Okondja, «Awas d’OKN», commérages et silence: Ricka, 19 ans et enceinte, succombe dans la détresse
Une détresse profonde, des commérages relayés au sein du groupe local «Awas d’OKN» et un silence pesant autour de sa situation personnelle: tels sont les éléments qui auraient précédé la mort tragique de Ricka Oboumadjogo Mbongo. Jeune compatriote de 19 ans, elle est décédée à Okondja après avoir consommé un raticide. Ce drame, survenu jeudi 21 mai 2026, suscite une vive émotion dans le Haut-Ogooué et a conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire pour en déterminer les circonstances exactes.

La jeune femme de son vivant. © AGP
La ville d’Okondja, dans la province du Haut-Ogooué, est en émoi après le décès tragique, jeudi 21 mai 2026 à Franceville, d’une jeune femme de 19 ans ayant ingéré un produit destiné à tuer les rats. Selon Agence gabonaise de presse (AGP), une enquête judiciaire a été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances exactes du drame. Admise en urgence au Centre hospitalier universitaire Amissa-Bongo de Franceville, Ricka Oboumadjogo Mbongo n’a pas survécu malgré les soins prodigués par le personnel médical. La jeune femme avait été transférée dans cette structure sanitaire après avoir consommé un produit toxique destiné à éliminer les rats et les souris.
D’après plusieurs témoignages recueillis par l’AGP, la défunte traversait depuis plusieurs semaines une période sombre marquée par des tensions familiales et des pressions sociales. Son nom aurait notamment circulé dans des commérages relayés au sein d’un groupe local dénommé «Awas d’OKN».
Des proches rapportent également que la jeune femme avait partagé plusieurs messages vocaux via WhatsApp dans lesquels elle évoquait un état de détresse morale, des difficultés personnelles ainsi qu’un important épuisement psychologique.
La victime décède avec une grossesse de trois mois
Selon les mêmes sources, elle aurait ingéré le produit toxique dans la soirée de mercredi avant d’être conduite dans une structure sanitaire puis transférée au CHU Amissa-Bongo de Franceville. La jeune femme a finalement succombé jeudi aux environs de 7 heures. Des sources concordantes citées par l’AGP indiquent par ailleurs qu’elle était enceinte d’environ trois mois, une information qui renforce l’émotion au sein de la population d’Okondja.
Ayant pris connaissance de l’affaire, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Franceville a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire. Les investigations ont été confiées à la brigade de gendarmerie d’Okondja, tandis que le corps de la défunte a été transféré dans une maison de pompes funèbres de la localité.
Thécia Nyomba













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