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Ce 8 novembre à l’arrivée d’Air France et de Royal air Maroc (Ram), le personnel du Comité de pilotage (Copil) n’était pas en poste pour permettre aux passagers de remplir les formalités d’usage imposées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Si d’aucuns ont pensé à une grève du Copil, il s’agissait plutôt d’un retard au démarrage. Trans’Urb qui assure le transport des agents n’aurait pas eu le carburant à temps.

Il n’y a pas eu de grève du Copil à l’aéroport de Libreville. © D.R.

 

Ce lundi 8 novembre à leur arrivée à l’aéroport international Léon Mba de Libreville, les passagers d’Air France et de Royal air Maroc   étaient surpris de ne trouver personne à l’accueil. Du moins, aucun agent du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus (Copil-Coronavirus) n’était en poste pour leur permettre de remplir les formalités d’usage imposées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, et les bus Trans’Urb assurant le transport des réservataires d’hôtels pour la quarantaine. D’aucuns ont pensé à une grève du personnel mais contactés par Gabonreview, les responsables ont indiqué qu’il n’en était rien.

Reconnaissant qu’il n’y avait effectivement aucun agent du Copil pour tester les passagers et pas de bus pour le transport des réservataires vers les hôtels, ils ont indiqué qu’il s’agissait d’un retard dans le démarrage de cette journée dû à Trans’Urb qui n’aurait pas reçu du carburant à temps. A en croire leurs propos, la société Trans’Urb qui assure le transport du personnel est subventionnée en carburant. Seulement, pour en bénéficier, les procédures sont parfois longues. Le week-end n’aidant pas, l’entreprise aurait eu des difficultés à faire bouger ses bus qui ont pris leur service beaucoup plus tard.  Certains agents sont donc arrivés par leurs propres moyens et coincés dans les embouteillages, ils ont perdu du temps en chemin.

Les agents en poste après des heures de retard. © D.R.

Air France et la Ram étant deux compagnies assez exigeantes sur les conditions d’embarquement dans leurs avions, à en croire certains, on imagine que les passagers étaient bien en possession d’un test PCR négatif chacun, en plus d’être vaccinés pour la plupart. Assez pour qu’ils sortent de l’aéroport sans se soumettre au protocole ? Les équipes du Copil sont finalement arrivées et Trans’Urb s’est remise à travailler, heureusement, mais l’opinion a encore en mémoire que le premier cas de Covid-19 au Gabon était entré dans le pays par l’aéroport international Léon Mba. Si à cette période les protocoles n’étaient pas stricts comme à présent, on se rappelle tout aussi que depuis l’affectation des équipes du Copil à l’aéroport international de Libreville, plusieurs cas positifs ont été détectés grâce au protocole mis en place.

Si le désastre a été évité, la situation de ce jour pose pourtant un problème. Celui du fonctionnement optimal des procédures sans vouloir entrer dans le débat de la gestion des fonds alloués pour le carburant. Pour l’opinion, il n’est pas normal qu’un lundi, un transporteur aussi stratégique n’ait pas eu sa subvention en carburant pour se mettre à l’ouvrage.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. ENDUNDU dit :

    Gratuité ou  » ngori » côté transport à Trans’Urb oui. Mais qui assure la maintenance, l’achat de pièces de rechange, le paiement des salaires du personnel, l’achat du carburant ? D’ici-là qu’on arrive à la situation que vit Sogatra, il n’y a qu’un pas à franchir. 🤔

  2. diogene dit :

    Donc transhum ne paye pas son carburant et lorsque il y a un retard, la direction est incapable de sortir deux kolos pour en acheter, service publique puisque subventionné transurb ne sert que ces intérêts mesquins.

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