Absentéisme à l’INJS : Paul Ulrich Kessany brandit l’exclusion et la suspension des bourses
En visite à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany Zategwa, a tenu un discours ferme devant la mutuelle estudiantine, lundi 18 mai 2026. Face aux multiples absences enregistrées au sein de l’établissement, le membre du gouvernement a rappelé que l’INJS «n’est pas la cour du roi Pétaud», indiquant que les étudiants indisciplinés s’exposent désormais à des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion et la suspension des bourses.

Le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany Zategwa, s’adressant aux étudiants et responsables de l’INJS. © Facebook / INJS
Lors d’une visite effectuée, lundi 18 mai à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany Zategwa, s’est entretenu avec les étudiants et la mutuelle estudiantine. Cette descente a également été marquée par une inspection des infrastructures de l’établissement, traduisant la volonté des autorités de mieux appréhender les réalités du terrain afin d’apporter progressivement des réponses adaptées aux besoins de l’institut.
Face aux étudiants, le membre du gouvernement n’a pas caché son agacement face à ce qu’il considère comme un manque de sérieux de la part de certains apprenants. «Une école n’échappe pas aux règles. Lorsque vous vous inscrivez, c’est un acte individuel. Personne ne vous force à venir ni ne vous y oblige. Vous avez choisi de vous inscrire dans une filière que vous estimez correspondre à votre vocation. Aujourd’hui, ce que nous recherchons, ce sont de véritables vocations, pas des personnes venues ici par hasard», a-t-il déclaré.
Pour le ministre, ceux qui fréquentent l’établissement par simple opportunisme finiront naturellement par abandonner. «Comme quelqu’un qui n’a pas le niveau : même si on l’encourage, il finit par comprendre que c’est trop difficile pour lui. La vie est faite de concurrence et de performance. Dans le sport comme ailleurs, ce sont les meilleurs et les plus méritants qui réussissent», a-t-il insisté.
Rappelant que nul ne peut se soustraire au règlement intérieur, il a souligné qu’il serait impossible d’accorder des traitements particuliers à certains étudiants. «Vous êtes plus d’un millier d’étudiants. Si plusieurs centaines d’entre vous réclament des traitements particuliers, cela deviendra ingérable. Et ceux qui arriveront ensuite voudront bénéficier des mêmes privilèges», a-t-il prévenu.

Quelques moments du passage du ministre à l’INJS. © Facebook /INJS
Le membre du gouvernement a également évoqué les abandons ou interruptions de formation pour des raisons personnelles. «Si un étudiant décide d’interrompre sa formation pour des raisons personnelles, aussi légitimes soient-elles, ces raisons ne peuvent pas être placées au-dessus des règles communes», a-t-il martelé, estimant que plusieurs étudiants auraient intégré l’école uniquement dans l’espoir d’obtenir un poste budgétaire.
Tolérance zéro pour les absentéistes
Souhaitant redonner à l’INJS «ses lettres de noblesse», le ministre a dénoncé une situation qu’il juge injuste pour les étudiants assidus. «Il n’est pas normal que certains étudiants se sacrifient en assistant aux cours tous les jours pendant que d’autres restent à la maison avant de réclamer, à la fin, un diplôme. Ici, un diplôme se mérite par le travail, la présence aux cours et les évaluations». Très ferme sur la question de l’absentéisme, il a annoncé que le conseil de discipline examinerait les cas des étudiants concernés et qu’il n’est pas acceptable qu’un étudiant accumule un grand nombre d’heures d’absence puis parle d’injustice.
Dans cet élan, il a rappelé les efforts consentis par l’État pour assurer la formation des étudiants. Selon lui, les investissements publics ne peuvent continuer à profiter à des apprenants absents des salles de classe. Les étudiants dépassant le seuil d’absences non justifiées s’exposent ainsi à des sanctions conformément au règlement en vigueur, notamment l’exclusion ou encore la suspension de la bourse. «Cette école n’est pas encore la fonction publique. Ici, vous êtes aussi en train d’apprendre la discipline et le sens des responsabilités. Si, déjà étudiants, certains refusent d’assister aux cours tout en profitant des avantages liés à leur statut, quel comportement auront-ils demain dans l’administration publique ?», a lancé le ministre.
Pour Paul Ulrich Kessany, aucune institution ne peut fonctionner sans discipline. Les étudiants désireux de réussir doivent, selon lui, comprendre que la présence aux cours, le respect des règles et le mérite demeurent des exigences incontournables.
Thécia Nyomba













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