«Les Reflets de l’Ogooué» : le cinéma gabonais convoque les voix de femmes pour sa 2e édition
Le festival de cinéma gabonais «Les Reflets de l’Ogooué» a officiellement lancé son appel à films pour sa deuxième édition, prévue du 26 au 29 mai 2026 à Libreville, le 31 mai à Lambaréné et du 4 au 5 juin à Port-Gentil.

En consacrant les voix de femmes, ‘Les Reflets de l’Ogooué’ redéfinissent les lignes de force du cinéma gabonais contemporain. © Montage GabonReview / Dall-E (Intelligence artificielle)
Le fleuve Ogooué charrie bien des choses : le bois, les hommes, les marchandises, les légendes, le silence des forêts profondes. Cette année, il transportera aussi des images. Sous le thème fédérateur «Regards de femmes, récits de demain», le festival «Les Reflets de l’Ogooué» affirme, pour cette édition, une ambition singulière : placer la caméra au féminin au cœur d’une réflexion sur l’identité, la transmission et l’émancipation.
L’appel, daté du 28 mars 2026, s’adresse aux cinéastes gabonais(es) résidant au Gabon comme dans la diaspora, et couvre un spectre large de formats : longs, moyens et courts-métrages de fiction, documentaires, séries et films d’animation. Si l’honneur est cette année particulièrement rendu aux réalisatrices, les cinéastes masculins demeurent les bienvenus : c’est la confrontation des regards qui, précisément, nourrit l’art.
Une vitrine nationale aux ambitions continentales
Le festival s’inscrit dans le cadre plus vaste de la Dizaine Gabonaise des Arts et de la Culture, événement pluridisciplinaire organisé par l’ONG Terre d’Espoir sous l’impulsion du ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel des Arts et de la Vie associative.
Placée sous le signe de la «Renaissance culturelle», la Dizaine revendique une ambition qui dépasse le calendrier événementiel : renouer avec un Gabon qui crée, qui transmet, qui s’invente. Le mot est fort, délibérément. Il suppose qu’il y a eu un assoupissement et que l’heure du réveil a sonné.
Couvrant Libreville du 19 au 30 mai, Lambaréné les 31 mai et 1er juin, puis Port-Gentil du 3 au 6 juin, la Dizaine déploie congrès, masterclasses, foire expo-vente, concerts et spectacles, faisant de cette édition un véritable carrefour de la renaissance culturelle gabonaise.
Parmi les temps forts du programme figure des spectacles Jam Mongo, performance pluridisciplinaire où musiciens, danseurs, comédiens, plasticiens et stylistes partagent une même scène dans une logique de création collective et improvisée. Ni concert ni représentation au sens classique du terme, c’est une jam, c’est-à-dire un dialogue vivant entre les arts, ancré dans l’univers culturel et urbain «Mongo».
Les œuvres retenues devront répondre à des exigences techniques précises : format DCP 2K/4K, 24 fps, son 5.1, avec une résolution minimale Full HD. Les dossiers de candidature, incluant synopsis, affiche haute définition, bande-annonce et fiche technique, sont à déposer au desk du festival, à la Maison Georges Rawiri, ou en ligne pour la diaspora.
Date limite de soumission : le 15 avril 2026.
Infoline : +241 77 08 97 44. E-mail : dizainegabonaiseartculture@gmail.com













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