USS : une nouvelle génération de médecins et pharmaciens face à l’ultime épreuve
À Libreville, l’Université des sciences de la santé accueille depuis le 27 avril 2026 une vague de soutenances de thèses. Plus de 140 impétrants en médecine et pharmacie défendent leurs travaux devant des jurys internationaux, marquant l’étape décisive avant leur entrée dans la vie professionnelle.

Une doctorante lors de la présentation de sa thèse, le 27 avril 2026. © GabonReview (capture d’écran)
Depuis le 27 avril 2026, l’Université des sciences de la santé (USS) vibre au rythme des soutenances de fin de cycle. Dans les amphithéâtres, futurs médecins et pharmaciens se succèdent pour défendre leurs travaux de recherche, un passage incontournable dans la validation de leur parcours académique.
Cette session concerne les étudiants de la 44e promotion de médecine et de la 9e promotion de pharmacie, désormais à quelques pas de leur insertion sur le marché de l’emploi. Pour ces impétrants, l’exercice est à la fois exigeant et déterminant. «Nous avons réalisé notre étude dans deux cadres, le CHU de Libreville et le CHU Mère-Enfant. Ce n’était pas très facile», confie Lyce Mildren Mboyi, doctorante, évoquant les défis rencontrés durant ses travaux.
Au total, 140 thèses sont présentées cette année, un chiffre en nette hausse par rapport à la précédente édition. Pour encadrer et évaluer ces travaux, une soixantaine de professeurs agrégés, venus de plusieurs pays de la sous-région, ont fait le déplacement, renforçant ainsi la dimension académique et scientifique de ces soutenances.
Les thématiques abordées témoignent d’un ancrage fort dans les réalités sanitaires locales. Les urgences cardio-vasculaires, notamment les accidents vasculaires cérébraux (AVC), figurent parmi les sujets majeurs. «Il est essentiel de produire des résultats pour lutter contre ces pathologies dramatiques», souligne Elsa Ayo Nkana Bivigou, directeur de mémoire, insistant sur l’importance de la recherche dans l’amélioration de la prise en charge médicale.
Des travaux sur des problématiques spécifiques
D’autres travaux se penchent sur des problématiques spécifiques, comme l’infirmité motrice d’origine cérébrale chez l’enfant à Libreville. Une étude qui met en lumière les défis liés au développement psychomoteur dès la naissance. «Ce sont des enfants dont le développement ne suit pas les normes habituelles», explique le Pr Agnon Koffi, président du jury.
Autre axe de recherche : l’apport de la mesure ambulatoire de la pression artérielle dans le traitement de l’hypertension. Une thématique qui s’inscrit dans la lutte contre les maladies chroniques, de plus en plus présentes dans les structures hospitalières. «Ces travaux couvrent des urgences, telles que les AVC, les infarctus ou encore les embolies pulmonaires, que l’on retrouve fréquemment dans les unités de soins intensifs», précise Elsa Ayo Nkana Bivigou.
Ces soutenances viennent couronner plusieurs années de formation, alliant enseignements théoriques et stages pratiques en milieu hospitalier. Elles se poursuivront sur quatre jours, avant la cérémonie de remise des diplômes prévue ce samedi, en présence des autorités. Une étape charnière pour ces jeunes professionnels de santé, appelés à renforcer le système sanitaire gabonais.












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