Un laboratoire japonais et Miss Science 2026 : double coup d’accélérateur pour les sciences au lycée Aubame Eyeghe
Gabon et Japon approfondissent leur coopération éducative avec l’inauguration d’un laboratoire scientifique au lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe. Conçu pour ancrer l’enseignement des sciences dans la pratique, l’équipement a aussi servi d’écrin au lancement officiel du concours Miss Science 2026, qui ambitionne d’attirer davantage de jeunes filles vers les filières scientifiques et techniques.

La ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq coupant le ruban symbolique, le 15 mai 2025. © D.R.
Disposer d’un laboratoire fonctionnel n’a rien d’anecdotique pour un lycée : c’est la différence entre décrire une réaction chimique et l’observer. Au lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe, la mise en service de cet équipement, issu de la coopération entre Libreville et Tokyo, vise précisément à ramener la pratique expérimentale au centre de la formation scientifique.

Photo de famille à la fin de la cérémonie. © D.R.
La ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a rappeléà cet effet que de nombreux élèves continuent d’apprendre les sciences sans véritable accès aux expériences pratiques. Une situation que le gouvernement entend corriger progressivement à travers la multiplication des laboratoires dans les établissements scolaires. «Le gouvernement rattrape progressivement ce qu’il faut pour que nos enfants puissent avoir des laboratoires de sciences, que ce soit en physique, chimie ou en SVT», a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de ce partenariat dans l’amélioration de l’enseignement des disciplines scientifiques.
De son côté, l’ambassadeur du Japon au Gabon, Ando Yoshio, a indiqué que cette infrastructure, financé à hauteur de 73 millions de FCFA, représente le 95e don accordé par le Japon au Gabon dans le cadre du programme d’aide aux projets locaux. Le diplomate a précisé qu’il s’agit du premier projet soutenu par le Japon dans le domaine des sciences naturelles au Gabon.
Selon le chef de la mission diplomatique japonaise au Gabon, cette initiative illustre la volonté de son Japon d’accompagner durablement le développement du système éducatif gabonais et de favoriser une formation axée sur les savoirs pratiques. «Je souhaite que ce laboratoire soit plus qu’un bâtiment, qu’il devienne un véritable foyer de savoir et un tremplin vers l’avenir pour les élèves qui y seront formés», a-t-il lancé.
«Ce laboratoire ne sera pas un musée. Il sera un lieu vivant de savoir, d’expérimentation et de réussite.» La formule est du proviseur Gaston Otoghe Nze, qui résume ainsi l’esprit dans lequel l’établissement entend faire vivre l’équipement. Reconnaissant envers Libreville et le partenaire japonais, il a martelé que sans travaux pratiques, il n’y a ni réussite scolaire solide ni futurs cadres scientifiques, et promis un usage rigoureux et durable du matériel.
Lancement du concours Miss Science
La cérémonie a servi de tremplin au lancement de Miss Science 2026, porté par l’Inspection générale des services du ministère de l’Éducation nationale. Déjà à sa cinquième édition et adossé à plusieurs partenaires, le concours poursuit un objectif assumé : pousser davantage de jeunes Gabonaises vers des filières scientifiques où leur présence reste à conforter.
Laboratoire rénové d’un côté, concours féminin de l’autre : les deux gestes procèdent d’une même logique. Le ministère de l’Éducation nationale ne veut pas seulement enseigner les sciences ; il entend en faire un levier d’émancipation pour les filles, de développement pour le pays.













0 commentaire
Soyez le premier à commenter.