À Port-Gentil, le PDG remet la machine en marche en prélude au XIIIᵉ Congrès
Le Parti démocratique gabonais (PDG) entend reprendre son souffle dans l’Ogooué-Maritime. Réunis le vendredi 6 novembre au siège provincial du parti, dans le 3ᵉ arrondissement de Port-Gentil, cadres, militants et sympathisants ont tenu un Conseil provincial placé sous le signe de la restructuration, du renouvellement des instances et de la relance militante, dans la perspective du XIIIᵉ Congrès ordinaire.

Charles Otanda, le SGA 2 du PDG, saluant l’arrivée des nouveaux militants. © GabonReview
La salle était comble et l’ambiance à la ferveur. Autour du secrétaire général adjoint 2, Charles Otando, siégeaient des membres du Comité permanent du Bureau politique, du Conseil consultatif des sages, du Conseil national et du Comité central, aux côtés des représentants de l’Exécutif local, de l’UJPDG et de l’UFPDG. Au menu : l’avenir du parti, son fonctionnement interne et les moyens de lui rendre sa capacité de mobilisation.
Un diagnostic sans complaisance

© GabonReview
Ouvrant les travaux, Ferdinand Ndo Ella a remercié les militants ayant répondu massivement à l’appel, avant de fixer le cap. À ses yeux, ces assises ne sauraient se réduire à une formalité statutaire : elles doivent être un espace de réflexion, de confrontation constructive et de propositions concrètes. Il a invité chacun à s’inscrire dans une commission thématique, «non pas pour faire le nombre mais pour participer au débat constructif car chaque point de vue compte». Citant Héraclite, il a rappelé que le changement demeure la seule constante.
Cette volonté de transformation découle de la mission d’inspection et d’évaluation des structures de base menée au sein du parti. Ses conclusions ont débouché sur une nouvelle architecture territoriale : l’Ogooué-Maritime compte désormais treize fédérations, soit quatre à Port-Gentil, trois à Bendjé, trois à Etimboué et trois à Ndougou. Depuis le 3 octobre, une vaste campagne d’installation des bureaux de fédérations, puis des sections et comités, en a découlé.
Des Conseils fédéraux décisifs
Le chantier est loin d’être achevé. D’ici au XIIIᵉ Congrès, les Conseils fédéraux devront désigner les secrétaires fédéraux ainsi que les membres du Bureau politique, du Conseil national et du Comité central. Des postes stratégiques dont l’attribution devra, a insisté le secrétaire provincial, obéir à un impératif de compétence et d’efficacité, afin de permettre aux structures de base «de ratisser le plus largement possible». Les secrétaires départementaux sont sommés de veiller à la bonne tenue de ces conseils et de transmettre sans délai leurs conclusions au Secrétariat provincial.
Des renforts et un hommage
Autre temps fort : l’annonce de nouvelles adhésions, dont celles de Jean-Claude Mboumba et d’Hervé Léonard Andombe, venus avec de nombreux militants des 3ᵉ et 4ᵉ arrondissements. «Vous êtes désormais chez vous ; vous appartenez désormais à la grande et noble famille PDG», leur a lancé Ferdinand Ndo Ella. Il a attribué cette dynamique au leadership de Blaise Louembé, président du parti, et d’Angélique Ngoma, secrétaire générale, sans lesquels, selon lui, le PDG aurait pu sombrer dans l’oubli après le 30 août 2023. Michel Essongue, membre du Conseil consultatif des sages, a également été remercié pour sa proximité avec les militants.
Au terme de ces assises, le message est limpide : le PDG se réorganise pour ne pas disparaître du paysage politique local. Reste la véritable bataille, celle de la reconquête de la confiance des militants et des populations, que les prochaines échéances permettront de mesurer.

















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