Parafiscalité : le gouvernement accélère la coordination pour mettre fin aux chevauchements administratifs
Réunis le 27 avril 2026 à Libreville, les membres du Comité technique de coordination opérationnelle (CTCO) ont insisté sur l’urgence de clarifier les compétences des administrations impliquées dans les prélèvements parafiscaux. Objectif : endiguer les pratiques illégales qui pénalisent les opérateurs économiques et alourdissent le coût de la vie.

Le Secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, présidant les travaux, le 27 avril 2026. © Com. gouvernementale
Le gouvernement gabonais intensifie sa riposte contre la parafiscalité illégale. À l’occasion de la deuxième réunion du Comité technique de coordination opérationnelle (CTCO), le 27 avril 2026, présidée par le Secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, les participants ont mis en avant un impératif central : clarifier les compétences des différentes administrations pour éviter les chevauchements d’intervention.
Tenue au siège de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI), cette session a réuni des représentants des ministères, des administrations fiscales, des collectivités locales, ainsi que des acteurs du secteur privé, dont le Syndicat national des commerçants du Gabon (Synacog). Elle s’inscrit dans la continuité des travaux engagés lors de la première réunion du 15 avril dernier.
Clarifier les compétences pour mettre fin aux prélèvements multiples

Scène des travaux à l’ANPI-Gabon. © Com. gouvernementale
Au cœur des échanges, l’identification et la caractérisation des pratiques assimilées à de la parafiscalité illégale. Les participants ont dressé un état des lieux préoccupant, marqué par une multiplication des contrôles et une prolifération de prélèvements opérés par diverses entités, souvent sans coordination effective. Une situation qui fragilise les opérateurs économiques et contribue à renchérir le coût de la vie.
Face à ce constat, les membres du CTCO ont insisté sur la nécessité de mieux délimiter les prérogatives des administrations concernées. L’absence de clarification favorise, selon eux, des interventions redondantes sur le terrain, générant des prélèvements multiples pour une même activité. Le renforcement des mécanismes de coordination apparaît ainsi comme une condition essentielle pour rationaliser l’action publique et sécuriser l’environnement des affaires.
La réunion a également permis d’évaluer les avancées enregistrées depuis la première session. Celle-ci avait déjà mis en lumière les insuffisances du cadre actuel, notamment en matière de superposition des compétences et d’interprétation des textes encadrant les prélèvements parafiscaux. Les contributions recueillies avaient alors servi de base à l’élaboration de premières pistes de réforme.
Une feuille de route adoptée
Au terme des travaux du 27 avril, une feuille de route assortie d’indicateurs de performance a été adoptée. Elle devra guider les actions à court terme du comité, en attendant une nouvelle session annoncée dans les prochaines semaines pour mesurer l’effectivité des mesures engagées.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté des autorités gabonaises, au premier rang desquelles le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de restaurer un système de prélèvements plus cohérent, lisible et équitable. En ligne de mire : simplifier les démarches administratives, renforcer la sécurité juridique des opérateurs et améliorer durablement le climat des affaires.












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