Dans le cadre de l’enquête sur le décès de Graciella Mamboundou Maroga,  les trois responsables du Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville (CIRMF) ont bénéficié d’une liberté provisoire. La décision a été prise mardi dernier par le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Franceville.

L’entrée du siège du CIRMF. © D.R.

 

À l’issue de leur audition devant le magistrat instructeur chargé d’élucider les circonstances entourant le décès de Graciella Mamboundou Maroga, employée du Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville (CIRMF), retrouvée pendue dans sa chambre, les trois suspects ont été remis en liberté provisoire, rapporte le quotidien l’Union ce jeudi 18 juin 2026.  Pour rappel,  parmi les pièces versées au dossier figure une lettre attribuée à la défunte, dans laquelle elle évoquerait des faits présumés de harcèlement au sein de son environnement professionnel, un élément que les enquêteurs continuent d’examiner dans le cadre de leurs investigations.

Auditionnés, les trois responsables ont rejeté les accusations portées contre eux. Toujours selon le quotidien, ils ont soutenu que leurs échanges avec la victime relevaient uniquement de recommandations et de conseils professionnels, niant toute forme de pression ou de harcèlement susceptible de l’avoir conduite à envisager une démission. Des déclarations qui devront toutefois être confrontées aux différents éléments de l’enquête.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer les causes exactes du drame et d’établir d’éventuelles responsabilités. Les Officiers de police judiciaire (OPJ) devraient notamment entendre d’autres agents du CIRMF afin de mieux cerner le climat social qui prévalait au sein de cette institution de recherche.

Une affaire qui continue de susciter de nombreuses interrogations sur les conditions de travail et les relations professionnelles au sein du centre. Pour les proches de la défunte, l’espoir demeure que toute la lumière soit faite sur cette disparition tragique. Mais une chose est sure, l’enquête se poursuit

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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