La ministre de la Planification et de la Prospective a présenté, le 18 mars à Paris, les grandes lignes du Programme national de croissance et de développement aux Gabonais établis en France. Une rencontre placée sous le signe de l’inclusion et de l’engagement partagé.

Louise Pierrette Mvono expose les grandes orientations du PNCD 2026-2030 devant des membres de la communauté gabonaise, réunie à l’Ambassade du Gabon en France, le 18 mars 2026. © D.R.

 

À l’Ambassade du Gabon en France, la rencontre a revêtu une portée symbolique autant que stratégique. En choisissant Paris pour décliner le Programme national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030 devant la diaspora, le gouvernement de transition a signifié que la reconquête du destin gabonais ne saurait se concevoir sans ses forces vives dispersées à l’étranger.

Venus nombreux, les Gabonais de France ont suivi avec attention la présentation du Programme national de croissance et de développement. © D.R.

Le PNCD, ossature programmatique du projet de société du président Brice Clotaire Oligui Nguema, articule quatre axes fondateurs : la diversification de l’économie, le développement des infrastructures, la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat, et l’amélioration de la gouvernance. Un agenda ambitieux, présenté par la ministre Louise Pierette Mvono lors d’une conférence de presse précédant la session officielle, devant une diaspora venue massivement.

La dimension participative de l’exercice n’était pas anodine. Les Gabonais de France avaient déjà contribué à la rédaction finale du PNCD, apportant des propositions ciblées sur la promotion de l’investissement privé, le renforcement des capacités entrepreneuriales et la valorisation du patrimoine culturel et touristique. Leurs empreintes sont donc inscrites dans le document avant même sa présentation publique, gage d’une appropriation collective revendiquée.

Les échanges, qualifiés de «riches et constructifs», ont permis à la ministre de recueillir attentes et suggestions d’une communauté qui entend, selon ses propres termes, «prendre pleinement part» à la transformation du pays. «La diaspora est déterminée à contribuer à la réussite de ce projet ambitieux», a déclaré Mme Mvono, résumant en une formule l’esprit de la journée.

L’Ambassadeur Alfred Nguia Banda a, pour sa part, salué l’initiative et encouragé la poursuite d’une démarche qu’il qualifie d’inclusive. La rencontre s’est achevée dans une atmosphère de reconnaissance mutuelle : celle d’un État qui consulte, et d’une diaspora qui s’engage.

 
GR
 

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