvrira en septembre 2026 à New York. Cette élection confère à Libreville un rôle stratégique dans l’organisation et la conduite des travaux du principal organe délibératif de l’ONU, à un moment marqué par de profondes mutations géopolitiques et institutionnelles.

Le Gabon figure parmi les 21 États membres appelés à assurer la vice-présidence de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvrira en septembre 2026 à New York. © D.R.
Mardi 2 juin 226, le Gabon a été élu vice-président de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, dont les travaux débuteront le 8 septembre 2026 au siège de l’organisation à New York. Cette désignation place le pays parmi les 21 États membres chargés d’assister le président de l’Assemblée générale dans la conduite et la coordination des activités de l’organe le plus représentatif des Nations unies.
L’élection est intervenue à l’issue du scrutin ayant porté le ministre bangladais des Affaires étrangères, Khalilur Rahman, à la présidence de la 81e session. Le diplomate bangladais s’est imposé face au Chypriote Andreas Kakouris avec 99 voix contre 91, lors d’un vote à bulletin secret réunissant les 190 États membres présents.
Aux côtés du Gabon figurent notamment les États-Unis, la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni, l’Égypte ainsi que plusieurs autres pays représentant les différentes régions du monde. Cette composition répond au principe de répartition géographique équilibrée qui régit les institutions onusiennes.
Des missions bien définies
En tant que vice-président, le Gabon participera aux travaux du Comité général, principal organe chargé de l’organisation des sessions de l’Assemblée générale. Les vice-présidents examinent notamment l’ordre du jour provisoire, formulent des recommandations sur la répartition des questions entre les différentes commissions et contribuent à la bonne coordination des débats.
Ils peuvent également être amenés à présider des séances plénières en l’absence du président de l’Assemblée générale, à diriger les discussions entre les délégations et à veiller au respect des règles de procédure. Leur rôle est ainsi essentiel au bon fonctionnement des travaux de l’organisation.
Cette responsabilité intervient dans un contexte international particulièrement sensible. La 81e session de l’Assemblée générale sera marquée par les débats sur la réforme du système des Nations unies, l’accélération de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), les enjeux climatiques, la gouvernance de l’intelligence artificielle et la préparation de la succession du secrétaire général António Guterres.
Accompagner les transformations
Le thème retenu pour cette session, « Restaurer la confiance, accompagner les transformations : une ONU au service de tous », reflète les défis auxquels le multilatéralisme est confronté. Selon António Guterres, ce thème constitue un appel à renforcer la coopération internationale et à redonner confiance dans les mécanismes collectifs de gouvernance mondiale.
Pour le Gabon, cette élection représente une nouvelle reconnaissance de sa présence sur la scène diplomatique internationale et lui offre l’opportunité de contribuer plus directement à l’organisation des travaux de l’Assemblée générale à un moment crucial pour l’avenir du système multilatéral.













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