Une découverte insoutenable a sidéré la ville de Franceville et au-delà, tout le Gabon. Un fœtus humain en état de putréfaction avancée a été retrouvé abandonné à l’intérieur d’un lycée du premier arrondissement de la capitale du Haut-Ogooué. L’affaire, révélée par notre confrère GabonScoop, a aussitôt déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire. Elle ravive des questions que la société gabonaise reporte trop souvent à demain.

L’horreur était dans la cour : un fœtus de 7 mois abandonné à la décomposition dans un lycée de Franceville. © Photo-montage IA/GabonReview

 

Selon GabonScoop, c’est une odeur nauséabonde émanant d’un espace isolé de l’enceinte scolaire qui a alerté les agents administratifs de l’établissement, aux alentours de 9 heures du matin le lundi 18 mai. En inspectant les lieux, ils ont découvert ce que le médecin légiste dépêché sur place a identifié comme un fœtus humain d’environ sept mois, en décomposition avancée. La direction a immédiatement donné l’alerte, plongeant la communauté éducative et la ville entière dans l’effroi. L’emplacement donné de l’établissement scolaire est le Lycée Eugène Marcel Amogho (LEMA), établissement historique et central de Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, ayant fait l’objet de travaux de modernisation ces dernières années.

Un dispositif judiciaire et sécuritaire immédiatement déployé

Sous la supervision du procureur de la République, les éléments du commissariat central de police et les agents de la Direction générale des recherches (DGR) ont investi l’établissement pour procéder aux constatations d’usage.

Des adjoints au maire de Franceville ont également été dépêchés sur place pour dresser un constat administratif formel. Le corps a ensuite été pris en charge par une société de pompes funèbres locale.

La piste d’un avortement clandestin

Les enquêteurs orientent leurs investigations vers l’hypothèse d’une interruption volontaire de grossesse clandestine impliquant très probablement une élève de l’établissement.

Selon les premières informations rapportées par GabonScoop, l’acte remonterait au vendredi précédant la découverte, ce qui expliquerait le degré de décomposition observé. Les limiers s’attellent désormais à identifier la jeune femme concernée et à reconstituer les circonstances exactes de cet abandon.

Quelle détresse a pu conduire une adolescente à en arriver là, seule, sans recours, sans filet ? Cette question, la société gabonaise ne peut plus se permettre de l’esquiver.

 
GR
 

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