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Tout récemment paru, ‘’L’Atlas des Afriques’’, réalisé le journal Le Monde Afrique et l’hebdomadaire La Vie, classe le Gabon dans le top 10 des «pays dépossédés peu à peu de leurs terres», avec plus d’un million d’hectares vendus ou loués.

© environnement-afrique

 

Selon le dernier atlas publié par Le Monde Afrique, le continent noir compte la moitié des surfaces cultivables «disponibles» dans le monde. Mais, de nombreux pays étrangers au continent accaparent ces terres, fragilisant la sécurité alimentaire et environnementale des populations locales.

Détail d’infographie publiée par Le Monde Afrique. © Scan par Gabonreview

L’Atlas note que le Gabon compte parmi les pays cibles des Etats-Unis, de Singapour, de la Chine, de la France, de l’Italie et de l’Inde. Si l’emprise de Singapour ne fait plus débat au Gabon du fait des plantations d’hévéa et de palmier à huile détenues par la singapourienne de négoce et de courtage de denrées, on ne devra pas oublier les autres opérateurs forestiers asiatiques, notamment les Chinois. Ceux-ci ont en effet accru, ces dernières années, leur productivité dans l’exploitation forestière, 74% des superficies attribuées à l’exploitation forestière leur appartiennent d’ailleurs. Olam, pour sa part, a «déboisé depuis 2012 environ 20.000 hectares de forêts dans ses concessions gabonaises», selon les données, datant de 2017, des ONG environnementalistes Mighty Earth et Brainforest. Réajustant ce chiffre, la multinationale déclarait plutôt 25.000 hectares, précisant qu’il s’agissait «de forêts secondaires hautement exploitées et dégradées» et que cette superficie ne représentait que 0,1% des zones forestières du Gabon.

Selon les cartes et infographies de l’Atlas du journal Le Monde Afrique, le Gabon figure parmi, «les 10 premiers pays africains, en millions d’hectares vendus ou loués depuis 2000». Il occupe le 9ème rang dans «le top 10 mondial (des) pays où des transactions ont lieu depuis 2010» avec «plus d’1 million d’hectares vendus ou loués».

Les gouvernements complaisants quant à cet accaparement des terres et les investisseurs étrangers complices présentent le phénomène comme un levier de développement, favorable aux agricultures locales et comme une rente devant permettre le financement d’autres projets. En réalité, cet accaparement foncier ne débouche quasi exclusivement que sur des monocultures intensives tournées vers l’exportation et ne bénéficiant réellement qu’aux multinationales et gouvernants corrompus.

L’Atlas fonde son étude sur la base de données indépendante Land Matrix. Se définissant comme une matrice des transactions foncières, celle-ci est une interface en ligne offrant des données et des outils d’analyse sur les transactions foncières de grande envergure. Selon Le Monde Afrique, Land Matrix a répertorié «près de 1800 acquisitions de terres à grande échelle réalisées dans le monde depuis l’an 2000, l’Afrique est la région la plus ciblée avec 33 % de la surface concernée et 34 % des transactions conclues

 
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11 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    VOUS VOYEZ CE QUE FONT LES BONGO-VALENTIN ? A NTARE NZAME !! JE ME TAIS DÉSORMAIS. SERGE MAKAYA NE PARLE PLUS ET N’ECRIRA PLUS.

    ON A BEAU VOUS DIRE QUE CETTE FAMILLE EST PIRE QUE LA PESTE, VOUS LAISSEZ FAIRE TOUJOURS. DEPUIS 2010… A NTARE NZAME !!!

  2. Gayo dit :

    Pourtant, il vaut mieux rester pauvre que vendre son pays à ce point, pourtant avec l’argent du pétrole aurait pu développer une politique agricole, investir dans l’acquisition des compétences et le transfert des technologies pour développer un secteur agricole géré par les gabonais. Beaucoup de gabonais on fait l’INSAB parce qu’on leur faisait croire que l’agriculture était le secteur d’avenir. Mais l’agriculture ne peut être un secteur d’avenir sans une réelle politique gouvernemental. Dans un état providence, aucun citoyen ne peut suivre une vois si elle n’est financièrement et structurellement et techniquement soutenu par l’état car elle représente pour lui un chemin périlleux à coté des domaines qui intéresse le plus l’etat telle que la politique de goudronnées et la fonction publique amorphe. On aurait pu faire des étudiants sortis de l’INSAB des entrepreneurs agricole au lieu d’en faire des fonctionnaires du ministère. Comment vont-il choisir cette voie, s’il n’y crédit dans les banques, ni soutien de l’etat alors qu’au lieu de commencer avec 0 revenu il y a la promesse de commencer avec un présalaire ailleurs. Aucune mesure incitative du Gabon des Bongo ou ils ont choisi de nous vendre a Olam comme esclaves avec nos terres. Est-ce parce que les profils d’ingénieurs, scientifiques et de vrais entrepreneurs qui n’ont pas profité d’une position politique sont rares parmis les collaborateurs des Bongo ?

