Évaluation à mi-parcours : le secteur des Transports affiche des avancées contrastées
À l’heure du bilan à mi-parcours de la feuille de route des 100 jours, le ministère des Transports affiche des résultats contrastés. Si les segments maritime et aérien progressent à un rythme soutenu, les retards observés dans le ferroviaire et le routier soulignent les défis persistants d’un secteur clé pour l’impact social attendu par l’exécutif.

Le ministre d’Etat aux Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, lors d’une séance de travail. © D.R.
Conformément aux orientations du chef de l’État, le gouvernement gabonais poursuit ses évaluations à mi-parcours afin de mesurer l’exécution de la feuille de route des 100 jours. Le 4 mai 2026, le ministre d’Etat aux Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a présenté son bilan devant le vice-président du gouvernement, en présence de ses homologues en charge de l’Agriculture et du Travail.
Cet exercice de redevabilité vise à apprécier le niveau d’avancement des projets engagés, tout en permettant d’ajuster les priorités en vue de la phase finale. À cette occasion, le vice-président du gouvernement a réitéré l’exigence présidentielle, appelant à des actions concrètes à fort impact social : «Il nous revient, en tant que gouvernement, de porter des actions qui améliorent le quotidien des Gabonais, notamment en ce début de la deuxième année du mandat».
Des progrès notables dans le maritime et l’aérien
Dans le détail, le secteur des transports présente des résultats globalement encourageants, bien que contrastés selon les segments. Le transport maritime enregistre un taux de réalisation de 78 %, tandis que le transport aérien atteint 77 %. Ces performances, jugées satisfaisantes, traduisent l’avancée de réformes structurantes, notamment la digitalisation des actes de la marine marchande et la réhabilitation des infrastructures aéroportuaires à travers le pays.
Des retards persistants dans le ferroviaire et le routier
En revanche, les résultats restent en deçà des attentes dans les sous-secteurs terrestre et ferroviaire. Le transport routier affiche un taux de réalisation de 45 %, tandis que le ferroviaire accuse un retard marqué avec seulement 20 % d’exécution. Ces contre-performances tirent le taux global du secteur à 61 %, révélant des disparités importantes dans la mise en œuvre des projets.
Parmi les chantiers en cours figure également la digitalisation des permis de conduire, inscrite dans la dynamique de modernisation de l’administration.
Les séances d’évaluation se poursuivront dans les prochains jours, avec pour objectif de dresser un état des lieux précis et d’opérer les ajustements nécessaires avant l’échéance des 100 jours.













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