Affaire Bilie-By-Nze : la Chambre d’accusation met fin aux espoirs de liberté provisoire
L’affaire Bilie-By-Nze a enregistré, ce vendredi 15 mai, un nouvel épisode et continue de secouer le paysage politique gabonais. La Chambre d’accusation de la Cour d’appel judiciaire de Libreville a, en effet, rejeté l’ensemble des recours déposés par la défense et confirmé le maintien en détention préventive de l’ancien Premier ministre. La juridiction a ainsi validé l’ordonnance de placement en détention et mis un terme provisoire aux espoirs de remise en liberté exprimés par les conseils de l’ex-chef du gouvernement.

La décision de ce 15 mai 2026 prolonge le séjour de l’ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, à la maison d’arrêt de Libreville. © GabonReview
La Chambre d’accusation de la Cour d’appel judiciaire de Libreville a rendu, ce vendredi 15 mai, sa décision sur l’appel interjeté par les avocats de l’ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, contre le refus de la demande de liberté provisoire prononcé par le juge d’instruction. Dans sa décision, la juridiction a confirmé l’ordonnance du juge d’instruction. Ce qui implique qu’il n’y aura pas de liberté provisoire pour le président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG).
Pour les militants d’Ensemble pour le Gabon (EPG), cette décision est perçue comme un revers inquiétant. Ils espéraient une lecture stricte du droit, mais la Cour a préféré confirmer l’ordonnance initiale et rejeter la demande de mise en liberté d’office. Selon certains, le dossier reste pourtant fragile. Ceci d’autant plus que le mis en cause «ne représente aucun risque pour la société» et offre toutes les garanties de représentation sur le territoire national. La décision tombe donc comme «une douche froide pour les épris de libertés», dénoncent-ils.
La défense va-t-elle se pourvoir en cassation ?
L’affaire remonte au 15 avril dernier, lorsque le président d’EPG a été interpellé par la Direction générale des recherches (DGR). Quelques jours plus tard, le Parquet de la République a précisé que l’ex-chef du gouvernement était poursuivi pour «abus de confiance et escroquerie». Les faits reprochés concernent le non-remboursement présumé d’une créance de 5 millions de francs CFA datant de 2008, liée au préfinancement d’un Festival culturel national.
La décision de ce 15 mai prolonge donc son séjour à la maison d’arrêt de Libreville. Et la Chambre d’accusation invoquant «l’intérêt de préserver l’ordre public» pour justifier ce maintien. La défense va-t-elle se pourvoir en cassation ? Pour l’heure, l’ancien Premier ministre reste en détention, dans l’attente de la suite de cette bataille judiciaire qui secoue le landernau politique national.













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