  3. Pelle patrick dit :

    Tu es qui pour parler de makaya !,,moi je connais ,je suis né en 1952 et j’ai la double nationalité, il ne faut pas cracher sur ceux qui t’ont nourri à rien faire! Toi tu es la peste

  4. beka dit :

    Finalement, à quoi a servi le fruit de toutes ces transactions ? Mis à nu dernièrement par la pandémie du Covid-19, le Gabon est apparu dans la crudité de son sous-équipement, soixante ans après son indépendance : défaut de routes sérieuses sur certains axes ; défaut d’hôpitaux crédibles dans la plupart des localités, avec un manque criard de médicaments et de praticiens ; des écoles d’une autre époque aux bâtiments délabrés, sans tables-bancs la plupart du temps ; une administration publique elle aussi en état de déchéance, manquant du minimum, etc.

    Je ne peux donc nullement m’étonner de ce triste tableau qui dépeint un Gabon presqu’à l’agonie. Avec, en prime, ses nombreux hauts cadres emprisonnés à « Sans Famille » pour des accusations de détournements des deniers publics. On peut voir que tout s’explique. Mais ces hauts cadres sont-ils les seuls ? Car l’enquête des journaux internationaux fait état ici de la vente et de la location des terres du Gabon depuis l’an 2000. A cette époque beaucoup de ces compatriotes emprisonnés pour des motifs de détournements portaient encore des culottes.

    Finalement, ce qui m’attriste dans cette situation, c’est le peu de dispositions réglementaires prises pour encadrer la gestion des deniers publics au Gabon, et la facilité avec laquelle les agents peuvent contourner ces dispositions. Ainsi, à partir de toutes ces histoires dont regorge « Sans Famille », ajoutées à la lecture de la presse gabonaise, on voit bien que les deniers de l’Etat se volatilisent au Gabon avec une extrême facilité. De petites voix s’élèvent pourtant de temps en temps, pour dénoncer ce qu’on peut appeler cas de détournements (par exemple sur la voie publique), sans que personne ne lève un doigt pour y mettre un terme. L’enquête présentée ici parle aussi, entre autres, de Brainforest.

    En fait, je crois comprendre que cette histoire de vente de portions de notre territoire viendrait s’ajouter à plusieurs autres dans le but de démontrer le niveau élevé de la concussion dans notre pays. Déjà, la plupart des Gabonais ignoraient que leurs terres pouvaient être aussi « vendues » ou « louées », donc produire assez de revenus pour la construction de leur pays alors que, jusque-là, ils sont habitués à entendre parler uniquement de l’exploitation du sol et du sous-sol.

    On aurait donc pu penser qu’avec tous ces revenus, aller de Libreville à Ntoum (localité située à moins de cinquante kilomètres de Libreville) et au-delà, ne devrait plus poser de problème, les fonds pour de tels aménagements du territoire ou autres se révélant assez faciles à trouver.

  5. Beal Jean dit :

    Je crois que tout ce que nous subissons et vivons nous sommes tous complices car nous enfants de nos villages nous nous laissons berner par ses sociétés qui viennent s’implanter chez nous ,je ne conçois pas qu’on nous utilise nous paie en monnaie de singe et par dessus tous recevons des traitements inhumains et on laisse ses gens continuer leurs activités dans la localité à ce stade nous devrions juste les battre oui je pèse mes mots,et voir brûler saboter leurs machines à chaque fois qu’un traitement désagréable se fait sur les fils de la dite localité. A ce rythme même nos villages ancestraux seront leurs propriétés et nous payeront désormais pour avoir une terre à cultiver dans ton propre village et pays.

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