Pierre-Alain Mounguengui, le président sortant de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), a officiellement déposé sa candidature, le mercredi 18 mars, auprès de la Commission électorale. Il brique, malgré les grincements de dents, un 4e mandat à la tête de l’instance faîtière du football gabonais. Mais ses soutiens invoquent sa capacité à «faire bouger les lignes à l’international» grâce à son rôle à la Confédération africaine de football (CAF).

Pierre-Alain Mounguengui, candidat pour un 4e mandat à la présidence de la Fegafoot. © D.R.

 

Alors que l’élection du nouveau président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) est prévue le 18 avril prochain, les personnalités intéressées par ce poste continuent de se manifester. Parmi celles-ci, le président sortant, Pierre-Alain Mounguengui, qui a fait acte de candidature auprès de la Commission chargée de veiller au bon déroulement de ce processus électoral, le 18 mars, à Libreville. À un mois du scrutin, cette étape lève toute ambiguïté sur sa volonté de briguer un quatrième mandat, malgré les tensions, mais aussi les appels au renouvellement.

Une solide expérience

Natif de Tchibanga et ancien arbitre international gabonais, Pierre-Alain Mounguengui dirige la Fegafoot depuis plus de dix ans. Né le 15 décembre 1957, il a été élu le 30 mars 2014 et reconduit en 2022. Son parcours s’appuie, selon ses soutiens, sur une solide expérience dans la gestion du football national, marquée par des périodes de stabilité, mais aussi des défis structurels. À la tête de l’instance faîtière depuis 2014, il incarne une continuité institutionnelle, tout en consolidant son influence à la Confédération africaine de Football (CAF), où il siège en tant que 3e vice-président.

Sa candidature bénéficierait, au sein des instances du football gabonais, du soutien de 11 clubs sur les 14 clubs de première division, qui lui auraient accordé leur parrainage. Ce qui dépasse largement les sept minimums requis par l’article 7 du nouveau Code électoral. 

Pierre-Alain Mounguengui déposant son dossier de candidature. © D.R.

Malgré les critiques des observateurs qui plaident pour un renouvellement des dirigeantes de la Fegafoot, le camp de Mounguengui défend sa légitimité. Ses soutiens estiment qu’il «incarne à la fois le passé, mais également l’avenir», capable de «faire bouger les lignes à l’international» grâce à son rôle à la CAF. 

Entre continuité et aspirations au changement

Pendant ce temps, l’article 38, alinéa 4 des nouveaux statuts de la Fegafoot, alignés sur les recommandations Fédération internationale de football association (FIFA) de 2026, limite les mandats du Comité exécutif à trois (consécutifs ou non). Du coup, cette élection s’annonce comme un moment charnière pour l’avenir du football gabonais, entre continuité et aspirations au changement.

Pour cette élection à la tête de la Fégafoot, les autres candidats en lice sont Gabin Zogo Mintsa, ancien président de ligue du Woleu-Ntem et secrétaire général de l’Uniffac, premier à déposer son dossier ; le Dr Axel Nguema Edou, membre fondateur de l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG) ; et Darnaud Essia Ndong), président du club Momentum, qui avait contesté l’éligibilité de Mounguengui auprès de l’Assemblée nationale. Au total, quatre dossiers ont déjà été reçus par la Commission électorale.

 
GR
 

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